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Lisbonne – La série 2 a souvent été celle qui a redonné du tonus au lion et sans aller jusqu'à ses origines, on se souvient de la 204 avec son moteur transversal tout alu qui a placé la marque sochalienne dans l'ère moderne en 1965 bien avant ses concurrentes directes, de la 205 au style parfait qui a sauvé Peugeot de la faillite en 1985 ou encore de la 206 sortie en 1998 vite devenue numéro Un au hit parade des ventes grâce à son élégance. Aussi, le constructeur français qui traverse une crise commerciale comme de confiance, l'obligeant à s'adosser à General Motors pour survivre, joue son avenir avec le lancement de la 208. Pour cela, il a surtout soigné les apparences pour séduire le plus grand nombre de clients potentiels avec une esthétique très travaillée, parfaitement lissée et un habitacle soigné qui fait la part belle au conducteur avec une ergonomie du poste de conduite subtilement améliorée. Mais le cahier des charges impliquait aussi plus d'espace pour un encombrement réduit, 3,96 m (soit 7 cm de moins que la 207), et un rendement énergétique en gros progrès. Mission accomplie.
Un style agréablement griffé
Le succès d'un modèle passe désormais par son style ce qui revient à dire que les designers ont une lourde responsabilité sur les épaules. Incontestablement, le défi a été relevé et la 208 ne manque pas d'attraits, en restant d'allure classique avec quelques touches d'originalité bienvenues. Mais surtout, la grande calandre noire, mangeant toute la face avant, qui était devenue le signe de reconnaissance des modèles de la marque a fait heureusement place à une face avant plus distinguée offrant une calandre de dimensions réduites entourée de chrome, tandis que les optiques joliment ciselés remontent haut sur les ailes et possèdent des diodes et un guide lumineux surlignant le regard de l'optique, mais hélas pas sur les versions d'entrée de gamme.
La face arrière se fait remarquer par le dessin des feux qui veut symboliser un coup de griffe et compléter le profil dynamique et musculeux de la 208. Un double profil d'ailleurs, puisque celui-ci est décliné en 3 ou 5 portes, le premier nommé se voulant plus sportif.
Un poste de conduite novateur
L'intérieur de la voiture a subi également une profonde mutation pour offrir plus de place que sa devancière et un poste de conduite plus fonctionnel. Sur un empattement identique par rapport à la 207, l’adoption de dossiers de sièges avant plus compacts et une optimisation globale de la conception permettent une habitabilité arrière sensiblement plus généreuse pour les passagers ainsi qu’un coffre en augmentation de 15 litres, soit 311 litres et jusqu’à 1.152 litres lorsque les sièges arrière sont rabattus. Mais sans roue de secours, une option à 100 €
L'évolution marquante concerne essentiellement l'ergonomie du tableau de bord avec tout d'abord l'adoption d'un petit volant, légèrement ovalisé dans sa partie basse, de 35 cm de large et 32,8 cm de haut (38 cm de diamètre pour la 207) et une instrumentation un peu surélevée de manière à ce que le conducteur lise ses informations au dessus du volant et non plus à travers lui. Il a évidemment la possibilité de régler son siège et le volant en hauteur et profondeur. C'est en fait une manière de lire les informations tête haute en faisant l'économie du système de lame translucide de la 3008 ou de projection dans le pare-brise.
Un écran multifonctions fonctionnel
Enfin, la 208 offrira pour la plupart de ses clients, c’est-à-dire dès le 2ème niveau de la gamme un grand écran tactile couleur de 7 pouces au graphisme soigné et au fonctionnement intuitif. Il permet d’accéder facilement aux différentes fonctions : radio, kit mains libres Bluetooth ou lecture des fichiers musicaux via une connexion USB ou en streaming audio. Il est positionné bien en évidence, à portée de main en haut de la console centrale. Pour autant, sa lecture aurait été facilitée si l'écran avait été reculé au pied du pare-brise, surtout quand il s'agit de suivre la navigation, évitant ainsi de tourner la tête et en offrant une meilleure adaptation de la vision. A noter que la fonction GPS est une option à 490 €.
L'ambiance intérieure est très agréable et lumineuse, notamment avec le grand toit vitré panoramique (une option à 500 €), et la qualité de finition montre un vrai progrès avec chaque élément dessiné avec soin. Les sièges offrent un bon maintien et se révèlent confortables. On peut juste regretter que dans la version 3 portes les vitres arrière soient fixes.
Une large panoplie de motorisations
Sous son capot, la 208 affiche une gamme assez complète de motorisations avec l'apparition en milieu d'année d'un tout nouveau moteur essence 3 cylindres made in Peugeot, très économe et décliné en 1,0 et 1,2 litre délivrant respectivement 68 et 82 ch, associé à une boîte mécanique à 5 rapports. Leurs consommations moyennes sont annoncées pour 4,3 et 4,5 litres.
Pour l'heure, les moteurs essence disponibles dès la commercialisation de la 208 sont ceux qui étaient en service sur la 207, à savoir le 1,4 litre de 95 ch, le 1,6 litre de 120 ch et le 1,6 litre THP de 156 ch, le seul à bénéficier d'une boîte manuelle à 6 rapports. De même, rien de neuf pour les Diesel avec un 1,4 litres de 68 ch, un 1,6 litre de 92 ch ou 115 ch avec boîte 5 ou 6 rapports manuels ou pilotés et système Start/Stop, sauf pour la version 1,4 litre boîte 5 rapports.
Bien entendu, tous ces moteurs ont été revisités pour gagner en sobriété et en émission de CO2, mais l'essentiel des gains a été obtenu par la chasse au kilos superflus.
Sérénité et confort
Cette réduction de poids a été entreprise à tous les niveaux, aussi bien sur la structure sans pénaliser la sécurité, que sur l'équipement sans toucher au confort tout en améliorant les performances et la qualité en général. Au final, la 208 s'allège de 110 kg en moyenne par rapport à la 207, et jusqu’à 173 kg avec le 3 cylindres essence qui permet à la 208 de débuter avec une masse de 975 kg.
Cette cure d'amaigrissement se retrouve sur la route et la 208 montre une agilité et un équilibre remarquable. Elle le doit aussi à un train avant issu de la Citroën DS3 et au train arrière de la 207 tandis que de série, elle reçoit un contrôle électronique de trajectoire. Le freinage est confié à 4 disques mais les moteurs les moins puissants se contentent de tambours à l'arrière. La direction est douce et précise et on s'adapte vite au petit volant. Le confort de suspension demeure sans doute le meilleur de sa catégorie et l'insonorisation est bien traitée. Mais les Diesel et les 3 cylindres se font malheureusement toujours trop entendre, surtout pour ces derniers avec lesquels il faut tirer sur les rapports, bien étagés d'ailleurs, pour obtenir un bon rendement. En revanche, les rapports supérieurs des autres motorisations sont trop longs pour cause d'homologation basse de CO2.
Quand le 3 cylindres sera disponible, le prix de base de la 208 s'affichera alors à 11.950 € en carrosserie 3 portes. 600 € de plus pour la 5 portes.
J'ai aimé
- Le style
- La nouvelle face avant
- L'aménagement intérieur
- Le petit volant
- La cure d'amaigrissement général
- La tenue de route
- L'agrément du moteur essence 120 ch
- Le confort
- L'écran tactile multifonctions pratique
Je n'ai pas aimé
- Les derniers rapports de boîte trop longs
- Le bruit du 3 cylindres
- L'écran GPS pas assez reculé
- La roue de secours en option
- Pas de Stop/Start sur les moteurs essence
- Pas d'ouverture des vitres arrière dans la 3 portes
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