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| Une face avant plutôt massive |
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Maastricht – Seulement trois ans après la naissance de la deuxième génération de l'Outlander, Mitsubishi lance la troisième génération qui a pour but de marquer une rupture dans sa classification en le positionnant à mi-chemin entre le 4x4 et le grand break haut de gamme. Une gymnastique mentale qui n'aura guère de prise sur la clientèle plus apte à se déterminer sur l'utilité et les performances d'un véhicule que sur son appartenance à une catégorie cataloguée par un service marketing en mal de prouver son utilité. Quoiqu'il en soit, le nouvel Outlander évolue dans le bon sens au niveau de sa mécanique et de la qualité de son habitacle. Quant au nouveau look de sa face avant, chacun appréciera la forme de la calandre en large trapèze inversé, emblématique des nouveaux modèles de la marque. Une manière de marquer clairement son identité, mais l'élégance n'y gagne pas toujours. Et le Cx, rien.
Du coup, cette calandre, directement inspirée de la prise d’air des chasseurs F-2 construits par Mitsubishi Heavy Industries et flanquée de part et d’autre de projecteurs aux contours biseautés, s'inscrit dans un remodelage total de l'avant en faisant passer la longueur de la voiture à 4,665 m alors que ses autres mensurations demeurent inchangées. Le becquet et le bouclier arrière ont reçu aussi quelques retouches tout en conservant un hayon très pratique qui s'ouvre en deux parties.
On note encore des rétroviseurs avec rappels de clignotants à LED intégrés et de nouvelles jantes alliage 18 pouces à 7 rayons.
Une meilleure qualité perçue
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| Un becquet et un bouclier redessinises |
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Pour cette nouvelle mouture de l'Outlander, Mitsubishi a aussi fait porter son effort sur la qualité de finition de l'habitacle qui jusqu'à présent respirait un peu trop l'austérité. Tout en conservant le style intérieur de son prédécesseur, des garnissages de meilleure qualité ont été sélectionnés pour habiller les contre-portes et la planche de bord afin de distiller un réel sentiment de confort, tout en les rehaussant de doubles piqûres très élégantes avec fil argenté.
Cette montée en gamme manifeste se perçoit également au niveau des sièges qui héritent d’un nouvel
habillage texturé plus « sport », qui vient s’ajouter au garnissage cuir déjà disponible.
L'habitabilité conserve la même modularité avec les sièges arrière fractionnables, coulissants et rabattable en appuyant sur un bouton. Une version peut transporter 7 passagers en proposant deux sièges face à la route qui s'escamotent totalement dans le plancher. Le coffre présente alors une contenance de 220 litres. En mode 5 places, elle varie de 774 à 882 litres, tandis qu'avec les sièges de la 2ème rangée repliés, elle atteint 1.691 litres. Pour autant, la roue de secours n'est que galette.
Une boîte automatique intelligente
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| Un habitacle mieux fini |
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Sur le plan mécanique, rien de changé concernant les moteurs avec toujours le choix entre le diesel 2 litres de VW de 140 ch et le 2,2 litres de PSA de 156 ch accouplés tous les deux à une boîte mécanique à 6 rapports. Toutefois, leurs rendements ont été optimisés pour baisser la consommation et les émissions de CO2. En fait, la vraie nouveauté provient de la motorisation 2.2 qui peut recevoir désormais une boîte automatique, de plus en plus souhaitée par la clientèle sur ce genre de véhicule. Il s'agit d'une transmission électronique à double embrayage, copie conforme de celle qui équipe déjà la Lancer Evolution. Proposée avec les palettes au volant, elle peut être utilisée indifféremment comme boîte de vitesses manuelle séquentielle ou comme boîte tout automatique. Par ailleurs, un commutateur à bascule situé à la base du levier de sélecteur permet au conducteur de choisir entre deux modes de sélection, Normal pour une conduite fluide et Sport pour un peu plus de dynamisme. Elle se complète par la fonction d’aide au démarrage en côte.
Une plus grande sérénité
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| Des sièges facilement escamotables |
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En revanche, cette transmission se montre légèrement plus gourmande en consommation (7,3 litres contre 7 litres) et en émission de CO2 (192 g/km contre 185 g/km) et pénalise à peine les performances (198 km/h contre 200 km/h et le 0 à 100 km en 11''7 contre 11''1). Autrement dit, rien d'essentiel dans un contexte politique qui veut que le 130 km/h soit à la limite de l'irresponsabilité. Cependant, pour le conducteur, la facilité d'exécution dans le passage des rapports est appréciable et tout s'effectue en douceur, sans le moindre à-coup. Une plus grande sérénité qui se paie 1.700 €.
C'est ce qui a été vérifié sur les routes hollandaises entre Maastricht et Born, la petite ville où est située l'usine NedCar qui fabrique et assemble l'Outlander. Le ''crossover'' japonais vient donc d'Europe, tandis que ses clones Peugeot et Citroën, 4007 et C-Crosser qui se considèrent toujours comme SUV, voient le jour au Japon. Qui eut crû un jour qu'une Peugeot serait plus japonaise qu'une japonaise?
3 modes de transmission
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| Entre SUV et Crosover, 2,5 cm les séparent |
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Le comportement routier du nouvel Outlander demeure identique à la génération précédente, ce qui est logique puisque rien n'a changé si ce n'est les 20 kg supplémentaires de la boîte automatique, d'où un poids à vide de 1.755 kg. Il est donc plutôt bon et on pourrait juste reprocher une insonorisation du compartiment moteur pas suffisamment soignée.
Sinon, la tenue de route n'engendre aucun soucis sur n'importe quel terrain puisque le conducteur peut choisir entre trois modes de transmission afin de faire coïncider le contrôle de la motricité à ses préférences ou aux conditions de conduite. En mode 4x2, le couple est amené uniquement aux roues avant. Dès que les conditions se dégradent le mode 4x4 Auto permet de répartir le couple jusqu'à 60% sur le train arrière.
Enfin, le mode « lock » est recommandé dans les conditions d’adhérence encore plus réduite (neige, sable ou boue), avec un couple immédiatement disponible sur les roues arrière et jusqu'à 90%.
Pour parachever le côté sécurité, l’Outlander se dote en série d’un système de contrôle de trajectoire doublé d’un antipatinage.
Sur le plan tarif, Mitsubishi a fait un effort en baissant ses prix de 800 €, soit un prix de base de 29.900 € tandis que le 2.2 litres en boîte auto ressort à 39.200 €.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
La boîte automatique
Le comportement routier
Le nouvel habillage intérieur
La modularité
Le hayon en deux parties
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La nouvelle face avant
L'insonorisation
La roue de secours galette
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