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| Une face avant typiquement Toyota |
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Lisbonne – Le 4x4 ou tout-terrain, c'est une philosophie, mais aussi un style. Style de carrosserie et style de conduite. Et c'est ce style qui est devenu à la mode avec principalement l'avènement du « Fun Cruiser » de Toyota au milieu des années 90. Un nom évocateur qui voulait tout dire, mais abandonné à cause d'un concurrent qui revendiquait la propriété d'une partie du nom et remplacé par Rav 4. Une bouille rigolote, 2 portes, court et donc maniable, haut perché donnant le sentiment de dominer la situation et puissant pour se sortir d'embarras, il offrait tous les ingrédients pour devenir le véhicule urbain idéal, d'autant que ses grandes roues, toutes motrices, escaladaient les trottoirs avec désinvolture...trop peut-être. Quoiqu'il en soit et pour toutes ces raisons, il a vite été adopté, notamment par la gent féminine. Par la suite, le Rav 4 a évolué, abandonnant certaines de ses spécificités...et pas mal de ses adeptes. Avec l'Urban Cruiser, Toyota entend récupérer une bonne partie de cette clientèle friande d'une voiture à l'allure décalée et polyvalente à la fois.
Un air trapu et viril
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| Une face arrière trapue |
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Sur un registre un peu différent, apparaît donc l'Urban Cruiser, trapu, ramassé sur lui même pour ne mesurer que 3,93 m, monté sur des roues de 16 pouces et pourvu de 4 portes ce qui est forcément mieux pour accéder aux places arrière mais confère un aspect berline et pas très sport. Son Cx ressort tout de même à 0,31, preuve que l'aérodynamisme n'a pas complètement été oublié, notamment l'écoulement de l'air sous la caisse, critère important pour réduire la consommation en carburant.
La face avant arbore la grande barre horizontale traditionnelle à Toyota intégrée à la calandre, des phares remontant dans les ailes et un profond bouclier sculpté recevant les phares antibrouillard.
Son profil est marqué par le relief des passages de roue et la concavité des panneaux de portières.
La face arrière très verticale accueille une lunette de la largeur du hayon mais étroite surmonté d'un becquet confirmant l'esprit baroudeur de l'ensemble avec la base noire des boucliers rappelant les capacités de la voiture en tout chemin.
Une bonne dose d'équipements
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| Un tableau de bord tarabiscoté |
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L'habitacle, comme dans la plupart des Toyota, est soigné, fonctionnel et austère. Cependant, le tableau de bord de l'Urban Cruiser se montre quelque peu original sans pour autant être très séduisant et convaincant dans ses formes torturées pour abriter un grand compteur rond faisant office en même temps de tachymètre et de compte-tours. Un indicateur de changement de vitesse fait son apparition pour conseiller le conducteur dans ses changements de rapports afin d'économiser le carburant et donc réduire ses émissions de CO2. Un gadget amusant au départ pour certains qui se lasseront bien vite et ne le regarderont pas plus que le compte-tours, suffisamment occupé à lorgner sur la vitesse et la présence de radars planqués malicieusement. Au fait, le régulateur de vitesse manque à l'appel.
La console centrale couleur aluminium accueille les commandes bien accessibles de la climatisation automatique et du système audio, ainsi que du GPS, une option, dont l'écran mériterait d'être placé plus en retrait pour une meilleure lecture.
Pour le côté convivial, l’Urban Cruiser comporte une pléthore de compartiments de rangement et de porte-bouteilles.
Un bon espace habitable
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| Un coffre de bonne dimension |
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On remarque encore les 4 vitres à commandes électriques, le verrouillage centralisé à télécommande, le volant gainé de cuir avec commandes audio, réglable en hauteur et profondeur, le siège conducteur réglable en hauteur, tandis que la version plus élaborée y ajoute entre autres le démarrage sans clé, la sellerie cuir, les sièges avant chauffants et extérieurement les rétroviseurs rabattables électriquement.
Doté d’un grand empattement de 2,46 m mais de porte-à-faux courts, l'Urban Cruiser est spacieux pour sa taille et les passagers arrière sont bien traités au niveau des jambes. La capacité de chargement de 314 litres peut être portée à 388 litres en faisant coulisser les sièges arrière, fractionnables à 60/40, sur l'avant et à 749 litres une fois les sièges rabattus. Des chiffres uniquement valables pour la version 2 roues motrices, car les organes de transmission supplémentaires de la 4 roue motrices impliquent des sièges arrière non coulissant et un volume de coffre évoluant de 305 à 673 litres, la roue de secours galette étant en plus remplacée par un kit crevaison.
Du bonus pour tous
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| Un coffre facilement modulable |
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L'Urban Cruiser, comme son nom l'indique, est d'abord destiné aux citadins et c'est pour cette raison qu'il est essentiellement décliné en mode traction, la transmission intégrale en zones urbaines n'étant que source de consommation supplémentaire bien inutile. Plus léger de l'ordre de 70 kg, plus maniable, l'Urban Cruiser 2 roues motrices se montrent aussi plus vifs sur la route et moins bruyant. Cependant, il a également abandonné le côté frimeur et sportif du Rav 4 d'origine comme le prouve le choix des motorisations installées sous son capot. En effet, il s'agit soit d'un essence de 1,3 litre de 101 ch, pourvu du système de mise en veille stop and start dans sa version haut de gamme, soit du diesel de 1,4 litre de 90 ch, tout deux accouplé à une boîte mécanique à 6 rapports, plutôt longs pour avantager la consommation. Plus de quoi jouer les GTi aux feux verts, encore moins sur la route. En revanche, l'Urban Cruiser qui se donne l'allure d'un 4x4, sans en être un, ce qui sera la majorité des cas, s'offre le luxe de bénéficier du bonus écologique, 200 € pour l'essence et 700 € pour le diesel. Pour ce dernier qui est le seul à disposer de l'option transmission intégrale, le bonus est ramené à 200 €.
Une gamme simplifiée
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| Une allure sympa |
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La transmission intégrale électronique, à gestion intégrée aux autres systèmes de motricité du véhicule, dose de manière idéale l’attribution du couple dans un rapport variant en continu de 100 % sur l'avant à 50/50, selon la conduite et l’état de la route.
Toyota lance donc l'ère des 4x4 respectueux de l'environnement et même très respectables en ville, et l'Urban Cruiser ne manquera pas à sa manière de rallier pas mal de suffrages par sa polyvalence, son confort, sa tenue de route et sa sécurité en rappelant qu'il est équipé de série de 4 freins à disque avec antiblocage, du répartiteur électronique de la force de freinage, de l’aide au freinage d’urgence, du contrôle de motricité et du contrôle de stabilité du véhicule. Et 7 airbags sont prêts à entrer en fonction au cas où...
Il faut encore apprécier la simplicité de son entretien comme de la gamme de l'Urban Cruiser qui se compose d'une seule carrosserie, de deux moteurs, deux transmissions et de deux niveaux de finition pour un tarif finalement raisonnable allant de 19.500 € à 25.000 €. Et toujours 3 ans de garantie.
J'ai aimé
- Le style trapu
- Le niveau d'équipements
- La polyvalence du véhicule
- La maniabilité
Je n'ai pas aimé
- Pas de motorisation pétillante
- Les rapports de boîte longs
- Pas de vraie roue de secours
- Le design du tableau de bord
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