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| Une allure sympathique |
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Kia va bien. La marque est peu à peu en train de s’établir comme une valeur sure du monde automobile en Europe. Esthétiquement, la Rio ne bouleverse pas le monde automobile. Les feux arrières évoquent Opel, les portières également, on retrouve sous certains angles des faux airs de Ford Fiesta et surtout, un gabarit de Renault Clio.
Pour cause, la Kia affiche des proportions largement similaires à celles de la Française : 3,99 m x 1,69 m x 1,47 m contre 3,99 m x 1,71 m x 1,49 m pour la Clio. Cette dernière bénéficie par contre d’un empattement plus long (2,58 m contre 2,50 m) mais si la différence influe sur le comportement routier, elle n’est pas frappante à l’œil nu. En somme, Kia ne prend pas de risque et se situe dans les canons du genre avec une auto sympathique mais loin de faire tourner les têtes.
Particulièrement habitable
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| Une voiture très logeable |
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La présentation intérieure quant à elle est sobre et correcte. L’habitacle dégage une sensation de sportivité, renforcée par les compteurs de vitesse cerclés de blanc. La finition est de qualité malgré des plastiques durs et brillants, peu agréables au toucher. Au chapitre des reproches, on peut ajouter les sièges assez durs, d’autant que les suspensions le sont aussi, et n’offrant aucun maintien latéral. Dommage car le reste du tableau est très correct pour une voiture de cette gamme. La climatisation est de série, ainsi que le lecteur CD, les vitres électriques (uniquement à l’avant sur la version LX) ou le volant réglable en hauteur...
Côté habitabilité, les occupants disposent de 1 mètre de garde au toit à l’avant et de 96 cm à l’arrière et les grands gabarits n’ont aucun mal à loger leurs jambes. On ne se sent pas à l’étroit dans la Rio, ce qui compense un peu le mauvais point de l’assise. Notons également le coffre d’une taille correcte (270 litres) qui quadruple de volume lorsque les sièges arrière sont rabattus.
Kia a misé beaucoup sur la sécurité en offrant l'ABS et un bon nombre d'airbags, et seul la finition LX ne bénéficie pas des airbags rideaux avant et arrière et latéraux à l’avant. Enfin, le système de contrôle de trajectoire ESP est en option pour 600 euros sur toutes les finitions.
Des motorisations intéressantes
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| Un poste de conduite agréable |
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Côté motorisation, on a le choix entre 2 blocs essence, un 1,4 litre, 97 ch à 6.000 tr/min et 125 Nm à 4.700 tr/min et un 1,6 litre développant 112 ch à 6.000 tr/min et 146 Nm à 4.500 tr/min, et le 1,5 litre diesel couplé à un turbo à géométrie variable, déjà vu sur la Kia Cerato et développant tout de même 110 ch à 4.000 tr/min et 235 Nm à 2.000 tr/min. C’est ce dernier qui devrait être le plus présent sur le marché avec une estimation de 45% des ventes de la Rio.
Les 3 modèles sont proposés avec une boite manuelle à 5 rapports, et une boite automatique à 4 rapports est disponible pour la version 1,6 litre essence. Le diesel est annoncé particulièrement sobre avec des consommations autour de 5 litres/100km. Les modèles essences sont également annoncés peu gourmands, environ 6,5 litres/100km, mais cela semble optimiste car dès que l'on joue un peu de l'accélérateur, il faut s'attendre plutôt à près de 8,5 litres en consommation mixte.
Entre silence et samba
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| Un profil bien équilibré |
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Si l’insonorisation est soignée à bas régimes, que ce soit les bruits de moteur ou d’air, le 1,6 litre gronde joyeusement lorsqu’on va titiller le haut du compte tours. Difficile dans ce cas de résister à la tentation de quelques bonnes accélérations, d’autant que c’est là le seul « fun » que l’on peut retirer de la conduite de la Rio. En effet, malgré un amortissement ferme évitant la prise de roulis et une tenue de route très correcte sur le sec, la direction est souple, et particulièrement agréable en ville, mais plus de fermeté aurait été appréciable sur la route et notamment dans les grandes courbes.
La boite automatique, quant à elle, a le défaut (ou l’avantage selon les situations) de rétrograder : utile pour dépasser, mais stressant lorsque le rapport « tombe » au milieu d’un virage... Autre reproche, les reprises sur autoroute qui font douter de la présence des 112 ch, et obligent à descendre un rapport pour relancer l’auto. Malgré cela, le comportement dynamique est dans les normes car on n’attend pas d’une petite familiale qu’elle soit une voiture de sport et pour une utilisation « conventionnelle », la Kia est tout à fait à la hauteur.
La coréenne a les armes pour se faire une place de choix dans son segment. Avec un rapport équipement / prix vraiment compétitif, la Rio propose une alternative séduisante aux offres actuelles du marché et si elle n’est pas la reine du carnaval, elle a les atouts pour se tailler une place de choix dans le défilé.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
Les équipements de série/prix
L'espace intérieur
L’insonorisation de l’habitacle
Le prix
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La boite automatique
la direction un peu molle sur route
Le confort et le maintien des sièges
Le manque d'audace esthétique
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