Plus grande, plus habitable, plus confortable, plus sûre,
plus sobre, mais c'est toujours une Golf. Chez Volkswagen, on ne change
pas un concept qui gagne, on l'améliore.
Philippe Lacroix le 10 novembre 2003
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Quand des constructeurs remplacent
un modèle par un autre, certains conservent le même nom bien
que les similitudes ne soient pas toujours évidentes. Souvent par
manque d'imagination. En revanche, rien ne ressemble plus à une Golf
qu'une nouvelle Golf, et on voit mal VW changer de patronyme.
Ainsi, la Golf série 5 ne tranche pas vraiment avec la 4, mais par
rapport à la toute première version née en mai 1974,
le style est passé d'un cubisme prononcé à des rondeurs
bien dosées. Et surtout la voiture a bien grandi, passant de 3,81
m à 4,20 m, soit 39 cm en près de 30 ans. Le temps de changer
de segment, occupé désormais par la Polo, mordant sur celui
de la Passat qui a évidemment évolué dans les mêmes
proportions. Bref, c'est l'histoire des générations qui se
poussent les unes les autres.
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Plus confortable
La Golf 5 gagne donc 5,5 cm en longueur par rapport à la 4, mais
aussi 2,4 cm en largeur et 4,1 cm en hauteur tandis que le coffre affiche
20 litres de plus soit 350 litres. Cette inflation profite pleinement à
l'habitacle et notamment aux passagers arrière qui ont 5,4 cm supplémentaires
pour leurs jambes, d'où un confort amélioré, préoccupation
essentielle pour VW comme le démontre l'aménagement intérieur
avec ses multiples rangements et une ergonomie des sièges entièrement
repensée et des réglages plus étendus.
Le tableau de bord, dans un style bien VW, se montre fonctionnel et lisible
en disposant d'une console centrale qui intègre les commandes de
la radio et le grand écran d'informations ou du système de
navigation. Et dessous, les molettes rotatives de la climatisation faciles
à manipuler.
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Plus sûre
Sur le plan de la sécurité, VW s'est montré aussi très
attentif pour la fabrication de sa nouvelle Golf. La coque, entièrement
galvanisée, se distingue par une exceptionnelle rigidité grâce
à un assemblage des panneaux de tôles d'acier par soudures
au laser et en cas de choc, elle absorbe un maximum d'énergie en
s'écrasant. Particularité des portières, les panneaux
extérieurs sont collés et boulonnés afin d'être
remplacés facilement et à moindre coût.
Côté châssis, la Golf 5 se distingue par un nouveau train
arrière multibras de façon à assurer à la fois
une parfaite isolation et un guidage dynamique millimétré.
Cette précision des trains roulants permet d'exploiter au mieux les
systèmes d'aides électroniques qui incluent en plus des fonctions
antiblocage des freins et corrections de trajectoire, l'antipatinage, le
blocage du différentiel, le répartiteur de freinage entre
l'avant et l'arrière, l'aide au freinage d'urgence ...
De quoi se mettre parfaitement en confiance au volant et profiter d'une
tenue de route exemplaire, bien épaulée par une direction
assistée électromécanique directe et précise.
Une assistance qui assure un retour actif en position médiane en
fin de virage et corrige aussi automatiquement la trajectoire pour compenser
la déviation engendrée par la pente d'une route bombée.
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Plus sobre
Côté motorisation, VW offre le choix entre 4 moteurs pour
le lancement de la Golf 5, deux essence (1.4 de 75 ch et 1.6 de 115 ch)
et deux turbodiesel (1.9 de 105 ch et 2.0 de 140 ch). Signe des temps,
c'est ce dernier qui présente les performances les plus élevées
avec un 0 à 100 km/h annoncé en 9"3 et une viteses
de pointe à 203 km/h, alors que la consommation moyenne, réalisée
aux vitesses réglementaires, ressort à 5,4 litres. Et au
volant de cette Golf "diesel sportive", c'est un véritable
plaisir de profiter de son couple moteur assez élévé
(320 Nm à 1.750 tr), même si la boîte à 6 rapports
bien étagés est excitante à manipuler. Une boîte
6 que l'on retrouve aussi sur le 115 ch essence. En 2004, deux autres
moteurs essence viendront compléter la gamme (1.6 de 102 ch et
2.0 de 150 ch) ainsi qu'un diesel de 75 ch, avant l'introduction de la
mythique GTI dotée d'un 2 litres turbo de 200 ch. Plus tard encore,
VW mettra sur le marché une R32 abritant sous son capot un V6 à
24 soupapes débridant 250 ch. Sans doute pour les amateurs du passage
de permis de conduire à répétition. Très attendue
également, la boîte DSG automatique et mode Tiptronic, disposant
d'un double embrayage permettant le passage instantané des vitesses
sans le moindre à-coup.
Voilà donc Volkswagen bien armé pour batailler dans un segment
qui représente 34 % du marché français, pour demeurer
en tête du hit parade des berlines étrangères importées
en France et réaliser en 2004 le chiffre de 50.000 ventes (dont
85 % en diesel), soit 2,5 % du marché français.
Le prix de base de la Golf qui se décline en 5 finitions a été
fixé à 14.890 €.