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| Une grande bouche pour un gros appétit de sensations |
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Le concept de cabriolet avec un toit en dur qui se range dans le coffre n’est pas une nouveauté chez Peugeot. Déjà dans les années 30, l’Eclipse faisait parler d’elle en apportant dans le paysage automobile ce qui allait devenir le « coupé cabriolet ». Mais il aura fallu attendre la sortie de la 206 CC pour véritablement voir fleurir ces citadines relookées et plus fun. Précurseur dans le domaine, Peugeot ne s’arrête pas là et propose désormais la 207 CC quelques mois après avoir sorti la 207. Commercialisée depuis le 22 février, Peugeot espère en vendre 500.000 unités.
Plus longue que la 206 CC de 20 cm, plus haute de 2,7 cm et plus large de 7,7 cm, la 207 CC est un peu plus tout. Elle reprend évidemment les lignes de la 207 dans sa configuration « coupé » mais le « cabriolet », une fois le toit rentré, fait apparaître des formes nouvelles et agréables. Très fluide et très bien proportionné, le cabriolet semble avoir un design indépendant du coupé et libre des contraintes imposées par celui-ci.
Les lignes tendues, les roues de 16 ou 17 pouces et le pare-brise incliné lui donne une allure racée moins évidente sur la 206 CC. Vue de face, l’opinion n’est pas la même puisque qu’on retrouve la calandre démesurée de la 207, large et haute, qui donne à penser que le lion est gêné par un appareil dentaire.
25 secondes pour rentrer le toit
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| Une ligne très plaisante avec le toit replié |
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Le toit escamotable, réalisé en interne chez Peugeot, reste bien sûr l’atout majeur de la CC. Le système d’ouverture et de fermeture est entièrement automatisé et la seule pression d’un bouton permet de mener à bien l’une ou l’autre des opérations. Onze capteurs assurent le bon fonctionnement des manœuvres mais aucun n’est dédié à prévenir le pincement des doigts lors de la fermeture.
Il faut compter 25 secondes en moyenne pour passer de coupé à cabriolet et vice-versa, sans compter le temps de descente et de remontée des vitres. A noter que celles-ci peuvent être commandées toutes les quatre en même temps grâce à un autre bouton. Une fois les vitres cachées, le profil du cabriolet gagne effectivement en esthétique.
Le toit peut être manœuvré en roulant jusqu’à 10 km/h, un avantage par rapport à beaucoup de Coupés-Cabriolets qui doivent impérativement être arrêtés, mais place en revanche la 207 CC en retrait par rapport à de vrais cabriolets qui se transforment encore à 50 km/h, comme l'Audi TT Roadster.
Sport et confort
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| Un habitacle très agréable |
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Si la caisse est plus basse de 75 mm par rapport à la berline, la position de conduite à bord de la 207 CC n’a baissé que de 10 mm avec toutefois une possibilité de faire varier la hauteur du siège sur 15 positions, ce qui n’était pas possible sur la 206 CC. Attention toutefois à ne pas trop se surélever au risque de devoir tendre le bras pour atteindre le levier de vitesses. On retrouvera là aussi le très redouté pommeau en métal habituel de Peugeot qui, malgré un aspect visuel tout à fait en harmonie avec le reste de l’habitacle, offre deux inconvénients majeurs : il est brûlant en été et glacial en hiver.
Le tableau de bord privilégie quant à lui le pratique aussi bien que l’esthétique. Les cadrans ronds cernés de chrome rappellent l’univers de la moto et collent parfaitement avec l’ambiance générale. Lisibles et clairs, ils ne s’encombrent pas de fioritures et contribuent à l’aspect sportif de la voiture. L’option « cuir intégral » est un véritable plus avec une planche de bord en cuir au même titre que les sièges. Les thèmes bicolores et les piqûres apparentes dans les garnissages font sans aucun doute leur effet dans le champ visuel.
Tous les éléments sont à portée de main, le conducteur est à l’aise et on ne regrettera que la disposition du pédalier, qui tient l’accélérateur un peu à l’étroit entre le montant en plastique et la pédale de frein.
La climatisation bi-zones permet au conducteur et au passager avant d’avoir chacun le débit et la température qu’il souhaite. Le système « intelligent » peut en outre réguler automatiquement le flux d’air lorsque le toit est rentré pour ne pas gêner les occupants du véhicule. Le parfumeur d’ambiance breveté par Peugeot est présent en option et permet de s’offrir les senteurs printanières même dans les embouteillages du centre-ville.
Passagers arrières s’abstenir !
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| 25 secondes pour se découvrir |
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Le confort est indubitable à l’avant mais on peut se poser la question de l’utilité des sièges à l’arrière. La 207 CC s’affirme officiellement comme une 2+2 mais aucun adulte normalement constitué ne pourra prétendre s’asseoir correctement derrière le conducteur. On n’a évidemment pas affaire à une familiale et il ne faudra pas espérer loger plus qu’un enfant en bas âge. On serait presque plus à l’aise dans le coffre à bagages qui offre 450 litres en configuration coupé, soit 139 litres de mieux que la berline. Son volume se réduit à 187 litres en configuration cabriolet, ce qui n'est pas si mal, d'autant qu'il contient une vraie roue de secours.
On ne peut toutefois pas reprocher à Peugeot d’avoir misé sur la sécurité, dévoreuse d'espace, en installant les systèmes pyrotechniques de déploiement des arceaux entre le coffre et les sièges arrières. Ces arceaux actifs s’élèvent de 20 cm en 175 ms en cas de retournement de la voiture. Avec les montants de pare-brise renforcés à l’avant, l’habitacle de la 207 CC gagne en sécurité ce qu’elle perd en place.
Elle est équipée de plus, de deux airbags frontaux, deux airbags latéraux et un airbag de colonne de direction destiné à protéger les jambes du conducteur.
Citadine avant tout
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| Un coupé 3 volumes caractéristiques des CC |
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Une fois aux commandes de l’engin, on pourra être en premier lieu surpris par la souplesse de la direction assistée électrique. La 207 CC n’en a peut-être pas l’air mais elle se manie avec une étonnante facilité, un véritable avantage en ville. La direction reste toutefois précise et se raffermit dès qu’on accélère un peu.
Côté châssis, on se sent à l’aise et en confiance avec un train avant pseudo Mc Pherson avec barre anti-dévers de 21 ou 22 mm et un train arrière à traverse déformable à fonction anti-dévers intégrée. Le freinage est quant à lui assuré par quatre freins à disques, l’ABS étant de série. L’ESP se retrouve sur la finition Sport Pack mais ne peut être déconnecté au-delà de 50 km/h.
Par rapport à la berline, la rigidité a été retravaillée avec notamment des longerons, des renforts de portes et des tirants croisés sous la caisse qui n’empêcheront pourtant pas l’apparition de vibrations désagréables sur le moindre chemin de terre.
Là où la 207 CC pèche vraiment, c’est au niveau de sa boîte de vitesse. Efficace en ville, elle confirme que l’on n’est pas au volant d’une sportive dès qu’on cherche à la brusquer. Pas de rétrogradage à la volée possible et il faudra bien décomposer ses mouvements pour obtenir un passage de vitesse correct. La seconde manque de punch mais on prend un véritable plaisir à conduire dès que l’on s’attaque aux rapports supérieurs. Toit rentré, cheveux au vent, on peut alors profiter pleinement d’un cabriolet souple et viril.
Des moteurs BMW
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| En version fermée, le coffre prend le style sac à dos |
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Sous le capot, on pourra choisir entre trois motorisations assez engageantes. Tout d’abord deux moteurs 1,6 litres 16 soupapes essence développés en collaboration avec BMW. Le premier développe 120 ch et profite du système VVT du calage variable en continu des arbres à cames d’admission et d’échappement ainsi que de la technologie de levée variable des soupapes. On obtient alors un très bon compromis entre couple, puissance et consommation. Il n’y a que sur cette motorisation que l’on peut choisir entre la boîte mécanique 5 rapports (disponibles sur les autres) et la boîte automatique « Tiptronic system Porsche ».
Mais pourquoi, sinon pour économiser le carburant, se contenter de 120 ch quand on peut en avoir 150 ? L’autre moteur essence, le 1,6 litre THP à injection directe, bénéficie de cet avantage avec son turbocompresseur qui donne à la 207 CC un couple de 240 Nm dès 1.400 tr/min et un brio plus conforme à son look.
Déjà réussi sur la berline, le diesel n’est pas en reste avec un 1,6 litre HDi 16 soupapes qui profite du système « overboost » pour gagner 20 Nm de plus sur les trois rapports supérieurs.
Enfin, la 207 CC est proposée en trois déclinaisons : Sport à partir de 18.200 €, avec en série déjà l’ordinateur de bord et les rétroviseurs électriques chauffants, Sport Pack à partir de 20.700 € avec entre autres la climatisation bi-zones, les jantes alliages de 17 pouces et le limiteur de vitesse et Griffe, à partir de 22.550 €, avec en plus notamment les sièges en cuir, mais aussi le radar de recul, le détecteur de sous-gonflage et le parfumeur d’ambiance.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
Les finitions (dont le « cuir intégral »)
Le profil, en coupé ou en cabriolet
Le toit entièrement automatique
Les motorisations
Le comportement routier
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le pommeau en métal
La boîte de vitesse pas assez « sportive »
La calandre toujours aussi énorme…
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