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| Le RX 450h est à l'aise sur tous les terrains |
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Budapest – Toyota est le précurseur du moteur hybride commercialisé en grande série et Lexus, sa marque de prestige, lui a évidemment emboîté le pas avec opportunité, réduisant à néant les critiques concernant les grosses voitures puissantes, à savoir la consommation et son corollaire la pollution. Difficile désormais de s'attaquer au RX 450h, la dernière évolution du crossover de Lexus, à moins d'être animé par un sentiment de jalousie à l'égard de ceux qui ont les moyens de se l'offrir. Mais alors le débat n'est plus écologique, mais social, ce qui continuera d'exister tant que les pauvres ne seront pas aussi riches que les riches. Donc pour l'heure qui devrait s'éterniser et pour la masse, il y a la Tata Nano, aux normes hors normes, et pour l'élite avertie, il y a le Lexus RX 450h qui respire la lavande à grands pas feutrés. C'est peut-être une image un peu forcée mais la technologie du RX 450h mérite un satisfecit à une époque où la lutte contre la pollution tient le devant de la scène.
Une ligne plus fluide
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| Un moteur électrique arrière le transforme en 4x4 si besoin est |
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Incontestablement, le RX 450h en impose par sa stature, sans démesure, autant que par une silhouette élancée qui affirme sa nature de crossover. Long de 4,77 m, large de 1,88 m et haut de 1,68 m sur un empattement de 2,74 m, par rapport à son prédécesseur il gagne juste 1 cm en longueur, 4 cm en largeur, 1,5 cm en hauteur et 2 cm d’empattement, il conserve une bonne maniabilité notamment en ville grâce à un rayon de braquage exemplaire de 5,7 m. Le style reprend celui du 400h mais les lignes ont été épurées pour montrer une allure plus fluide stigmatisée par un Cx de 0,32. Ainsi, les blocs optiques s'étirent davantage en oblique sur les ailes encadrant une calandre à lamelles verticales, pas très esthétique d'ailleurs, et les feux arrière ne soulignent plus les angles de la vitre du hayon, mais plus étroits, se situent dans le prolongement de la ceinture de caisse, affinant la taille du 450h. De profil, il se distingue par des jantes en alliage de 19 pouces exclusives et de larges rétroviseurs galbés pourvus de rappels de clignotant à DEL servant également d’éclairage de sortie du véhicule; et celui du passager dispose d’une caméra latérale pour l’aide au stationnement. Astucieusement, l’essuie-glace arrière est dissimulé sous le becquet qui intègre le 3ème feu stop et l’antenne radio.
Un poste de conduite idéalement construit
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| Une planche de bord facile à lire |
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L'habitacle a été totalement repensé d'autant qu'il a gagné pas mal de centimètres en largeur et la planche de bord est nouvelle et se décompose en deux zones avec derrière le volant essentiellement le compteur de vitesse et l'indicateur de fonctionnement du système hybride sachant qu'il y a également des informations tête haute de la marche de la voiture, et en haut et en retrait de la console centrale, l'écran multifonctions de 8 pouces parfaitement lisible intégrant notamment les systèmes de navigation, audio, climatisation et téléphonie, manipulés par un joystick au pied du levier de vitesse.
L'ambiance respire le luxe avec un traitement soit en gris clair et noir, soit en ivoire et noir, associée aux inserts bois noyer brun, tandis que deux choix de sellerie cuir sont proposés.
Les sièges qui ont aussi gagné en confort se règlent électriquement dans toutes les positions. Ceux à l'arrière sont fractionnables et rabattables d'une seule pression, par des leviers montés sur les parois du coffre, selon une configuration 40/20/40, et coulissent pour offrir davantage d’espace aux jambes ou de capacité de chargement, et les dossiers s’inclinent. A noter encore une multitude d’espaces de rangement polyvalents et pratiques et un volume minimum du coffre évalué à 496 litres.
299 ch, 6,3 l/100 km et 148 g/km de CO2
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| Une ligne plus fluide mais une calandre un peu clinquante |
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Rien de plus simple pour s'installer dans l'habitacle grâce à une carte intelligente d’accès à bord et de démarrage, une fonction de facilité d’entrée et de sortie du conducteur qui recule son siège et rétracte la colonne de direction et l’activation séquentielle de l’éclairage. Une pression sur le bouton start et la mécanique se met en marche...sans bruit. Seul un compteur indique que le RX 450h est prêt à démarrer selon le concept de la technologie hybrid capable de fonctionner en seul mode essence ou électrique ainsi qu’en associant les deux. Pas de vraie nouveauté puisqu'il reprend la conception de son prédécesseur utilisant un V6 essence de 3,5 litres et deux moteurs électriques, un sur le train avant de 167 ch et un sur le train arrière de 68 ch, qui agissent en tandem pour assurer une transmission intégrale électrique en fonction des conditions de roulage, sauf que l'ensemble a été largement amélioré pour donner une puissance en hausse de 10 % et surtout une baisse de consommation de 22 % d'où une réduction des émissions de CO2 passant à 148 g/km, largement sous la barre imposant un malus. Et pourtant le RX 450h affiche une puissance de 299 ch, dont 249 pour le seul V6, une vitesse de pointe de 200 km/h et accélère de 0 à 100 km/h en 7''8 malgré ses 2,2 tonnes pour une consommation moyenne de 6,3 litres au 100 km. Pour les grincheux qui voulaient tuer les gros 4x4 en légiférant, il faudra revoir la copie.
Les qualités dynamiques d'une grande routière
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| Une face arrière moins pataude |
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Sur la route, le Lexus RX 450h fait oublier son poids et sa taille par son confort, la douceur de sa direction assistée électriquement et la simplicité de sa transmission variable en continu à gestion électronique, ?avec mode séquentiel à 6 vitesses pour gagner en réactivité ou en freinage moteur. Il est également possible de choisir entre trois modes de conduite, dont un préconisé sur chaussée glissante ou enneigée et un autre pour la ville assuré par les moteurs électriques qui permet une conduite silencieuse, sans émissions de CO2 et de Nox, mais avec une autonomie d'environ 3 km.
Les qualités routières du 450h sont comparables à celles d'une grande routière avec un roulis mieux maîtrisé par l'adoption de barres stabilisatrices actives, d'une suspension arrière à double triangulation qui remplace celle à jambes de force du RX 400h, tandis que la suspension avant a été optimisée et bénéficie de nouveaux amortisseurs. Bien entendu, ce n'est pas un tout-terrain, mais il a de quoi se défendre dans les chemins creux et boueux et offrira plus de sécurité sous les intempéries.
Et pour parer à tout problème, le RX 450h est évidemment pourvu d'une belle panoplie de systèmes électroniques tels les contrôles de motricité et de stabilité, mais aussi de pré-collision et d'un régulateur de vitesse adaptatif.
Avec son RX 450h, Lexus possède quelques longueurs d'avance sur ses concurrents car il s'est mis à l'abri des rigueurs imposées par le contexte économique et répressif actuel. Pour ceux qui ont les moyens, il n'y a pas à hésiter.
J'ai aimé
- Le style plus fluide
- La technologie hybride
- Ses performances
- Le comportement routier
- Le confort luxueux
- Le prix compte tenu de sa technologie
Je n'ai pas aimé
- La calandre avant
- Pas de compte-tours
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