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| La nouvelle Classe B s’est aussi rabaissé de 46 mm. |
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Lisbonne – Sans respect aucun pour l’ordre alphabétique, la nouvelle Classe B devance la Classe A dont la prochaine génération sera dévoilée au salon de Genève 2012. Elle se présente aussi comme la première voiture d’une future gamme de compactes à venir bientôt chez Mercedes. On attend parmi elles un petit SUV, un « petit CLS » et un dernier modèle mystère sur lequel on ne sait rien. Les indices sont maigres mais on saisit bien quelle direction souhaite prendre Mercedes avec ses prochains produits. Cette orientation s’explique, en France tout du moins, par les volumes de la Classe B qui représentent près d’un quart des ventes de la marque étoilée chez nous.
D’ailleurs Mercedes n’a pas pris trop de risques pour dessiner son nouveau monospace compact et ceux qui aimaient les formes de la génération précédente ne seront pas effrayés. La face avant, qui se veut « plus démonstrative », se différencie surtout par les feux bi-xénon et les feux de jours ronds à LED en bas du bouclier. Cependant ils ne sont de série qu’à partir du troisième des quatre niveaux de finition. Sur la face arrière, on notera seulement le béquet et l’antenne radio intégrée dans la carrosserie.
La qualité au rendez-vous
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| L’ambiance intérieure sur le dernier niveau de finition correspond à l’idée qu’on se fait d’une Mercedes. |
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Les mensurations ont en revanche bien changé puisque l’empattement a été raccourci de 9 mm tandis que la longueur totale a été portée à 4,36 m, soit 86 mm de plus qu’avant. Cet agrandissement profite aux passagers arrière qui gagnent 12 mm d’espace aux jambes mais pas au volume de coffre qui sacrifie 58 L et descend à 486 L. L’habitabilité arrière est effectivement excellente, que ce soit pour les genoux ou la tête. Dommage que Mercedes ne soit pas allé jusqu’au bout de son idée en proposant de série les équipements caractéristiques d’un monospace. L’accoudoir central arrière, les rangements supplémentaires, les tablettes, la banquette coulissante et les vitres surteintées ne sont disponibles que dans un pack à 650 ou 950 €.
L’habitacle bénéficie d’un soin notable qui démontre une véritable amélioration de Mercedes dans ce domaine par rapport à la précédente Classe B. Les compteurs sont lisibles, les commandes viennent naturellement sous la main, les pièces sont bien ajustées et les différents matériaux qui composent l’ensemble sont aussi agréable à l’œil qu’au toucher. Les plages de réglages des sièges et du volant permettent de toujours trouver une position de conduite confortable, d’autant que l’espace aux genoux est là aussi très appréciable.
Quatre puissances
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| La B 200 CDI effectue le 0 à 100 km/h en 9''5. |
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Seuls deux blocs à quatre cylindres sont proposés, un essence et un diesel, chacun décliné en 180 et 200. Ces dénominations, qui n’ont pas le bon goût de correspondre à la cylindrée ou la puissance, demeurent pourtant les termes officiels employés par Mercedes que l’on retrouve inscrits sur la face arrière. Cela se traduit par des puissances respectives de 122 et 156 ch pour le 1,6 L essence tandis que le 1,8 L CDI diesel développe 109 ou 136 ch. On constate alors que la gamme de motorisations offre un choix assez large pour couvrir les demandes les plus courantes. De plus, les diesel donnent leur couple maximal de 250 ou 300 Nm dès les bas régimes, ce qui confère à la Classe B des reprises efficaces. Tous les moteurs sont badgés BlueEfficiency pour signaler l’utilisation des technologies Mercedes les plus récentes en matière d’injection directe et de rampe commune. Ils se placent tous dans la zone neutre des primes écologiques. Les consommations démarrent à 4,4 L/100 km pour les diesel et 5,9 L/100 km pour les essence.
Stop/Start de série
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| Le volume de coffre évolue de 486 à 1.545 L. |
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Dans la pratique, la B 200 CDI (donc le 136 ch diesel) que nous avons testée tendait plutôt vers 6 L/100 km sur des trajets mixtes, ce qui reste un chiffre plus qu’acceptable pour un monospace compact avec un tel duo couple-puissance. Le Stop/Start Eco, toujours aussi discret, est de série sur toutes les motorisations. Actuellement, seule une boite manuelle à six rapports est proposée mais elle sera rejointe en février 2012 par la 7G-DCT, la boite double embrayages à sept rapports à 2.000 €.
La Classe B se montre à l’aise sur tous les parcours, qu’ils soient urbains ou autoroutiers. Si elle ne manque pas de souplesse dans ses accélérations et ses reprises, elle pêche en revanche par une suspension encore un peu raide malgré les progrès effectués depuis le modèle antérieur. La direction précise et directe s’associe aux nombreux équipements de sécurité active pour faire de la Classe B un monospace compact sécurisant et plaisant à conduire.
L’addition (salée)
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| Certains détails esthétiques sont empruntés au CLS. |
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L’ensemble des équipements, des packs et des options est impossible à détailler ici tellement ils sont nombreux. On se contentera de dire que les tarifs démarrent à 25.900 € pour la Classe B essence et 27.400 € pour le diesel. Cependant, comme toujours chez le constructeur germanique, il faudra au moins monter au deuxième niveau de finition pour avoir un produit correct (1.750 € de plus) voire au troisième (encore 1.350 €) pour vraiment se sentir dans une Mercedes. Le dernier saut est le plus dur à faire puisque le haut de gamme demandera un apport de 5.200 € supplémentaires pour se parer des jantes 18 pouces, du toit ouvrant, des sièges chauffants, du système de navigation le plus avancé, etc.. Avec les packs coûtant entre 600 et 4.000 €, on arrivera vite à 35.000 €. Les prix sont certes loin au-dessus de la concurrence conventionnelle mais ils reflètent un positionnement premium avéré, un confort certain et une quantité d’équipements non-négligeable
J'ai aimé
- La direction précise
- La qualité de finition
- Le confort général
- Le panel de motorisations
- Le large choix d’options et de packs
Je n'ai pas aimé
- Le prix de la 7G-DCT
- L’obligation de monter en gamme rapidement
- La raideur de suspension
- Les éléments de modularités pas de série
- Aucun effort sur la ligne
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