Aller faire du tout chemin en Mercedes ML peut paraître incongru. Pourtant, il est conçu pour ça. Mais quand même, imposer à une belle voiture de 50.000 € des chemins défoncés et rayer sa peinture à grands coups de branches, c'est un peu un crime, ou juste du luxe que bien peu de propriétaires d'ailleurs se permettent.
Gaby PARIENTE, le 09 septembre 2005
Un bol d'air à la campagne en ML 350, c'est bon.
En fait, le ML, comme bien d'autres de ses concurrents, se rencontrent davantage dans les embouteillages des grandes villes ou dans les stations de sports d'hiver. En ville, il est devenu l'un des rois pour la sécurité qu'il dispense avec sa position élevée et son gabarit imposant, mais aussi pour la facilité à escalader les trottoirs en vue d'un stationnement souvent illicite.
A la montagne, il est en revanche dans son élément, surtout l'hiver, où ses 4 roues motrices se joueront de la neige fraîche ou du verglas.
Une ligne affinée
Dans le coffre, il y a de la place pour tout le monde.
Et la nouvelle version de la Classe M est encore plus somptueuse et plus sophistiquées. Plus efficace donc, mais avec la même envie de le préserver au maximum. Esthétiquement, le ML se montre toujours aussi trapu et racé, mais sa ligne s'est un peu affinée, il est plus élégant et gomme mieux son air de camionnette. Il est plus grand et plus large ce qui se traduit par une habitabilité supérieure à l'ancien modèle. L'habitacle profite d'un remaniement général pour offrir plus de luxe, mais surtout développer le côté pratique avec notamment une foule de rangements.
L'électricité est partout, aussi bien pour les 4 vitres électriques que pour les réglages des sièges avant dans les trois dimensions, ceux du volant en hauteur et profondeur, le maniement du toit ouvrant et même la fermeture du hayon.
Cinq personnes peuvent voyager à l'aise et le coffre est gigantesque. En repliant les sièges arrière, il l'est encore plus, de quoi installer un petit matelas gonflable et on dort. D'accord, quand on a un Mercedes ML, on peut normalement se payer l'hôtel.
Un sentiment de puissance et de sécurité
La partie arrière a été joliment retravaillée.
Bref, au volant, c'est le bonheur, on trouve la position idéale et on domine la situation. Si au départ, on est un peu déconcerté par le levier commandant la boîte automatique au volant, on s'y fait vite et cela dégage sur la console centrale un bel espace pour y mettre sac à mains et téléphone. En revanche, la manette du régulateur de vitesse, placée trop près derrière celle des clignotants, n'est ni pratique, ni esthétique. La planche de bord agrémentée de ronce de noyer est du plus bel effet et se marie bien avec la sellerie en cuir.
Sur la route, le ML se manie facilement malgré sa taille imposante et la puissance toujours disponible offre une sécurité appréciable, notamment lors de dépassements. Les 272 ch du nouveau V6 essence, entre autres, sont inépuisables et les 7 rapports de la boîte les exploitent à merveille. Il se conduit sans effort, comme une berline, malgré un poids respectable, dû à son équipement princier et sa nombreuse haute technologie embarquée.
Justement, avec toutes les aides électroniques concernant le contrôle de la motricité et du freinage, on peut se croire invincible. Alors attention à ne pas dépasser les lois de la physique, il y a plein d'airbags, autant qu'ils restent là où ils sont.