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Thoiry – Première chose indispensable concernant ce premier crossover de Subaru, c'est le décodage de son nom qui ne fait en rien référence à notre bon roi Louis XV ni au XV de France, mais doit se prononcer en lettres, comme « ixevé » ce qui ne fait pas la preuve d'une grande originalité du côté de la marque aux 6 étoiles pour baptiser un véhicule qui n'en manque pourtant pas. Doté d’un style entièrement nouveau, le XV compte bien se faire une bonne place dans l'univers des crossover. Pour autant, sa ligne n'a rien de vraiment novatrice. Longue de 4,45 m, elle offre une apparence sérieuse et solide en étant bien campée sur ses quatre grosses jantes en alliage de 17 pouces et affichant une garde au sol de 22 cm. L’ADN de la marque reste cependant présent, notamment au niveau de la calandre et des phares. Sur la version diesel, l’alimentation en air de l’échangeur ne se fait plus par la prise d’air typique de Subaru mais par de discrètes ouïes situées sous le capot. La forme des jupes avant et arrière a été soignée pour améliorer l’aérodynamisme.
Un équipement très complet
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Sur un empattement conséquent de 2,63 m, l'habitacle offre pas mal d'espace pour les cinq passagers, et ceux de l'arrière n'ont pas de problème pour leurs jambes, d'où un confort plus qu'appréciable. La planche de bord montre la fonctionnalité habituelle à la marque et son habillage reçoit un agréable plastique moussé. Dommage que le reste de l'habitacle n'en soit pas pourvu. Cependant, l’écran multifonctions placé en haut de la console centrale aurait été mieux lisible en étant positionné en retrait à la place de l'ordinateur de bord.
Tous les modèles sont dotés d’une climatisation bi zone entièrement automatique et d’un nouveau gaz réfrigérant plus respectueux de l’environnement. Le système audio à six haut-parleurs est compatible Bluetooth et iPod. Sur le second niveau de finition (Club avec un supplément de 3.000 €), la XV propose en plus la sellerie cuir, le système de navigation, l’accès et le démarrage sans clef, un toit ouvrant électrique et le réglage électrique du siège conducteur. Enfin, le coffre, qui n'accueille aucune roue de secours, présente une capacité de 380 litres pouvant aller jusqu'à 1.270 litres en abaissant la banquette arrière.
Trois moteurs Boxer de 114 à 150 ch
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Sous son capot, la XV présente 3 motorisations bien connues dans la gamme Subaru à architecture Boxer, c'est-à-dire 4 cylindres à plat, avec en essence un 1,6 litre de 114 ch et 2 litres de 150 ch et en diesel un 2 litres de 147 ch. Les deux arbres à cames en tête par rangée de cylindres sont entraînés par une chaîne, ce qui permet une construction très compacte et dispense de l’entretien nécessaire sur une courroie crantée.
Il y a fort à parier que l'essentiel des ventes se fera à travers le turbodiesel, ( prix de base à 29.900 €) et c'est forcément ce modèle qui a fait l'objet d'un essai. Son couple ressort à 350 Nm entre 1 600 et 2 400 tr/min, permettant une accélération de 0 à 100 km/h en 9''3 et une vitesse de pointe de 198 km/h. Sa consommation moyenne se limite à 5,6 litres aux 100 km et ses émissions de CO2 à 146 g/km, d'où un malus écolo de 200 €. Le turbodiesel est accouplé uniquement à une boîte mécanique à 6 rapports. En revanche, le 2 litres essence peut bénéficier d'une boîte automatique CVT, tandis que le 1,6 litre opte pour une boîte à 5 rapports mais à double gamme, donnant ainsi le choix entre une conduite économique ou tonique.
Un équilibre parfait
Comme toutes les Subaru à moteur Boxer, la XV est dotée d’une transmission intégrale symétrique, une technologie propre à la marque aux six étoiles, qui garantit une répartition des masses exemplaire et donc une tenue de route sans surprise en toutes circonstances. Deux différents types de différentiels centraux sont disponibles, un viscocoupleur à glissement limité sur les modèles à boîte manuelle ou un système gérant électroniquement la répartition du couple sur les quatre roues pour la boîte automatique CVT. A noter qu'un système start-stop est monté en série sur les moteurs essence.
Sur la route, la XV se fait donc remarquer par son équilibre et son confort grâce à un judicieux compromis de ses suspensions, McPherson à l'avant et essieu multibras à l'arrière, qui combat assez bien le roulis malgré la hauteur de sa garde au sol. On note une absence totale de vibration de la part du moteur diesel, mais il a toutefois tendance à se faire remarquer en montant dans les tours, d'autant que contrairement au diesel classique, l'aiguille du compte-tours ne rechigne pas à venir tutoyer la zone rouge à 4.700 tr/mn. Enfin, la direction à assistance électrique procure une bonne sensation de conduite. De quoi mériter les 6 étoiles dans sa calandre !
J'ai aimé
- L'équilibre de ce crossover
- Le rendement du moteur diesel
- La place pour les passagers
- La sécurité avec la transmission intégrale
- Le prix
Je n'ai pas aimé
- Le bruit du diesel en régime
- L'emplacement de l'écran GPS
- Pas de roue de secours
- Le toucher de certains plastiques
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