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| Une silhouette plutôt imposante |
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Bordeaux – Dans la situation actuelle, où l’automobile se retrouve sous le joug des normes antipollution, les 4x4 tentent de survivre. Et plus particulièrement les gros 4x4, pour qui l’aventure se termine bien souvent au bout de la facture.
L’ix55 de Hyundai est un véhicule très charpenté qui aura probablement fort à faire pour briller dans les statistiques commerciales. Cela se voit immédiatement à l’œil nu, sa silhouette étant plutôt imposante et sa croupe vraiment callipyge. Il reprend d’ailleurs la plateforme du Santa Fe, avec un empattement allongé. Son tempérament s’exprime également sur la fiche technique, aussi bien en poids (près de 2,2 tonnes) qu’en dimensions (longueur 4,84 m, largeur 1,945 m et hauteur 1,807 m), ou encore en puissance (239 ch) et en consommation (mixte : 9.4 litres/100 km, CO2 : 249 g/km). Parallèlement, son moteur, un V6 diesel de 2.959 cm3, s’il est inédit, n’a rien d’anodin ni de banal.
Un brio d’apparence
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| Une longueur de 4,84 m et 7 places |
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En vérité, il s’agit d’un modèle de standing, essentiellement routier, que l’on imagine assez mal dans la peau d’un contorsionniste des chemins creux. Le coup de cœur de la clientèle devrait s’établir en fonction du rapport entre la personnalité du modèle, son prix, la richesse de ses équipements, la charge utile et l’habitabilité. Ses sept places disponibles, représentées par deux sièges supplémentaires intégralement escamotables dans le plancher arrière, sont susceptibles de faire l’arbitrage dans la perspective d’un usage familial. On note aussi la présence d'une vraie roue de secours, comme quoi, quand on veut, on peut.
La vie intérieure de l’ix55 se concentre autour d’un aménagement désormais standardisé. Hyundai plaide pour le confort climatisé à réglages séparés droite/gauche, avant/arrière, mais aussi pour les commandes au volant, les prises USB/iPod, la sono philharmonique, la sellerie cuir, le toit ouvrant et les sièges électriques. Côté technique, avec l’ESP, l’EBD, l’AFU, le contrôle de pression des pneumatiques, les projecteurs au xénon et les lave-phares, la vitrine ix55 est séduisante.
Un tonus discret
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| Du confort et un équipement très complet |
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Au volant, on devine rapidement que l’ix55 est un gros mangeur de bitume, endurant, véloce, régulier, confortable et très silencieux. Tributaire de son inertie, orchestré par une boîte automatique 6 rapports à commande semi séquentielle, assez lente dans sa réactivité, il n’a pas la fibre réellement sportive. Les prises d’appuis sont paresseuses et le freinage tardif. Si la maniabilité en virage manque de vitalité, la moyenne horaire sur des routes touristiques reste néanmoins fort décente. Le moteur respire la santé, mais le châssis le bride en présence de virages serrés.
L’ix55 est capable de défendre les couleurs de la marque avec panache. Toutefois, comme ses congénères du même acabit, en regard desquels il est pourtant nettement moins onéreux, il souffre du contexte aujourd’hui défavorable. Annoncé 45.500 € en version Pack Premium (45.660 € avec intérieur cuir marron), mais handicapé par les pénalités de rejets d’échappement, on ne le voit guère s’épanouir sous les traits d’un best-seller.
J'ai aimé
- Le standing
- L’habitabilité
- Le tempérament du moteur
Je n'ai pas aimé
- Le flegme de la boîte
- Les paresses de comportement
- Le cuir marron
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