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| Une face avant plus agressive |
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Cascais – Mazda est la marque automobile reconnue comme la plus fiable sur terre depuis longtemps, mais elle n'a pas toujours été très « sexy » à part un certain cabriolet MX5 qui n'en finit pas de défier le temps. Cependant, les stylistes se sont réveillés avec la première Mazda6 apparue en 2002 et son succès a fait comprendre au constructeur japonais que le plumage était au moins aussi important que le ramage. Aussi, les Mazda sont devenues plus aguichantes, à l'image des RX-8, Mazda 2, CX-7 et nouvelle Mazda6 qui reprennent des traits communs pour offrir une facture bien personnelle à la marque. Ainsi, la nouvelle Mazda3 s'identifie à sa famille en arborant à son tour un épaulement très marqué des ailes avant dans le but de suggérer plus de dynamisme. Cependant elle inaugure une calandre en rupture avec celles de ses aînées, avec une grande grille, au lieu de deux superposées, accompagnée de larges prises d'air dans les angles et de blocs optiques plus étirés faisant ressortir des phares ronds en leur centre. En positionnant la calandre plus bas, le profil plongeant est accentué en offrant un caractère plus viril à l'ensemble. Et voilà sans doute la nouvelle signature des faces avant des futures Mazda.
Une finition impeccable
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| Un arrière remarquablement sculpté |
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Longue de 4,46 m, soit 4,5 cm de plus que l'ancienne, le profil de la Mazda3 se montre également plus agressif par une ligne de caisse légèrement ascendante, un toit plus fuyant, des vitres arrière traitées différemment et un large becquet surmontant le hayon. L'aérodynamisme ainsi amélioré lui permet d'afficher un Cx de 0,30.
La face arrière mieux sculptée reçoit des longs feux en obliques reliant la ligne de ceinture de caisse et le pli du hayon, créant du relief et une véritable harmonie de l'ensemble.
Basée sur la même plateforme que la précédente Mazda3, l'empattement de 2,64 m reste aussi inchangé et l'habitabilité ne varie pas mais elle était très satisfaisante. En revanche tout a été remanié avec notamment une planche de bord, au revêtement moussé et grené, composée de deux grands cadrans derrière le volant surmontés d'une grande visière englobant la console centrale et abritant l'ordinateur de bord et l'écran du système de navigation, pas assez grand d'ailleurs pour une bonne lisibilité. La qualité des matériaux est irréprochable comme leurs ajustements
Un excellent châssis
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| Un planche de bord très fonctionnelle |
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Le volant et le siège conducteur se règlent dans tous les sens, le levier de vitesse est à bonne distance et l'accoudoir coulissant central complète la notion de confort. De quoi se sentir bien à bord et prendre la route en ayant eu soin toutefois de mémoriser toutes les fonctions mises à disposition sur le volant concernant le système audio, le GPS, le téléphone mains-libres et le régulateur de vitesse. Le système d'éclairage de bienvenue de l'habitacle rend l'ambiance chaleureuse et pour le bien-être des passagers, l'insonorisation a été améliorée.
Le coffre se montre d'une contenance correcte de 340 litres tout en ne recevant qu'une roue de secours galette, mais surtout passe à 1.360 litres en rabattant la banquette qui se présente en 60/40.
Le confort a aussi fait pas mal de progrès, et on le doit sans doute à une rigidité accrue de la caisse, au train avant MacPherson modernisé et à une nouvelle suspension arrière multibras. La tenue de route y gagne aussi beaucoup, ce qui a été apprécié sur les petites routes bordant la côte atlantique du Portugal autour de Cascais, d'autant que la direction à assistance électro-hydraulique asservie à la vitesse se révèle directe et précise et que le contrôle de stabilité électronique veille en cas de besoin.
Des rapports bien longs
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| Un seuil de coffre un peu haut |
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Sous le capot de la nouvelle Mazda3, l'éventail des motorisations est simple et cohérent avec deux essence et autant de diesel, pour un choix entre une conduite paisible ou plus sportive. Mazda profite de l'occasion pour mettre en service un nouveau turbodiesel d'une cylindrée de 2,2 litres délivrant 185 ch avec un couple de 400 Nm pour une consommation moyenne de 5,6 litres... en conduite très raisonnable. De la puissance, du souffle à revendre mais une boîte mécanique à 6 rapports bien longs notamment sur les trois derniers qui sont surmultipliés, juste pour se plier aux caprices du dieu CO2 et afficher un rapport gratifiant de 149 g/km.
Pour le second turbodiesel, il s'agit du 1,6 litre à filtre à particules de 109 ch avec un couple de 240 Nm qui a été remanié pour arriver à une consommation moyenne de 4,5 litres et surtout de 119 g/km de CO2, grâce encore une fois à une boîte de vitesse mécanique à 5 rapports tirant longs. D'où l'obligation parfois de pousser sur les trois premières vitesses pour obtenir de la reprise, ce qui s'entend dans l'habitacle et ne ménage pas au bout du compte ni la consommation, ni les émissions de CO2. Pour autant, cette motorisation sera la plus demandée en collant parfaitement à la mode de l'amateur de bonus à 700 €.
Un équipement soigné et complet
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| Une ligne tout à fait séduisante |
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En réalité, la solution la plus intelligente, pour ceux qui ne roulent pas trop mais aiment une conduite plus homogène, demeure la motorisation essence et le 1,6 litre de 105 ch, moins bruyant et moins cher de plus de 2.000 € par rapport au diesel équivalent est une bonne affaire. Encore une fois le reproche concerne des rapports trop longs, mais monter en régime jusqu'à 6.000 tours n'est pas un problème. De plus, la consommation reste contenue à 6,3 litres.
Avec le 2 litres de 150 ch, la Mazda3 devient en revanche plus onctueuse et plus souple, d'autant qu'il est accouplé à une boîte automatique à 5 rapports, mais un certain malus dû à un excès de rejet de CO2 le condamne à la marginalité. Heureusement, une prochaine version dotée d'une boîte manuelle à 6 rapports et du système stop and start le sortira du ghetto.
Voilà donc une nouvelle Mazda3 bien armée pour affronter la concurrence avec ses qualités traditionnelles dont un équipement généreux. Par exemple, dès le premier degré de finition, elle offre des jantes en alliage, l'aide au stationnement arrière, des rétroviseurs rabattables et escamotables électriquement, un régulateur de vitesse, une climatisation automatique bi-zone, un volant multifonctions...Au bout du compte, il faut admettre que son tarif est plus que raisonnable.
J'ai aimé
- La ligne dynamique
- La qualité de finition
- L'équipement très fourni
- Les prestations routières
Je n'ai pas aimé
- Les rapports trop longs des boîtes de vitesse
- L'écran GPS trop petit
- Une galette pour roue de secours
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