Le
constructeur coréen complète sa gamme 4x4 en proposant
le Tucson, un SUV plus compact que le Santa Fe, pour mordre dans le
créneau du Toyota Rav4. Avec une seule motorisation, mais diesel,
Hyundai France espère bien réussir un carton.
Philippe
Lacroix, le 6 janvier 2005
Le Tucson aime le grand air
Hyundai a pris
l'habitude de donner des noms de ville à ses 4x4. En général,
des noms évocateurs et le dernier né n'échappe pas à la
règle puisque Tucson est une ville de l'Arizona, célèbre
pour ses tournages de western. Tout un programme, et si le Coréen n'a
pas tiré le premier dans le segment des « tout chemin urbains »,
il compte bien atteindre sa cible avec un véhicule d'allure plutôt
sympa, bien équipé comme toujours et à un prix compétitif.
Enfin, pour ne pas se compliquer la tâche dans ce marché français
dominé à 85 % par le diesel, Hyundai France a décidé de
ne distribuer le Tucson qu'avec la motorisation diesel common rail 2 litres
CRDi 112 ch.
Une
version 2 roues motrices
Une rationalisation que les concessionnaires apprécieront,
en disposant malgré tout pour leurs clients d'une offre entre deux boîtes
de vitesses, mécanique à 5 rapports ou automatique à 4
rapports, deux finitions, Confort et Luxe, et même deux transmissions
puisque une solution 2 roues motrices est au catalogue. Cette dernière
est parfaitement justifiable, car bon nombre de gens achètent un SUV
pour son look, ou sa capacité de break, mais surtout pour le sentiment
de sécurité qu'il inspire en dominant la route et sa faculté à monter
sur les trottoirs sans effort, sans pour autant l'utiliser sur des chemins
de terre ou sur la neige. Alors, autant faire l'économie d'une transmission
sophistiquée, en l'occurence 2.060 €, qui génère
du poids et donc de la consommation.
Le Tucson est à l'aise dans la boue
Basé sur la plate-forme de l'Elantra et du Matrix, le Tucson offre une
bouille sympa. Mesurant 4,32 m de long, il est à la fois trapu et sportif
grâce à ses jantes en alliage chaussées en 235/60 R16,
ses élargisseurs d'ailes, sa double sortie d'échappement, ses
barres de toit et ses vitres surteintées.
Un
habitacle flexible
On verra souvent le Tucson en ville
Son habitacle se révèle également parfaitement
bien conçu. Le tableau de bord est fonctionnel, mais son excès
de sobriété engendre une certaine tristesse. Sur le plan équipement,
c'est la richesse qui domine avec 6 airbags, le volant et le pommeau du levier
de vitesses gainés de cuir, le régulateur de vitesse, la climatisation
automatique, l'ordinateur de bord et l'allumage automatique des feux dès
la version Confort, alors que la console grain métal, la sellerie cuir
et les sièges avant chauffants s'ajoutent sur le version Luxe, pour
1.000 € supplémentaires.
Mais ce qui prédomine, c'est la flexibilité des
sièges.
Du bout des doigts, grâce à un levier unique les sièges
arrière se replient et permettent de dégager une surface parfaitement
plane pour une utilisation optimale de l'espace, et ce d'autant plus
que le siège du passager avant se replie. Les sièges avant
peuvent également être
repliés vers l'arrière pour créer un espace de repos
confortable. De plus, les rangements ne manquent pas. A noter encore
que la vitre arrière peut s'ouvrir indépendamment
du hayon, facilitant le chargement de petits paquets.
Une transmission
intégrale et variable
Symphonie de gris pour le tableau de bord
Pour ce qui concerne la conduite sur des terrains difficiles,
le Tucson est doté d'un porte-à- faux avant et arrière
minimum, et d'un système de transmission intégrale dont
la gestion interactive électronique du couple envoie jusqu'à 100%
de la puissance disponible aux roues avant. Et lorsque les conditions
routières ou le couple exigent des modifications, il dirige automatiquement
jusqu'à 50% de la puissance aux roues arrière. Il contrôle également
la position du papillon des gaz, l'angle et le patinage des roues avant,
et lorsque l'état de la surface de la route change, la puissance
est automatiquement appliquée vers les roues qui ont la meilleure
adhérence. Un commutateur monté sur le tableau de bord
permet également au conducteur, s'il le souhaite, de verrouiller
manuellement la transmission intégrale avec une répartition
du couple 50/50.
Ainsi, le Tucson ne rechigne pas à patauger dans la boue ou à grimper
quelques pentes caillouteuses. Sur le goudron, le Tucson se montre aussi
très à l'aise et confortable grâce à un compromis
des suspensions bien réussi, ce qui n'est pas toujours facile à réaliser
quand on a affaire à un véhicule polyvalent.
Une boîte automatique
appréciable
La lunette arrière peut s'ouvrir indépendamment
Sous le capot, rien de nouveau. On retrouve le 4
cylindres en ligne de 1991 cm3, alimenté par injection directe
et rampe commune délivrant 112 ch à 4.000 tr/mn. Une
puissance suffisante pour emmener les 1.650 kg du Tucson à 168
km/h. (1.570 kg en version 2 roues motrice) et lui permettre de réaliser
le 0 à 100 km/h en 13,8 secondes. La boîte automatique étant
un peu pénalisante sur le plan performances, la vitesse de
pointe ressort alors à 162 km/h et il faut rajouter plus de
2 secondes pour atteindre le 100 km/h départ arrêté.
En revanche, elle procure une philosophie différente et plus
détendue de la conduite, notamment en tout chemin, et son
surcoût de 1.200 € est fondé. Quant aux consommations
moyennes, elles évoluent entre 7 et 8 litres.
Il est probable que d'ici un an ou deux, le Tucson recevra,
comme son aîné le Santa Fe, la motorisation de 125 ch.
Un peu plus de tonus ne lui fera pas de mal, mais pour l'heure, il
est déjà très satisfaisant et d'autant plus
intéressant que son prix établi à 24.950 € en
version 4x4 est attrayant.
En fait, son plus grand rival est son cousin le nouveau
Kia Sportage.
J'ai
aimé
je
n'ai pas aimé
La
flexibilité de
l'habitacle L'ouverture
de la lunette arrière La
boîte automatique Le
rapport qualité/équipement/prix
L'ambiance
intérieure triste La
roue de secours galette