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| Les lignes de la Mazda3 affichent déjà un esprit sportif, il n’est pas nécessaire d’en faire plus |
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Marseille – La Mazda3 est décidément une voiture qui joue dans toutes les catégories sans jamais négliger le plaisir du conducteur. La panoplie de moteurs commence avec un 1,6 L essence de 105 ch qui offre déjà des performances convaincantes. Le 2,0 L à injection directe de 151 ch semble être le prolongement naturel de la gamme qui se termine en fanfare par la version MPS, concurrente des RS et GTI, avec son quatre cylindres essence suralimenté de 2,3 L développant 260 ch. Mais les diesel connaissent leurs équivalents pour séduire le plus grand nombre d’utilisateurs. Outre le 1,6 L de 109 ch, Mazda propose un compromis alléchant entre sportivité et sobriété avec le 2,2 L de 185 ch. De l’extérieur pourtant, elle peut passer inaperçu, contrairement à la MPS qui affichait ostensiblement son entrée d’air sur le capot avant, son double échappement et son béquet arrière pour appuyer son ambition sportive.
Entre 5,2 et 7,1 L aux 100 km
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| Elle conserve ses qualités routières et son habitabilité de citadine |
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Si la Mazda3 2,2 L diesel ne laisse aucun indice a priori lorsqu’on la regarde, cela ne la rend pas timide sur la route. Le 0 à 100 km est avalé en 8''2, soit 2 secondes de mieux que le 2,0 L essence et 2 secondes de moins que la MPS. La vitesse maximale donnée à 213 km/h n’a rien d’exagérée, tout comme le couple de 400 Nm à 1.800 tr/min qui permet à la Mazda3 de s’arracher d’une situation délicate en un seul coup d’accélérateur. Ce 2,2 L diesel sera toutefois le plus efficace entre 2.000 et 4.000 tr/min, s’essoufflant très vite au-delà, jusqu’à la zone rouge qui débute peu après 4.500 tr/min.
Pour ceux qui craindraient les retombées financières de telles performances, les consommations ont de quoi rassurer. Lors de l’essai, sur un petit parcours autoroutier et urbain à vitesses légales, la Mazda3 s’est montrée peu gourmande, comme on pouvait s’y attendre, avec une consommation moyenne de 5,2 l/100 km. Sur la deuxième partie du test, le 2,2 L MZR-CD a été poussé plus fort sur des cols et des petites routes sinueuses, sans souci d’économie. Les résultats étaient cependant probants puisque l’ordinateur de bord n’affichait que 7,1 l/100 km, une moyenne bien raisonnable en regard de la façon dont il avait été sollicité.
Disponible à 25.500 €
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| L’intérieur est bien fini mais aurait mérité encore plus d’attentions sur les matériaux |
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Accouplée à cette motorisation, Mazda n’offre qu’une boite manuelle à six rapports, comme sur l’ensemble de sa gamme diesel qui manque cruellement d’alternative. Elle a en revanche le bon goût d’être bien étagée, contrairement aux versions plus « basiques », pour permettre à la 6ème de tirer vers la vitesse de pointe sans peine. Seul un léger retour de couple sur les rapports inférieurs donnera l’impression d’une boite trop dure.
Le comportement routier est dans la lignée du reste, surfant sur l’esprit de compromis qui entoure cette Mazda3 et son 2,2 L diesel. Elle conserve toutes les caractéristiques initiales de l’auto, laissant la MPS dans sa niche. Ainsi les suspensions avant sont indépendantes avec des amortisseurs McPherson tandis que l’arrière bénéficie de suspensions multi-bras avec amortisseurs monotubes.
Ce moteur n’est disponible qu’avec la finition Sport qui propose les jantes 17 pouces, les feux arrière à LED, le système d’aide au stationnement, le volant réglable en hauteur et en profondeur. Avec seulement 149 g de CO2/km, il n’est pas soumis au malus écologique, ce qui n’est pas un mal car cette Mazda3 coûte quand même 25.500 €, soit 4.000 € de plus que le diesel de 109 ch. Il y a certes de quoi hésiter mais il n’y aura pas de quoi être déçu.
J'ai aimé
- l’étagement de boite
- les consommations
- les performances
Je n'ai pas aimé
- l’absence de boite automatique
- le prix un peu élevé
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