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| Une bouille très sympa |
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Corse - Trois ans après la sortie de la deuxième génération de la Mazda2, la marque japonaise a remis la citadine au goût du jour. De l'extérieur, les modifications ne sont pourtant pas évidentes. Le logo est mieux mis en valeur et la calandre, comme les inserts d'antibrouillards, prend une forme trapézoïdale plus prononcée et inversée. Elle bénéficie aussi de deux nouvelles teintes de carrosserie, le bleu « aquatique » et le rouge foncé « Burgundy ».
Dans l'habitacle, les défauts reprochés à la première version ont été gommés. Les compteurs, avec leurs cerclages argentés, reviennent à des chiffres blancs sur fond noir plus conventionnels. Par ailleurs, les trois branches du volant ainsi que les cerclages des boutons de la climatisation sont de couleur argentée pour rehausser un environnement dominé par le noir. Les commandes tombent toujours bien sous la main, notamment le levier de vitesses qui conserve sa position haute.
95 ch fringants
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| À peine 10.25 kg sur la balance |
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Deux motorisations essence et une diesel sont proposées sous le capot de la Mazda2 restylée, avec des consommations de carburant et émissions de CO2 revues à la baisse. Un 1,3 litre de 75 ch et un 1,5 litre de 102 ch, tout deux accouplés à une boite manuelle à 5 rapports. Une boite automatique à quatre rapports est aussi disponible avec le 1,5 litre. Bien entendu, la tendance actuelle veut que l'on s'intéresse davantage au Diesel 1.6 qui présente toutes les qualités souhaitées dont celle de bénéficier d'un bonus écolo de 400 € en avouant seulement 110 g/km de CO2. Mais il offre surtout un intérêt de conduite indéniable avec ses 95 ch qui donnent à la Mazda2 restylée un tonus remarquable, soit un 0 à 100 km/h en 11''5 et une vitesse maximale théorique de 175 km/h. Pour cela, Mazda a travaillé sur son turbodiesel à rampe commune pour lui fournir 5 ch supplémentaires et un couple généreux de 205 Nm disponible sur une plus large plage utile (entre 1.750 et 3.000 tr/min) que sur la précédente version. Enfin, il promet une consommation moyenne de 4,2 litres.
Une consommation réelle de 5,2 litres
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| Une planche de bord bien lisible et bien sobre |
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Et la réalité s'en approche. On sait que les consommations officielles sont appréciées d'une manière toute théorique, sur circuit, à vitesse constante et sur le dernier rapport de boîte qui tire très long. Autrement dit, les chiffres avancés ne reflètent guère la vraie gourmandise d'un véhicule. En général, on peut ajouter au minimum un bon litre (si ce n'est plus) pour coller à la vérité. Une vérité qui indique 5,2 litres pour le turbodiesel 1.6, commandé par une boîte mécanique à 5 rapports, après un test en grandeur réelle de 700 km mêlant autoroute, routes nationales et de montagne, et ville, soit un aller-retour Marseille-Toulon avec un intermède pour réaliser un tour de Corse en passant par Ajaccio et Bastia. En respectant scrupuleusement les limitations de vitesse, mais sans musarder, notamment dans le franchissement par deux fois du col de Vizzavona, on peut estimer que la sobriété fait partie des qualités de cette Mazda2.
Une championne poids plume
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| Un appétit d'oiseau aux alentours de 5 litres |
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Pour en arriver là, le moteur a subi de profondes évolutions amenant à un taux de compression réduit, permettant d'abaisser la température de combustion et accélérant la montée en température du moteur en cas de démarrage à froid. L'adoption d'une configuration à simple arbre à cames en tête à deux soupapes par cylindre en fait partie, en remplacement de l'ancienne distribution à double arbre à cames en tête à quatre soupapes par cylindre. Elle a permis de réduire les frottements des soupapes et grâce au plus faible nombre de composants de sa structure, le nouveau moteur MZ-CD 1.6 est plus léger que son prédécesseur. Cela correspond bien au souci de Mazda de présenter une voiture légère, sans entamer son degré de sécurité, partant du principe bien connu que l'ennemi c'est le poids, pour la tenue de route comme pour la consommation. Ainsi, la voiture n'avoue que 1.025 kg sur la balance, ce qui en fait une championne de la légèreté dans sa catégorie.
Un bon compromis ville-route
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| Un coffre modulable de 250 à 780 litres |
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Sur la route, la Mazda2 profite largement de cette avantage en se montrant vive et agile. Cependant, la cinquantaine de kilos supplémentaires par rapport à la version essence comparable se fait ressentir sur le train avant, en virant moins à plat avec un peu de sous-virage dans les virages en épingle. Sur le mouillé, le phénomène est plus gênant et le contrôle électronique de stabilité, qui existe de série ou en option, se fait indispensable. Une barre stabilisatrice plus conséquente serait aussi bienvenue. Sinon, la direction demeure douce, précise et bien équilibrée sans flottement autour du point milieu. De plus, le rayon de braquage de 4,90 m facilite toutes les manoeuvres en ville. Rien à dire sur le confort de suspension tout à fait dans la norme et seul le bruit du moteur au dessus de 3.500 tr/mn se révèle un peu envahissant, la zone rouge étant à 4.500 tr/mn.
Quant à l'équipement, il se veut particulièrement complet avec la climatisation, des rétroviseurs dégivrants et rabattables électriquement, un système audio/CD/MP3 avec commandes au volant et une banquette rabattable 60/40 faisant évoluer le coffre de 250 à 780 litres.
Une bonne affaire, d'autant que Mazda est réputée pour être la marque la plus fiable au monde.
J'ai aimé
- La sobriété du moteur
- Les performances
- Le style très plaisant
- L'agrément de conduite
Je n'ai pas aimé
- Un peu de sous-virage en virage serré
- L'insonorisation à haut régime
- La roue de secours galette
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