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Mazda CX-7

2009-
Mazda CX-7
enfin le diesel !
Depuis sa sortie il y a plus d’un an, le SUV 4x4 de Mazda ne proposait que des moteurs essence alors que la tendance se situerait plus au diesel pour ce type de véhicule. La marque nippone a donc rectifié le tir en dotant le CX-7 du MZR-CD turbodiesel de 2,2 litres. Elle en a aussi profité pour lui offrir quelques retouches esthétiques tout en conservant un haut niveau de confort et de finition. Pour près de 37.000 € l’offre est tentante, il ne reste plus qu’à savoir si elle trouvera son public.
Renaud LACROIX, le 20 novembre 2009

Mazda CX-7
Une face avant agressive

Munich – Mazda, de son aveu, confirme que dans la catégorie du CX-7, les moteurs diesel seront sans doute les plus vendus. Pourquoi alors n’avoir lancé que des essence en 2008 et tant attendre pour sortir le diesel ? Tout simplement parce que la marque n’avait pas de moteur approprié à mettre dans ce SUV qui représentait une nouvelle gamme chez Mazda. Question positionnement, le CX-7 se veut « au milieu » : entre le SUV et le SUV compact, il assure le confort de toute la famille mais les quatre roues motrices ne sont pas prévues pour le tout-terrain. Le côté « compact » reste lui aussi relatif puisqu’il faut compter 4,70 m de long pour une masse de 1.865 kg.

Le CX-7 est donc un peu un mystère, d’autant que ses lignes toutes en rondeurs, ses optiques avant en trapèzes étirés et ses passages de roues bien marqués le place avantageusement dans la lignée de la Mazda3 MPS. L’extérieur a d’ailleurs bénéficié de quelques retouches avec des garde-boues, des baguettes chromées autour des vitres, une découpe arrière plus fluide et des jantes alliage de 18 ou 19 pouces. Cette nouvelle version mise donc sur le raffinement sans débauche d’artifices et cette subtilité est très bienvenue.

Des sièges confortables

Mazda CX-7
La qualité de finition est excellente

A l’intérieur aussi, le confort n’est pas un mot lâché pour appâter le chaland. A l’avant ou à l’arrière, les sièges en cuir beige ou noir sont accueillants, les accoudoirs agréables et la qualité de finition excellente partout. Au niveau des matériaux, les plastiques lisses en côtoient d’autres plus bas de gamme et le mariage ne se révèle pas systématiquement heureux. Dans l’ensemble, on se sent néanmoins bien accueilli dans l’habitacle et on ne pourra regretter que la dominante sombre des coloris de la planche de bord, trop triste pour un véhicule avant tout familial.

Le tableau de bord est originalement découpé en trois zones avec un compteur rond au centre qui s’inscrit dans une forme ovoïde, le tout étant cerclé de baguettes chromées. La console centrale est simple et de bon goût avec un accès simple à toutes les commandes. Le reste d’entre elles occupent les branches du volant, un avantage pour certain et une gêne pour ceux qui veulent appuyer sur le klaxon sans lâcher la couronne extérieure. L’écran du GPS est malheureusement tout petit et perdu en haut, au fond de la planche de bord. Plus d’espace est ainsi laissé à l’aération qui compte deux bouches latérales et trois au centre, permettant aux occupants des places avant de gérer efficacement les flux d’air.

Une belle brochette d'équipements

Mazda CX-7
Les lignes arrière sont plus fluides

Le nouveau CX-7 se pare aussi d’une belle brochette d’équipements supplémentaires avec une installation audio signée Bose, des phares xénon à allumage automatique, des essuie-glaces à détecteur de pluie, un système d’entrée et de démarrage sans clef, une caméra de recul qui utilise le même écran que le GPS, un déclenchement automatique des warnings en cas de freinage brusque et une alerte de véhicule en approche qui signale (avec un voyant et un son) que quelqu’un s’apprête à vous doubler.

Le volume du coffre ne change pas avec ses 455 litres en position « normale » et 1.348 litres avec la banquette arrière rabattue. Mais, il n'accueille qu'une roue de secours galette!

La ligne très élancée se paye une fois à l’intérieur par une visibilité relativement réduite à l’arrière. La découpe des vitres peut aussi surprendre avec huit vitres latérales, dont deux microscopiques curieusement situées en amont des rétroviseurs.

Un diesel creux en-dessous de 2.500 tr/min

Mazda CX-7
Sous le capot, le nouveau diesel de 173 chevaux

Sous le capot, on retrouve donc le moteur turbodiesel MZR-CD 2,2 litres à rampe commune, le véritable changement apporté par Mazda. L’intérêt principal de ce quatre cylindres en ligne vient des 199 grammes de CO2 émis au kilomètre pour limiter le malus écologique à 750 €. Il répond aussi aux normes antipollution Euro V et se dote du nouveau système SCR de réduction sélective par catalyse qui détruit les NOx. La consommation annoncée est de seulement 7,5 litres aux 100 km.

Côté performances, le bilan est plutôt mitigé une fois sur la route. Malgré les 400 Nm de couple annoncés à 2.000 tr/min, la reprise est absente en-deçà de 2.500 tr/min. En cas de besoin, il faudra donc toujours bien surveiller son compte-tours pour ne pas être pris au dépourvu. Une fois passé ce seuil, le turbodiesel ne se cache plus et offre bien ce qu’on attend des 173 ch avec un confort sonore appréciable. Bien que la vitesse de pointe soit donnée pour 200 km/h, le 6ème rapport aura du mal à porter au-delà des 185, ce qui est, on en convient, déjà bien suffisant. La puissance se maitrise facilement et les quatre roues motrices associées au freinage bien dosé font presque oublier les presque deux tonnes du véhicule.

36.950 € pour une excellente qualité de finition

Mazda CX-7
Le CX-7 se sent chez lui dans les Alpes

La boîte de vitesses se montre en revanche un peu trop ferme, ce qui est surtout dommage quand on a besoin de rétrograder pour retrouver le couple. Le châssis quant à lui ne saurait être critiqué. Par rapport à la précédente version du CX-7, il a été rigidifié, notamment sur sa partie arrière avec plusieurs renforts et un épaississement des matériaux sans augmentation de masse. Le CX-7 allie donc confort de conduite et stabilité, en ligne droite comme en courbe.

Mazda propose ce nouveau CX-7 diesel à 36.950 €, un prix raisonnable pour un tel niveau de qualité, avec toujours la réputation de fiabilité qui accompagne la marque japonaise. Il est proposé dans sept coloris différents généralement sombres, hormis pour le blanc perle très lumineux. L’intérieur sera au choix, du cuir noir ou beige.

A quand le 2 roues motrices ?

Mazda CX-7
Pourquoi pas un 4x2 plus économique pour une clientèle plus urbaine

En définitive, on ne peut pas reprocher à ce CX-7 diesel d’arriver en retard par rapport à l’essence. Certes on aurait aimé le voir déjà en 2008, mais Mazda ne s’est pas contenté là de copier-coller la précédente version. Les retouches esthétiques sont incontestablement un plus et la volonté de conserver un bon niveau de finition permet d’accepter ce véhicule comme une nouveauté profitant d’une année d’expérience dans le domaine du 4x4. Il ne restera finalement que le problème de l’image. A qui s’adresse-t-il ? Le CX-7 propose quatre roues motrices sans aucune option électronique spécifique pour les terrains gras. N’aurait-il pas été judicieux de proposer aussi un autre type de transmission, 4x2 par exemple ? Avec son profil racé et son Cx de 0,34, on sait que l’on a affaire à une voiture de caractère mais la taille rappelle plus le SUV familial. Le risque est donc que le citoyen lambda qui cherche une voiture élimine d’emblée le CX-7 de ses choix car il n’y voit pas son intérêt alors même qu’il répond largement à ses critères. Paradoxalement, c’est la polyvalence du CX-7 qui pourrait induire en erreur. Ce serait en tous les cas dommage de passer à côté de cette voiture dont l’élégance extérieure va de pair avec le confort intérieur.

J'ai aimé Je n'ai pas aimé
les lignes plus fluides 
le confort des sièges  
la qualité de finition 
la stabilité du châssis 
le prix  
le manque de reprise en-dessous de 2500 tr/min 
la boîte un peu trop ferme 
avoir quatre roues motrices pour faire de la ville 
pas de boîte automatique 
une roue de secours galette 

Plus d'infos sur Mazda CX-7

   
 

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