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| Un profil fluide et bien équilibré |
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Barcelone. Le nom de Mitsubishi évoque en priorité le véhicule tout-terrain et la marque au diamant brille essentiellement par son joyau Pajero qui s'est couvert de gloire sur le Dakar. Mais sur la fin des années 90 du siècle dernier, Mitsubishi régnait en maître sur les rallyes du championnat du monde avec un certain Tommi Makinen au volant d'une Lancer.
Et c'est justement avec une Lancer que Mitsubishi veut conquérir une meilleure place sur le marché européen. Un peu tard pour capitaliser sur un nom glorieux, presque oublié chez nous, mais le constructeur nippon n'a pas lésiné sur le retour en grâce de sa Lancer en lui offrant une gamme complète forte de deux carrosseries, de moteurs essence et diesel avec à son sommet le fameux modèle Evolution, stigmatisant le sport de haut niveau.
La révolution stylistique se situe avec l'arrivée d'une carrosserie 5 portes pour se mettre en conformité avec le courant qui veut que 70 % des clients de ce segment se tournent vers cette formule. La preuve en est que Subaru vient d'en faire autant avec son Impreza sans même proposer une alternative 4 portes.
Une calandre d'avion de chasse
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| Un béquet très sportif |
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Mitsubishi a également pris soin de donner un nom annexe de baptême à son nouveau produit en l'appelant Lancer Sportback, laissant le nom seul de Lancer à la berline 4 portes. Ainsi pas de confusion, ce qui évite aussi de heurter la sensibilité des fans du modèle traditionnel auréolé d'un titre de champion du monde.
Sur la base d'une plate-forme commune avec Chrysler, la Lancer Sportback est longue de 4,58 m et se caractérise au premier coup d'oeil par l'esprit sportif qu'elle veut dégager avec une grosse calandre dite ''jet fighter'' puisant son inspiration dans l'admission d'air des avions de chasse, Mitsubishi étant également un constructeur de jets. Flanquée des deux côtés par des optiques biseautés abrités par le capot en aluminium, la Sportback semble avaler la route. A noter que le bouclier frontal est en un seul morceau, autorisant facilement des changements ultérieurs du design de l’avant.
Le profil offre un aspect fluide avec une ligne de caisse montante se terminant sur un arrière tronqué et donnant un caractère dynamique avec des passages de roue légèrement marqués mettant en valeur des jantes en alliage de 16 à 18 pouces selon les versions.
A l'arrière, un large béquet vient coiffer le hayon et son rôle aérodynamique est là pour procurer à la voiture une meilleure stabilité à vitesse élevée (en Allemagne ou sur l'île de Man) et une économie de carburant.
Un intérieur sportif et austère
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| Un tableau de bord très sobre |
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L'habitacle de la Sportback est également traité très sportivement, avec une ambiance noire dominante, mais aussi un peu triste, même si des touches argentées se retrouvent sur le tableau de bord et sur le volant cuir accueillant les commandes du système audio et le régulateur de vitesse. Les deux grands compteurs du tachymètre et du compte-tours sont abrités sous une visière au design de ''lunettes de soleil'', et entre les deux figurent les indications de l'ordinateur de bord.
Si l'assemblage de la planche de bord ne souffre d'aucune critique, son plastique dur n'est pas très avenant et la console centrale manque d'originalité. En haut de celle-ci se situent soit les commandes du système audio, soit l'écran GPS. Dans le cas de ce dernier, sa position avancée ne facilite pas sa lecture.
Les sièges avant enveloppants avec des supports latéraux confirment l’esprit sportif de la Sporback et le conducteur bénéficie d’un soutien optimal, tandis qu'à l'arrière la place ne manque pas pour les jambes et la fonction de pliage automatique des sièges, fractionnable 60/40, accroît la modularité, faisant passer la capacité du coffre de 288 litres (ou 344 litres lorsque le plancher est en position basse) à 1.394 litres, tout en recevant une roue de secours galette.
Enfin, l’intérieur abrite divers espaces de rangement pour les petits objets soulignant le côté pratique de la voiture.
140 ch diesel ou 143 ch essence
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| Un simple clic pour basculer les sièges |
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Sous le capot de la Lancer Sportback, Mitsubishi a fait un choix simple et judicieux pour le marché français. En effet, ne pouvant miser sur des volumes de vente conséquents, il est seulement proposer deux motorisations, une en essence et une en diesel, toutes deux de puissance équivalente et correspondant à l'essentiel de la demande actuelle.
Ainsi, on trouve un 2 litres turbodiesel bien connu fourni par Volkswagen. La technologie des injecteurs pompes n'est pas récente, mais le rendement de ce 4 cylindres 16 soupapes et deux arbres à cames en tête demeure performant. Il développe 140 ch et donne un couple de 310 Nm, pour une vitesse maximale annoncée de 204 km/h, une accélération de 0 à 100 km/h en 9”6, une consommation moyenne de 6,2 litres et un niveau de CO2 de 163 g/km, d'où 200 € d'écotaxe à prévoir. Il est couplé à une boîte manuelle 6 vitesses.
Le moteur essence est lui dérivé du bloc développé en collaboration avec DaimlerChrysler et Hyundai. Il s'agit d'un 1,8 litre 4 cylindres 16 soupapes développant 143 ch qui autorise une vitesse de pointe de 196 km/h, une accélération de 0-100 km/h de 10”4 et une consommation moyenne d’essence de7,9 litres/100 km. Le niveau de CO2 de 188 g/km entraîne un malus de 750 €. Cette motorisation est couplée à une boîte manuelle à 5 rapports ou en option à une boîte automatique CVT.
Un diesel fatiguant, un essence rassurant
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| Un plancher de coffre à deux étages |
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Au bout du compte, pas d'euphorie à espérer au volant de la Lancer Sporback, mais son tempérament est conforme à l'air du temps où il est interdit de se faire plaisir en voiture si ce n'est de profiter des dernières nouveautés électroniques dont la voiture peut être équipée en option ou selon les versions : systèmes d’alarme, de communication multimédia, de navigation intégrée avec écran tactile et serveur musical, de kit téléphone mains libres Bluetooth avec reconnaissance vocale ou encore d’ouverture et de fonctionnement sans clé, d'allumage automatique des phares et essuie-glaces sensibles à la pluie...
Le comportement routier de la Sportback n'attire aucune critique particulière d'autant qu'elle est équipée d'un système de contrôle de trajectoire et d'un anti-patinage. Le freinage est sans histoire et la direction est précise avec un rayon de braquage de 5 m particulièrement appréciable en ville. Cependant, le confort est pénalisé sur la version diesel par une sonorité quelque peu envahissante et surtout par une direction trop ferme. De plus les premiers rapports de boîte se révèlent bien courts, 35, 70 et 105 km/h et difficile bien sûr de tirer plus de 4.200 tr/mn.
Des prix très compétitifs
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| Une calandre impressionnante |
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Autant d'inconvénients qui n'existent pas sur la version essence qui se montre plus sereine dans sa conduite comme on a pu le voir sur les petites de routes au dessus de Tarragone qui montent sur Montblanc mais ne culmine pas celui-là à 4.807 mètres. Pas étonnant que Mitsubishi annonce pour 2009 la venue d'un moteur diesel conçu par ses soins en espérant qu'il soit mieux exploité.
Aussi pour ceux qui veulent un peu plus d'émotion, la Sportback Ralliart de 240 ch leur tend les bras.
Mitsubishi propose sa Lancer Sportback en 4 niveaux de finition pour son modèle diesel dans une fourchette de prix allant de 21.500 € à 28.400 € et son modèle essence dans les deux finitions intermédiaires avec des prix de 20.000 € et 21.600 €.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
Le design
La place à l'arrière
Le rayon de braquage
La version essence plaisante
Les prix
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Le diesel bruyant
La direction ferme avec le diesel
L'ambiance intérieure triste
Le positionnement de l'écran GPS
La roue de secours galette
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