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San Remo – Pour venir concurrencer les « big three » allemands des voitures haut de gamme, notamment sur le sol américain mais aussi en Europe, Lexus se devait d'être présent dans le créneau des grands coupés-cabriolets. Et si possible en étant technologiquement au meilleur niveau et parfaitement équipé tout en affichant un tarif moins exorbitant.
La Lexus IS 250C est bien sûr basée sur la berline IS 250, mais extérieurement, elle n'en reprend pas vraiment grand chose si ce n'est le capot, les blocs optiques avant, les poignées de portes et les rétroviseurs. Tous les autres éléments de sa carrosserie ont été redessinés pour s’harmoniser parfaitement avec l’intégration du toit aluminium escamotable en trois parties. L'ensemble est assez réussi, mais il est vrai que la voiture se montre plus élégante une fois découverte car elle efface alors la partie un peu massive de l'arrière.
De coupé en cabriolet en 20''
Evidemment, Lexus a mis un point d'honneur à soigner la cinématique de son toit découvrable pour faire mieux que les autres. Ainsi, l'IS 250C détient le record mondial de l’ouverture/fermeture de son toit avec seulement 20 secondes. La structure en trois panneaux, dotée de quatre articulations, emploie 15 moteurs et 37 capteurs pour un fonctionnement hors pair, impeccable et silencieux.
Activé via un bouton sur la console centrale, le mécanisme de toit comporte un frein de toit, unique en son genre, qui ralentit la course de fermeture au moment où le toit se rapproche du haut du pare-brise. Comme le fonctionnement du toit repousse le bord supérieur du coffre au-delà du bouclier arrière, le mécanisme est couplé à un sonar, intégré dans le bouclier arrière, qui détecte les obstacles éventuels et prévient le risque de dommage aux composants du système.
4 places généreuses
A bord, les instruments du poste de pilotage ont été repensés pour améliorer la visibilité lorsque le toit est replié avec un affichage à diodes électroluminescentes plus contrasté. Pour permettre un accès assez facile aux deux places arrière, plutôt accueillantes et séparées par une console centrale avec porte-gobelets intégré, les sièges avant électriques à huit positions s’escamotent et reviennent en position automatiquement d’une seule pression sur la commande située en haut du dossier. Un guide intégré facilite la prise de la ceinture de sécurité. Pour améliorer la visibilité vers l'arrière, les appui-tête arrière peuvent être télécommandés par le conducteur pour s'incliner vers l’avant jusqu’à 65°.
Grâce au logement compact du mécanisme de toit escamotable, l’IS 250C offre un bon volume de coffre qui affiche 245 litres en configuration décapotable et plus généreusement 583 litres quand le toit est en place, de quoi partir en vacances sans négliger la bouée (dégonflée), le seau, la pelle et le râteau. Mais en cas de crevaison, il faudra se contenter d'un kit de réparation.
208 chevaux bien dressés
L’IS 250C est animé uniquement par un moteur essence V6 de 2,5 litres, à injection directe développant 208 ch. D’une onctuosité remarquable, il est accouplé à une transmission automatique 6 rapports avec passage séquentiel des vitesses via des palettes au volant. Mais des palettes qui tournent avec le volant, ce qui n'est pas vraiment fonctionnel quand on cherche à changer de rapport en courbe. Si les performances ne sont pas le but essentiel recherché d'un coupé cabriolet l’IS 250C réalise tout de même le 0 à 100 km/h en 9''malgré un poids conséquent de 1.750 kg dû au renforcement obligatoire du châssis, et affiche une vitesse maximale de 210 km/h pour une consommation moyenne de 9,3 l/100 km et des émissions de CO2 de 219 g/km. Le Cx de 0,29 a sa part dans ces bons résultats, compte tenu que ces chiffres sont relevés quand la voiture est en configuration coupé.
Côté suspension, on retrouve à l'avant une double triangulation et à l'arrière des bras multiples qui ont déjà fait leurs preuves sur la berline IS.
Un confort très bourgeois
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Au volant de la Lexus IS 250C et sur l'autoroute allant de Nice à San Remo, on ne peut qu'apprécier l'aisance et le confort de la voiture. C'est silence à bord et même toit escamoté, les remous d'air bien gérés ne gâchent pas le bien-être, bien que les passagers des places arrière finissent par être décoiffés au dessus d'une vitesse excessive. L'IS 250C évolue en souplesse bien épaulée par une transmission automatique dont les rapports passent sans à-coups. Et surtout, on apprécie la rigidité de la caisse. Mais c'est évidemment en longeant le bord de mer pour revenir vers Monaco que le plaisir de conduire un cabriolet prend tout son sens en profitant du soleil, de l'air et d'une climatisation réglant automatiquement les diffuseurs, la température et la ventilation en fonction de la température extérieure, de l’ensoleillement et de la vitesse du véhicule. De quoi apprécier en même temps des systèmes audio proposés intégrant un égaliseur modifié pour une qualité de son constante dans les deux configurations de carrosserie, avec un ajustement automatique compensant la perte naturelle des basses lorsque le toit est replié. La classe pour écouter le dernier concert de Roberto Alagna en toute sécurité puisque l'IS 250C dispose entre autres d'un système de contrôle de stabilité spécifique au cabriolet, une nouvelle version du système de pré-collision, sans oublier le régulateur de vitesse adaptatif, la surveillance de la pression des pneus et une panoplie de radars pour l'aide au stationnement.
J'ai aimé
- Le style en configuration cabriolet
- Le silence de fonctionnement
- La disponibilité de la mécanique
- La boîte de vitesse automatique
- Le confort
- L'équipement
Je n'ai pas aimé
- Le style arrière en configuration coupé
- Les palettes au volant non fixes
- Pas de roue de secours
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