Dans la tradition des coupés et cabriolets Peugeot,
la 206 joue la carte du rêve en combinant les deux formules. Et ça
marche...
Philippe Lacroix le 19 novembre 2001
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Le principe du coupé offre
un style sportif et jeune, celui du cabriolet joue dans le registre de la
liberté pour être plus proche de la nature. Vouloir combiner
les deux solutions en ajoutant un hard top, coûteux, sur le cabriolet
n'est pas souvent simple et esthétique, et Mercedes avec sa SLK a
montré une nouvelle voie, un toit repliable au-dessus du coffre,
se révélant finalement ni trop compliqué dans son fonctionnement,
ni trop cher. En fait le constructeur français ne copie en rien l'Allemand
puisqu'il fut le vrai précurseur de cette formule avec sa 402 transformable
électrique de 1937.
Voilà donc la 206 CC, pour " Coupé Cabriolet " qui
reprend les mêmes dimensions que la berline, y compris l'empattement.
Seule la hauteur perd 6 cm suite à l'inclinaison accentuée
du pare-brise. Le toit est ainsi fortement réduit et permet de trouver
plus facilement sa place en position repliée.
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Le capot arrière avec sa moulure façon
pick-up est équipé de barres destinées à
recevoir un coffre supplémentaire. Il peut en effet devenir indispensable
car l'espace pour les bagages évolue de 320 dm3 en coupé
à 150 dm3 en cabriolet. Mais il est vrai aussi que la 206 CC n'est
pas faite pour partir en voyage à plus de deux car les places arrières
ne laissent aucun espace pour les jambes et servent plutôt à
placer un siège-bébé ou des bagages. Evidemment l'arrière a été modifié par
rapport à la berline pour recevoir tout le écanisme de toit,
ainsi que la partie centrale, afin de rigidifier la caisse. La 206 CC
a donc gagné du poids et perdu la roue de secours.
Sous son capot, elle hérite du 1,6 l 16 soupapes de 110 ch,
qui montre de bonnes dispositions sur la route et semble suffisant compte
tenu qu'un cabriolet n'a pas vocation à rouler très vite,
au contraire. Mais il paraît évident qu'en coupé,
le 2 litres de 138 ch de la S 16 se montre plus fringant et plus agréable
par ses accélérations et ses reprises à bas régime
plus onctueuses.
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D'une maniabilité exemplaire, d'un comportement routier
remarquable comparable à la berline, dotée d'une direction
et d'une commande de boite précises, d'un freinage puissant, la
206 CC n'a pratiquement que des qualités. Et la première
d'entre elles, bien sûr, c'est son toit qui s'escamote en un peu
plus de 30 secondes, par la simple pression d'un bouton après avoir
déverrouillé manuellement les fixations au niveau du pare-brise.
La manoeuvre peut s'exécuter en roulant, sans toutefois dépasser
10 km/h. Un détail pratique permettant d'éviter les mauvaises
odeurs dans les embouteillages. Dans ces conditions, la climatisation
devient alors indispensable. Elle est en option sur la 1,6 l pour 6500F
et de série sur la 2 litres. A noter cependant que la visibilité
sur l'arrière n'est pas excellente et le niveau sonore n'est pas
des mieux traités.
Quoiqu'il en soit la Peugeot 206 CC reste très aguichante, et
suffisamment innovante pour donner envie. Et à 108.000F pour la
7 CV et 123.000F pour la 9 CV, son tarif reste tout à fait honnête
pour accompagner un succès mérité, entraînant,
revers de la médaille, un délai de livraison assez important.