Après
le succès de la 206 CC, Peugeot ne pouvait évidemment que poursuivre
l'expérience du Coupé-Cabriolet avec sa dernière vedette,
la 307, transformée en vraie 4 places. Une réussite bien programmée.
Philippe Lacroix, le 3 novembre 2003
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Peugeot a compris que le look
était l'arme essentielle pour plaire et vendre des voitures. Pour preuve,
la 206 et son dérivé en Coupé-Cabriolet. La 307, dans un
style très proche, n'est pas mal non plus et tient bien la cote dans le
hit parade des ventes. Bien sûr il n'y a pas que l'esthétique, et
les qualités routières de celles-ci sont à la hauteur de
ce que l'on peut attendre de mieux à l'heure actuelle. D'où l'engouement
pour les productions du constructeur français. Ainsi, la famille 307
s'enrichit d'une version Coupé-Cabriolet avec la même philosophie
que la 206 CC, sauf qu'un peu plus grande avec ses 4,34 m, elle offre deux vraies
places à l'arrière (pour des enfants), un coffre plus généreux
(sans être extraordinaire), accueillant une vraie roue de secours, variant
de 350 dm3 à 204 dm3 en passant de coupé en cabriolet et une finition
plus haut de gamme. Mais aussi une cinématique du toit repliable mieux
élaborée pour assurer une étanchéité parfaite
qui devrait se vérifier à l'usage. Incontestablement la 307
CC est une belle auto avec un avant effilé, à l'image des phares,
le pare-brise galbé dans le prolongement du capot forme avec le toit et
la lunette arrière une arche idéale vue de profil.
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Un équipement très soigné En
25 secondes, la 307 CC passe de l'état de coupé à celui de
cabriolet grâce à l'unique pression d'un doigt sur un basculeur,
sans aucune intervention manuelle y compris pour le déverrouillage avant.
De la même manière, une simple impulsion sur un basculeur implanté
sur la console centrale et les quatre vitres descendent simultanément de
façon séquentielle. Chacun des occupants peut néanmoins gérer
sa propre vitre. Magique aussi, le système qui détecte la main derrière
la poignée avant même qu'elle ne l'ait saisie pour ouvrir une porte.
Cette détection provoque, avant l'ouverture, la descente de la vitre de
quelques millimètres pour l'extraire du joint de toit et s'affranchir de
l'étanchéité. Un appui long sur le bouton déverrouillage
de la télécommande et le coffre s'entrebaille à distance.
Son ouverture manuelle s'effectue en pressant le " 0 " central du monogramme
307. L'habitacle est particulièrement bien soigné, notamment
le poste de conduite qui présente un volant cuir et un tableau de bord
regroupant des cadrans à fond blanc cerclés de chrome. D'ailleurs,
l'aluminium et les traités métalliques sont très présents
et habillent la console centrale, les patins du pédalier comme du repose-pied,
le pommeau de vitesse et les seuils d'entrée de porte. Cependant, il
faut signaler que l'habillage intérieur est traité differemment
selon les deux motorisations proposées lors de son lancement. Ainsi, il
est à dominante noire ou bleue sur la version 2 litres 138 ch, et composé
d'un matériau en nid d'abeille et des pourtours en cuir pour la 2 litres
de 180 ch. Mais chacune des versions peut bénéficier d'une finition
en cuir intégral avec le choix entre quatre ambiances.
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Sécurité à tous les niveaux
A noter que par rapport à la berline, l'assise des sièges
à été abaissée de 40 mm pour permettre une
position de conduite mieux adaptée à l'esprit d'un coupé
ou d'un cabriolet. De la même façon, l'assiette générale
est aussi abaissée de 12 mm et la hauteur de la 307 CC se situe
à 1,42 m, soit 9 cm de moins.
Pour améliorer la rigidité de la caisse et la sécurité
en générale, des renforts ont été ajoutés
aux pieds centraux et aux portes entre autres. D'où une prise de
poids de 240 kg par rapport à la berline. Deux arceaux métalliques
dissimulés dans les appuie-tête arrière se déplient
en cas de besoin.
Côté sécurité active, toutes les versions disposent
de l'antiblocage des roues, du contrôle dynamique de stabilité,
de l'aide au freinage d'urgence et de l'allumage automatique des feux
de détresse en cas de décélération importante.
Sur le plan mécanique, les deux moteurs à culasse 16 soupapes
sont accouplés à une boîte mécanique à
5 rapports, mais le 138 ch peut recevoir une boîte automatique à
commandes séquentielles. Les performances annoncées sont
respectivement de l'ordre de 205 et 220 km/h et les accélérations
de 0 à 100 km/h en 10''3 et 9''5, tandis que les consommations
moyennes normalisées s'affichent en dessous des 9 litres.
Avec des tarages d'amortissement plus ferme, la 307 CC présente
un comportement efficace sur la route et un caractère plutôt
sportif. Sur le plan freinage, elle dispose de 4 disques dont les 2 avant
sont ventilés.
Classée en 9 CV fiscaux, la Peugeot 307 CC 138 ch est facturée
24.500 €. Le prix de la qualité, de l'originalité mais
aussi d'un peu de snobisme.