Hyundai se développe à grands pas et construit
sa gamme. Son nouveau coupé est une image forte de son dynamisme
et de sa modernité.
Philippe Lacroix, le 29 avril 2002
Cliquer pour agrandir
Incontestablement, le nouveau Hyundai
Coupé a de l'allure, notamment de ¾ arrière où
l'on pourrait l'assimiler à une production italienne. Bien proportionné,
il a rompu avec ses excès de rondeurs tapageurs pour trouver une
harmonie plus discrète et plus raffinée. Ses jantes en alliage
de 17 pouces, recevant des pneus Michelin taille basse, contribuent à
cet équilibre, juste perturbé par des ailes avant un peu trop
hautes qui auraient gagné à épouser le profil du capot
moteur. Les gros rétroviseurs extérieurs chauffants et électriques,
peints ton caisse, et la double sortie d'échappement ajoute encore
une touche sportive.
Cliquer pour agrandir
L'habitacle se montre tout aussi flatteur avec des sièges
en cuir, comme le volant, un court levier de vitesse et un tableau de
bord bien construit, mais à l'habillage plastique peu engageant.
Il manque également d'efficacité à cause de compteurs
trop petits et surtout peu lisibles de jour, à moins d'éclairer
les lanternes. Quant aux minuscules cadrans sur la console, donnant le
voltage, la consommation et le couple instantanés, ils sont à
ranger dans le rayon gadget et un casier vide-poche aurait été
plus utile.
Cliquer pour agrandir
Equipement très complet
Pour autant, l'équipement demeure sans faille avec de série
la climatisation automatique, un autoradio laser RDS stéréo,
le toit ouvrant en verre électrique, le régulateur de vitesse,
des airbags frontaux et latéraux, les vitres électriques
avec seulement la descente automatique côté conducteur. L'économie
de la remontée automatique est curieuse comme est incongrue le
fil d'antenne radio sur l'aile arrière gauche qui risque de ne
pas faire long feu. Mais Hyundai France a promis de le remplacer bientôt
par une antenne électrique.
Sous son capot est implanté un 6 cylindres en V de 2.656 cm3 développant
167 ch accouplé à une boîte à 6 rapports. De
quoi accrocher le 220 km/h sans trop d'effort et de réaliser le
0 à 100 km/h en 8"2, mais il est évident que la consommation
s'en ressent et dépasse les 10 litres au 100. C'est la rançon
de la souplesse et de la douceur d'une telle mécanique qui se fait
à peine entendre à moins de monter haut en régime.
Cliquer pour agrandir
Comportement en progrès
Plutôt bien installé au volant, le Coupé V6 se révèle
donc confortable, agréable à conduire d'autant que le conducteur
peut compter sur un puissant freinage composé de 4 disques et de
l'ABS, et d'un système de contrôle permanent de traction
réduisant le couple sur la roue qui patine. Ce système combat
efficacement le sous-virage, en cas d'entrée trop rapide en courbe,
ce qui est bien pour la sécurité mais annihile toute velléité
sportive. Aussi, il est possible de le débrancher. A éviter
cependant.
En effet, si en général la voiture se comporte bien, la
suspension manque un peu de rigueur et donne parfois le sentiment de flou
à haute vitesse. Dommage que les deux derniers rapports tirent
un peu trop longs.
Quoiqu'il en soit, Hyundai est sur la bonne voie, et à part quelques
détails qui peuvent se corriger aisément, le Coupé
est promis à un beau succès car une fois de plus son prix
est imbattable à 23.990 €.
Une version plus calme est également au catalogue avec un 4 cylindres
de 1.975 cm3 développant 138 ch accouplé à une boîte
à 5 rapports. La vitesse de pointe atteint tout de même 206
km/h et la consommation devient plus raisonnable, aux alentours de 9 litres.
Elle a des jantes de 16 pouces et pas de cuir dans l'habitacle, ni de
toit ouvrant et de système de contrôle de traction. D'où
un prix royal de 19.990 €. Une sacrée affaire pour un look
d'enfer.
J'ai
aimé
Je n'ai
pas aimé
Le
style plus sobre La
richesse de l'équipement Le
prix
L'efficacité
des compteurs Manque
de rigueur de la suspension Derniers
rapports trop long