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| Le visage de la nouvelle Yaris est plus agressif. |
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Copenhague – A une époque pas si lointaine, Toyota bâtissait sa renommée sur les MR, Celica et Supra. Ces voitures alliaient performances, qualité de finition, style et prix raisonnables.
Aujourd'hui, la firme japonaise est surtout connue pour ses Prius, Auris, Yaris et Avensis. Les sonorités ont changé à mesure que Toyota, forte de sa croissance sur le marché mondial, a abandonné ses égéries en faveur de véhicules plus consensuels et, disons-le, plus fades
Cela dit, la qualité de ses produits, que ce soit en termes de châssis, d'ergonomie ou de vie à bord, n'a pas diminué.
Toyota a surtout été rattrapée par la concurrence, souvent plus audacieuse dans les dessins de carrosserie et les innovations, avec des prix beaucoup plus attractifs.
Pragmatisme
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| L'empattement a gagné 5 cm. |
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La Yaris en est un parfait exemple. La première génération a vu le jour en 1999 (en même temps que la dernière Celica). Grâce à sa bouille sympathique, son habitabilité et sa simplicité, elle a fait office de référence sur le segment des citadines. La deuxième évolution, elle, s'était présentée avec une silhouette commune et sans marquer un réel pas en avant. La troisième Yaris sort donc cette année de l'usine de Valenciennes pour tenter de reprendre l'avantage sur un marché très concurrentiel.
De l'extérieur, elle abandonne le sourire béat de ses devancières en présentant un bouclier avant musclé surmonté d'un nez proéminent à l'extrémité du capot. Certes moins agressive que les Mazda et moins originale que ses rivales coréennes, la Yaris affiche néanmoins un air plus en accord avec les standards actuels et l'identité stylistique conservatrice de Toyota. La face arrière, classique elle-aussi, se concentre sur les aspects pragmatiques en privilégiant le Cx de 0,287 et la bonne visibilité par la lunette.
Utile avant tout
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| L'habitacle est fonctionnel. |
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De la même façon, l'habitacle est pratique avant d'être original, ce qui en soi ne saurait être reproché à Toyota qui s'est toujours illustrée dans ce domaine. Le compteur numérique en position centrale sur la planche de bord, présent depuis les débuts de la Yaris, laisse maintenant place à des compteurs analogiques ronds derrière le volant.
Les commandes de bord sont réduites au minimum avec quelques boutons pour l'aération, le reste étant regroupé dans le système d'infodivertissement Toyota Touch. Celui-ci, présent dès le 2ème niveau de finition, se compose d'un écran tactile de 15 cm avec une caméra de recul, une commande intégrale d'iPod et de baladeur MP3, la connectivité Bluetooth et l'ordinateur de bord. En option à 600 €, il devient le Touch & Go et rajoute le GPS, des fonctionnalités avancées Bluetooth, la connectivité avancée USB et des applications embarquées (Facebook, prix des carburants, dans les stations proches, places de parking à proximité, …).
Priorité aux occupants
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| Le volume de coffre va de 286 à 768 L (banquette rabattue). |
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L'ancien panneau vertical est remplacé par un dessin horizontal des boutons, prolongés par une large bande de plastique moussé qui court sur toute la largeur du tableau de bord. Dans l'ensemble, les plastiques paraissent solides et l'ensemble bien fini. Cependant la conception parfois torturée de l'espace intérieur, avec des gorges et des concavités, laissent présager des futurs nids à poussière alors que les rangements sont partout sommaires. Enfin, au rayon des petits désagréments, les aérations centrales sont éloignées du conducteur, dans un renfoncement, ce qui leur fait perdre en efficacité et en utilité. En revanche, le volant a été rendu plus vertical et offre une excellente prise en main. De plus, les réglages du siège conducteurs ont été affinés avec une amplitude en hauteur augmentée de 15 mm (60 mm en tout) et un plus grand nombre de crans pour son déplacement.
La grande force de la Yaris tient dans son habitabilité. Comme elle s'est allongée de 10 cm au total, elle s'est permise d'en faire profiter ses passagers puisque l'espace aux jambes à l'arrière gagne 35 mm. Le volume de coffre est porté à 286 litres, tout en recevant une roue de secours galette, une belle performance sur le segment des citadines.
Un poumon à essence
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| Le Stop&Start est de série avec le 1,33 L essence. |
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La nouvelle Yaris est proposée au catalogue avec trois motorisations. Le diesel 1,4 litre de 90 ch accouplé à la boite manuelle à 6 rapports est sûrement le meilleur choix. Discret, économe et bénéficiant d'un bonus écologique de 400 €, il remplit son contrat. Les consommations annoncées par Toyota autour de 4 L/100 km correspondent à peu près aux consommations réelles obtenues durant notre essai. Ce diesel peut recevoir en option une boite robotisée MMT qui permet de choisir entre des modes de sélection automatiques ou un mode manuel séquentiel avec palettes au volant.
Côté essence, Toyota a équipé la Yaris d'un 1.0 de 69 ch et d'un 1.33 de 99 ch. C'est ce dernier que nous avons essayé, convaincus qu'il nous ferait oublier l'absence d'une Yaris TS, pas prévue au programme pour le moment. Hélas il marque la mort des petits chevaux car sur les 99 promis au départ, très peu arrivent jusqu'aux roues. Avec ses hennissements d'agonie, le 1.33 essence est plus bruyant que le 1.4 diesel. Heureusement il est sauvé par un système Stop & Start de série qui, même s'il vibre un peu au redémarrage, a le mérite de ramener le silence et de contenir les consommations autour de 5 à 7 L/100 km sur des trajets mixtes.
Pas de CVT, merci
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| Avec le béquet arrière, la finition Style vise un public masculin. |
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La boite MultiDrive S est disponible en option avec ce moteur. Officiellement, elle représente la dernière évolution Toyota de la transmission à variation continue (CVT). Concrètement, elle ne fait qu'accentuer les tares du 1.33 essence, comme les CVT précédentes. Les chevaux ne répondent pas mieux qu'avec la boite manuelle et ils sont désormais accouplés à une bourrique têtue qui rechigne à monter les rapports et refuse même parfois de réagir quand on actionne les palettes au volant.
Hormis le 69 ch avec la finition d'entrée de gamme, aucune motorisation essence ne reçoit de bonus écologique.
Malgré cela, la Yaris dispose de bonnes qualités routières, en ville ou en-dehors. Elle a bénéficié d'un allègement de 20 kg par rapport à la génération précédente et sa masse à vide va de 950 à 1075 kg selon les motorisations. Sur route, elle tire parti de cette légèreté pour proposer un comportement sain et sans roulis. La petite Toyota se montre particulièrement à l'aise en ville même si le rayon de braquage est trop important, au moins avec les jantes 16 pouces.
Beaucoup de possibilités
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| La Yaris est disponible avec trois moteurs et trois transmissions. |
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La Yaris se décline en deux carrosseries et quatre finitions afin de couvrir un maximum de besoins et conquérir de nouvelles clientèles. La version cinq portes, pour 500 € de plus que la trois portes, devrait dominer le marché. Les tarifs démarrent à 12 900 € pour le 69 ch essence, 15 400 € pour le 99 ch et 15 200 € pour le diesel. Les boites MMT et CVT demandent des surplus respectifs de 850 et 1.150 €. La Yaris n'est donc pas donnée puisque son prix le plus élevé approche les 20 000 €, sans compter les packs et les options. On retiendra surtout le niveau Dynamic, en milieu de gamme, avec la climatisation manuelle et l'écran Toyota Touch. A 16 700 € sur le diesel et avec 400 € de bonus, c'est assurément le meilleur rapport qualité/prix puisqu'elle rajoute les gainages cuir pour le volant et le pommeau de levier de vitesses ainsi que la caméra de recul. Enfin le toit panoramique vitré est disponible en option à 450 € ou dans les packs.
En conclusion, la nouvelle Yaris est une bonne auto. Ni mauvaise ni excellente. Elle ne déçoit pas mais n'enchante pas non plus. Les fidèles de Toyota y trouveront leur compte et les autres pourront se laisser tenter sans risque.
J'ai aimé
- La discrétion du diesel
- L'habitabilité
- La simplicité des commandes
- Les qualités routières
- La capacité du coffre
Je n'ai pas aimé
- La boite CVT
- Le bruit du 1,33 L essence
- Le manque de rangements
- Le manque de personnalité
- Les prix
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