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| Le prix de base est de 21.200 € |
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Munich – Bien que la Mazda6, descendante de la 626, soit connue sur le marché des berlines et des breaks, difficile d’en dire autant du monospace affublé du numéro 5. Sorti en 2005 pour succéder au Premacy, il n’a pas su imposer sa présence sur nos routes.
Le nouveau Mazda5 entend bien rectifier le tir en reprenant les codes esthétiques qui font le succès des derniers modèles de la marque. L’arrondi des ailes avant se prolonge en une vague qui ondule sur tout le profil jusqu’à rejoindre les rails des portes coulissantes.
Cet effet visuel original a le mérite d’intégrer ces derniers pour atténuer l’effet de cassure qu’ils représentent généralement sur le dessin d’ensemble.
Le Mazda5 offre des dimensions extérieures raisonnables avec 4,59 m de long et 1,75 m de large.
Finition décevante
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| L’effet de vague parcourt le profil |
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A l’intérieur, l’habitacle est assez dépouillé, même sur le plus haut niveau de finition. D’ailleurs seules quelques commandes au volant différencient le milieu du haut de gamme. La planche de bord tout plastique n’a rien de surprenant mais la qualité de l’ensemble reste toutefois largement en-dessous de ce à quoi Mazda nous avait habitué par le passé. Aussi désagréables à l’œil qu’au toucher, les pièces ne donnent même pas l’impression d’avoir été assemblés soigneusement. Ces défauts n’ont rien d’évidents, ils ne gênent pas le confort en soi mais participent à une atmosphère morne.
Les efforts de conception ont plutôt été tournés vers la modularité des cinq places arrière. La deuxième rangée se compose de deux vrais sièges et d’un strapontin central utilisable seulement en appoint. Il peut être replié sous l’assise du siège de gauche et remplacé par une tablette cachée dans l’assise du siège de droite. Tous les éléments peuvent aussi être rangés pour libérer un couloir étroit, destiné au rangement d’objets longs ou au passage d’un enfant d’une rangée à l’autre.
Facilement modulable
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| Un intérieur pas très original |
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Les manœuvres de basculement des assises et des dossiers se fait très simplement en tirant des lanières, sans se préoccuper des attaches de ceintures qui pivotent automatiquement pour ne pas bloquer le système.
Les portes coulissantes, électriques sur le dernier niveau de finitions, s’ouvrent suffisamment pour permettre un accès facile à la dernière rangée, composée de deux sièges. Les quatre sièges arrière peuvent aussi être rabattus complètement pour former un nouveau plancher.
Le volume du coffre passe alors d’un tout petit 158 litres à 1.485 litres, du plancher au pavillon.
L’habitabilité arrière est bonne pour des enfants mais des adultes pourraient aussi bien s’en accommoder pour des petits trajets. Le Mazda5 offre des dimensions extérieures raisonnables avec 4,59 m de long et 1,75 m de large
Un diesel en attente
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| Le siège central peut être remplacé par une tablette |
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Deux moteurs essence sont actuellement proposés : un 1,8 L de 115 ch et le nouveau 2 litres de 150 ch avec le système i-stop, équivalent du start/stop. L’offre sera complétée début 2011, peu après la commercialisation du Mazda5, par un 1,6 L diesel de 115 ch. Toutes ces motorisations sont accouplées à une boite manuelle à six rapports, la boite automatique n’étant pas encore à l’ordre du jour chez Mazda qui tend à afficher un gros retard dans ce domaine.
Le 115 ch essence s’acquitte de sa tâche correctement, sans surprendre mais sans décevoir non plus. Sa consommation officielle de 7,2 litres aux 100 km se vérifie sur la route.
En revanche, les performances du 150 ch sont plus déroutantes. La différence est à peine notable entre les deux motorisations ! Conçu pour limiter la consommation et les rejets de CO2, ses accélérations sont complètement anesthésiées. A sa décharge, il faut admettre que la conduite gagne en douceur et en confort. On garde cependant la fâcheuse impression d’avoir perdu 40 ch en route tant le manque de reprise est flagrant. Les rapports longs ne sont pas d’un grand secours et la 4ème a tout juste plus de punch que la 6ème sur autoroute. A force de demander la puissance là où on l’attendrait, la consommation officielle de 6,9 litres aux 100 a plutôt tendance à dépasser les 8 litres sans vergogne.
Suspensions améliorées
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| Les sièges se rabattent simplement |
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Le 150 ch comme le 115 ch ont le mérite d’être silencieux. Quand le i-stop coupe le moteur à l’arrêt, c’est un agrément de plus. Le 2 litres redémarre rapidement dès qu’on appuie sur l’embrayage mais la vibration ne passe pas inaperçu.
Côté confort routier, les améliorations de suspensions se font agréablement sentir par rapport à la première génération du Mazda5. L’amortissement s’accorde à une conduite urbaine comme routière ou autoroutière. De même, la direction gagne en précision sans flottement autour du point milieu et le freinage puissant reste bien dosé.
De nombreux équipements de sécurité passive sont proposés de série : contrôle dynamique de stabilité, antipatinage électronique, répartiteur électronique de freinage, aide au freinage d’urgence et système de signalisation d’arrêt d’urgence.
Diesel à partir de 25.700 €
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| Le diesel sera essayé début 2011 |
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Le Mazda5 est disponible avec trois niveaux de finition. Le premier se contente du minimum d’équipements avec la motorisation 115 ch essence, au prix de 21.200 €. Le niveau Elegance rajoute les jantes 16 pouces, le système d’aide au stationnement arrière, le régulateur de vitesse, la climatisation automatique et l’ordinateur de bord. Rien d’exceptionnel non plus pour un monospace. Toutes les motorisations recevront ce niveau de finitions : essence 115 ch à 23.000 €, essence 150 ch à 24.200 € et diesel 115 ch à 25.700 €. Le haut de gamme, seulement présent sur le diesel, offre les jantes 17 pouces et les portes coulissantes électriques pour un surplus de 2.100 €. Cette répartition n’incite pas à monter en gamme, même pour les portes coulissantes électriques qui auraient pu représenter un argument de vente efficace. Mazda nous laisse un peu sur notre faim avec un monospace qui semble sorti en hâte pour se repositionner face à la concurrence, sans équipements accrocheurs ou motorisations alléchantes. Il est principalement dommage de ne pas retrouver la qualité de finition qui servait de signature à la marque bien que le confort routier soit au rendez-vous.
J'ai aimé
- Le profil original
- La manœuvrabilité des sièges arrière
- Les améliorations de suspensions
- Le système i-Stop
Je n'ai pas aimé
- Le manque d’équipements
- Le 150 ch qui semble en faire 110
- Les reprises molles sur autoroute
- La qualité de finition moyenne
- Pas de boîte automatique
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