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| Les modifications esthétiques sont minimes. |
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Malaga - De l'extérieur, seul l'oil du connaisseur saura faire la différence entre la Classe C sortie en 2007 et la version restylée lancée depuis le mois de mars. Les feux de jour sont désormais intégrés dans le pare-choc avant avec les antibrouillards et le capot moteur est en aluminium. A l'arrière, on découvre un éclairage de la plaque d'immatriculation et des feux à LED, une barre chromée sous le logo étoilé et un pare-choc « plus structuré avec insert couleur carrosserie ». Autant dire rien de transcendant. Heureusement Mercedes n'est pas du genre à tendre vers la facilité. Le « facelift » est surtout un prétexte pour réactualiser la ligne de motorisations et la boite automatique. Si le style des berlines allemandes ne s'en trouvera pas révolutionné, les consommations en baisse de 3 à 28 % permettent en revanche de placer tous les diesel dans la zone neutre des primes écologiques (sauf le 204 ch avec la transmission intégrale).
Huit motorisations
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| Les jantes 16 pouces procurent plus de confort. |
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L'offre moteurs est très diversifiée avec quatre essence et quatre diesel, plus deux autres diesel et un 63 AMG qui devraient être commercialisés dès le second semestre 2011. Ils sont tous estampillés BlueEfficiency et disposent presque tous du système Stop/Start Eco auquel on doit une bonne part des économies de carburant. Sa discrétion et son silence de fonctionnement en font un ajout appréciable et non un simple artefact pour truquer les chiffres de consommations et de rejets de CO2.
Les diesel se déclinent en 120, 136, 170 et 204 ch. Les motorisations essence sont proposées en 156, 184 et 204 ch avec un nouveau V6 de 306 ch. Hormis pour ces deux derniers, il est possible de choisir entre une boite manuelle à six rapports ou la nouvelle boite automatique 7G-Tronic Plus. C'est d'ailleurs avec elle que les plus gros progrès sur les émissions de CO2 sont enregistrés. Dans le cadre de cet essai, nous avons testé la version break avec le 220 CDI (170 ch diesel) et la berline avec le 250 CDI (204 ch diesel), tous deux accouplés à la boite automatique.
Un break de course
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| Le volant recoupé est très seyant. |
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Le break bénéficiait de la finition Avantgarde Executive avec un pack Sport AMG. Il se distingue notamment par un volant trois branches recoupé, un hayon à ouverture et fermeture électrique, des rétroviseurs rabattables électriquement et des jantes alliage 18 pouces. Par rapport à la finition Avantgarde simple, l'Executive se pare aussi d'un système de navigation 3D avec disque dur, de l'aide au stationnement Parktronic et des feux directionnels adaptatifs. Le volant, la planche de bord et la console centrale sont rehaussés de nombreux éléments couleur aluminium qui cassent avantageusement les teintes sombres du reste de l'habitacle. Les détails sont soignés et la qualité de finition est au rendez-vous. En revanche, comme souvent chez Mercedes, beaucoup de petites choses qu'on croit de série sur une berline premium se trouvent en fait en option, comme les sièges tout électriques à 600 € ou la climatisation automatique trois zones à 700 €.
Une conduite sécurisante
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| Le hayon est électrique de série sur le break. |
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Le comportement routier de la Classe C break donne ce que l'on peut attendre d'une voiture de ce segment. Le système d'amortissement Agility Control, de série sur toutes les versions, asservit la réponse des trains de roulement aux sollicitations de la chaussée. Ainsi le confort général s'en trouve amélioré sur n'importe quel type de revêtement, pour peu qu'on ne décide pas d'opter pour des jantes 18 pouces et un pack AMG. Dans ce cas, la conduite s'orientera plus vers la sportivité au détriment du reste. On remarquera néanmoins une certaine tendance au roulis dans les enchainements serrés, probablement dû au centre de gravité plus élevé que celui de la berline.
La boite automatique 7G-Tronic Plus annonce officiellement des temps de réponse plus courts que sur sa devancière la 7G-Tronic. Dans la pratique, même si les passages de rapports se font en douceur, on observera systématiquement un temps de réponse notable qui empêche de monter ou descendre deux vitesses à la suite rapidement. La durée de vie de l'huile de boite a été améliorée puisque l'intervalle entre deux changements est passé de 50.000 à 125.000 km. Dommage que les palettes au volant ne soient pas incluse dans cette option à 2.200 € mais seulement disponibles dans le pack Sport AMG.
La berline de papa
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| D'une finition à l'autre, tout change. |
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La berline essayée proposait une expérience complètement différente de celle du break. La finition Elegance, avec son volant rond à quatre branches et son intérieur mélangeant le beige, le gris et le bois, s'adresse à une clientèle moins jeune et plus conservatrice comme en témoigne l'étoile plantée sur le capot, absente sur l'Avantgarde. Dans le même esprit, les jantes 16 pouces assurent plus de confort, cette fois au détriment du dynamisme. Le moteur 250 CDI a beau développer 34 ch de plus que le 220 CDI du break, la différence n'est pas flagrante. Les deux se comportent pourtant très bien et consomment entre 4,4 et 5,3 L/100 km sur le papier. Dans la pratique, il faudra compter un à deux litres supplémentaires mais les chiffres demeurent honorables. Ces moteurs se démarquent par leur souplesse et leur couple de 400 à 500 Nm disponible très tôt. Le panel de motorisations est ainsi très fourni mais les faibles écarts de puissance entre chaque déclinaison du quatre cylindres ne semblent pas forcément pertinentes.
Les tarifs s'échelonnent de 30.400 à 55.000 € pour la berline et de 31.600 à 54.750 € pour le break, sans pack ni option.
J'ai aimé
- La qualité de finition
- Le confort de l'habitacle
- Le comportement routier
- Les possibilités de personnalisation
Je n'ai pas aimé
- Les temps de réponse de la boite auto
- Les prix
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