KIA Sportage
Attention il va faire mal |
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Depuis qu'il s'est mis sous la protection
de son compatriote Hyundai, le constructeur coréen affiche de
nouvelles ambitions. Avec le nouveau Sportage, clone du Tucson, Kia
va se faire une petite place au soleil.
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| Philippe
Lacroix, le 15 novembre 2004 |
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| Le
Sportage se montre à l'aise sur terrain gras |
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Le Coréen
Hyundai, qui a l'ambition de devenir le 5ème constructeur mondial,
a dernièrement absorbé son concurrent national en difficulté,
Kia, et pour l'aider à se redresser rapidement et lui redonner
une image attrayante, il lui a fait cadeau de son tout nouveau SUV, le
Tucson. Un véhicule multi-usages, à carrosserie unique
5 portes, qui tombe à point nommé pour remplacer un Sportage à bout
de souffle.
Et Kia ne s'est pas embarrassé longtemps pour lui
trouver un nom, en choisissant de conserver le patronyme qui avait connu
un bon succès. Au moins, il n'y aura pas de problème d'identification,
d'autant que les deux véhicules, le Sportage et le Hyundai Tucson,
présentent quelques différences esthétiques concernant
la face avant notamment et le dessin de la vitre de custode pour le profil.
De la même manière, dans l'habitacle, le traitement de la
console centrale est personnalisé. |
| Une allure sympa |
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Extérieurement, le Sportage affiche des roues
de 16 pouces et des ailes bombées qui imposent sa présence.
Sur le toit, les deux barres complètent l'esprit baroudeur, mais
pour épurer la ligne, la roue de secours n'est plus positionnée
sur le hayon mais se retrouve dans le plancher du coffre,
tandis que deux grosses sorties d’échappement, sur les modèles
diesel CRDI et V6 essence, sont du plus bel effet.
Ce nouveau véhicule, comme tout SUV, a été conçu
pour offrir les bénéfices combinés de trois véhicules
différents, la conduite souple et le raffinement d’une berline,
la ligne, la position de conduite en hauteur et l’adhérence
d’un 4X4 et la facilité de chargement d’un break. |
| Facilement modulable |
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Sur
la route, le Sportage
se conduit comme une berline |
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Long de 4,35 m, large de 1,80 m et haut de 1,69 m,
le nouveau Sportage offre cinq places généreuses aux
passagers et à leurs bagages avec une modularité de l'habitacle
exemplaire. Pour les sièges arrière, un système
ingénieux permet de moduler à volonté l’espace
disponible en rabattant les dossiers. Lorsque davantage de place
est nécessaire, il suffit d’incliner le dossier pour que
l’assise
correspondante glisse automatiquement vers l’avant tout en s’enfonçant
dans le plancher.
La partie arrière du dossier peut alors se
rabattre complètement à plat par dessus, au même
niveau que le plancher du coffre, sans même avoir à retirer
les repose-têtes. Banquette arrière repliée, la
longueur de chargement passe de 81 cm à 1,63 m et le volume
du coffre évolue de 667 à 1.886 litres.
Le hayon possède une ouverture vers le haut et donne aussi la
possibilité de n'ouvrir que sa vitre pour faciliter le chargement. |
| Une foule d'équipements |
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| Un
poste de conduite fonctionnel et un bel habillage cuir
en option |
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La motorisation qui fera le succès du Sportage
sera le 2 litres CRDI turbo diesel avec sa technologie Common-rail
d’injection à haute pression qui délivre 112 ch.
La consommation se situe à 7,1 l/100 km dans sa version boîte
de vitesses manuelle, et à 8 litres dans sa version boîte
automatique avec mode séquentiel. Cette dernière offre
un avantage incontestable au Sportage, car peu de ses concurrents
proposent une boîte automatique associée à la motorisation
diesel. Son coût, 1.200 € supplémentaire.
Pour les
clients qui restent fidèles à l’essence,
deux motorisations leur sont proposées, le 2 litres 16 soupapes
de 142 ch, pour une consommation de 8,2 l/100 km, et un puissant
V6 tout aluminium de 2,7 litres développant 175 ch, uniquement
associé à la boîte de vitesses automatique. Sa
consommation ressort à 10 l/100 km. |
| 4x2 ou
4x4, au choix |
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Les
sièges arrière se replient pour donner un plancher
plat |
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Le Sportage peut être livré en configuration
4x2 avec seulement les roues avant motrices, en motorisation diesel,
suffisant pour la clientèle urbaine qui ne s'aventure jamais en
dehors du macadam. La version quatre roues motrices permanentes embarque
un système de contrôle qui teste en permanence si l’une
ou les deux roues avant perdent de l’adhérence. Dans ce
cas le système répartit jusqu’à 50% de la
puissance motrice sur les roues arrière pour que la voiture continue
d’avancer. Les quatre roues motrices fonctionnent de manière
solidaire en permanence, sans intervention du conducteur. En cas de besoin,
le conducteur peut enclencher manuellement les quatre roues motrices, à basse
vitesse, via un levier de commande, répartissant ainsi la puissance
50%-50% sur les roues avant et arrière. Lorsqu’on est dans
ce mode de fonctionnement commandé, à partir de 30 km/h
le Sportage va automatiquement et progressivement repasser en mode roues
avant motrices.
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| Un bon compromis
de suspension |
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La vitre du hayon s'ouvre également |
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Chaque modèle de Sportage est équipé de
suspensions totalement indépendantes, avant et arrière.
Les suspensions avant sont communes à tous les modèles,
de type McPherson, avec ressort coaxial et amortisseur à gaz
pour un fonctionnement homogène et continu. A l’arrière
le Sportage emploie deux systèmes différents, pour les
modèles à deux ou à quatre roues motrices. Le
modèle 4x2 a un support transversal avec une double attache
transversale et un simple bras en position avant. Sur le modèle
4x4, le support arrière est plus large, la structure plus importante
pour recevoir et soutenir le différentiel arrière et
les moyeux.
Le système de freinage assisté du Sportage
fonctionne avec des disques, ventilés à l’avant
et dispose d'un ABS. Un système de contrôle de la traction
est monté sur
toutes les versions 4X4, et il est également disponible en option
sur les modèles à deux roues motrices. |
| Assez
efficace sur terre |
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Une
ligne classique et bien équilibrée |
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Le Sportage est agréable à conduire et
les réglages du siège et du volant en hauteur permettent
d'obtenir une bonne position de conduite. Le niveau sonore des
motorisations se révèle très faible sur le V6 comme
sur le diesel. Les performances sont plus que correctes avec des vitesses
de pointe
qui évoluent de 162 km/h pour le diesel en boîte auto à 180
km/h pour le V6. Ce dernier se permet d'accrocher le 0 à 100 km/h
en 10,5 s.
Sur la route, il se comporte plutôt bien, mais
son tempérament
sous-vireur se fait ressentir dans les virages serrés et même
dans les grandes courbes rapides sur chaussées glissantes. Heureusement,
le contrôleur électronique de stabilité intervient
efficacement. Dans les chemins de terre, il tire bien son épingle
du jeu pour se jouer de la boue, des passages de gués et des franchissement
de talus, bien aidé par des porte-à-faux réduits.
Mais, n'étant pas un vrai tout-terrain, il ne faut pas lui en
demander plus, comme à ses concurrents que sont les Toyota Rav4,
Nissan X-Trail ou Honda CRV.
Cependant, face à eux, le Sportage
aligne un avantage de taille par un tarif inférieur de 5 à 10
% puisque le diesel CRDI 4x4 est annoncé à 25.200 € (22.900 € en
4x2). En fait, son plus grand rival va être le cousin Hyundai Tucson.
Le match promet d'être serré. |
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