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| 43.600 €, c'est cher pour avoir la fibre écolo |
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Marseille – Moins d’un an après la 3008 HYbrid4, Peugeot ressort de son sac à malice le fameux hybride diesel. Tous les efforts ont pourtant été déployés pour cacher le crime : au lieu de recevoir la dénomination Hybrid4, la 508 est affublée du nom RXH. L’hybridation n’est soulignée que par des badges « Hybrid4 » sur la carrosserie qui sèment la confusion quant aux terminologies employées par Peugeot puisque le nom 508 Hybrid4 sera réservé à la version berline qui ne sortira qu’en juin.
Avec 128.000 unités vendues en 2011 et une part de marché de 1,3 % dans le segment des berlines familiales, la marque française élargit donc sa gamme 508 avec une version hybride qui se veut quelque peu baroudeuse. Les lignes de la 508 RXH reprennent celles de la SW, avec cependant une orientation all-road et haut de gamme. Toujours longue de 4,82 m, cette 508 gagne en effet 50 mm en hauteur et ses voies sont élargies de 40 mm. Peugeot espère ainsi concurrencer l’Audi A4 Allroad... La RXH se pare en outre de jantes 18 pouces et d’un seul niveau de finition, le plus haut du catalogue 508.
163 ch thermiques + 37 ch électriques
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| Les 200 ch ne se manifeste pas au-dessus de 120 km/h |
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L’habitacle reçoit ainsi tous les équipements qui permettent de se sentir confortablement installé : système de navigation, sièges chauffants, démarrage sans clef, … En l’absence d’écran multifonction tactile, tout passe par une myriade de boutons répartis entre la console de bord et le volant. De fait, il ne reste plus de place pour les rangements qui se voient réduits à la portion congrue, à tel point qu’on ne sait même pas où poser la clef électronique ! Les matériaux sont de bonne qualité dans l’ensemble, ce qui confirme au moins le positionnement haut de gamme apparent de la 508 RXH. Les passagers arrière disposent d’un espace suffisant pour la tête et les jambes. Le volume du coffre se réduit à 400 litres, à cause de la place prise par les batteries (160 litres), mais sa capacité passe à 1.439 litres en profitant des sièges arrière rabattable 60/40. Mais pas de roue de secours.
Comme la 3008 HYbrid4, la 508 RXH dispose, en parallèle, d’un moteur diesel de 163 ch sous le capot et d’un moteur électrique de 37 ch logé dans le train arrière. Peugeot se permet donc d’annoncer une puissance de 200 ch, ce qui ne sera presque jamais le cas en pratique, d'autant qu'au dessus de 120 km/h, le moteur électrique se désaccouple !
Une boite automatique dépassée
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| La boîte auto n'est pas à la hauteur de la technologie de la RXH |
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Bien que mal insonorisé, le diesel est pourtant assez réactif. Le couple hybridé est plombé par une boite robotisée dépassée que Peugeot s’obstine à intégrer dans certains de ses modèles. Cette pseudo-boite automatique BMP6 réagit systématiquement avec un à-coup et un retard conséquent, quand toutefois elle veut bien réagir. En effet, il arrive que les rapports refusent de passer, même après plusieurs sollicitations des palettes. Il en résulte que les 200 ch sont noyés par le patinage permanent de la boite qui ne parvient pas à trouver le bon rapport à enclencher. En conséquence, le bruit et la consommation augmentent et la moindre manœuvre de dépassement devient hasardeuse. Avec un kickdown, la BMP6 rétrograde mais, arrivé à hauteur du véhicule à dépasser, la boite robotisée passe le rapport supérieur et la 508 RXH se retrouve alors ralentie dans son élan, sur la voie de gauche. Il est urgent que Peugeot fasse l'effort de commercialiser une boîte automatique moderne et réactive. Même Renault s'y est mis !
4 modes de fonctionnement
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| Un habitacle lumineux avec le grand toit en verre |
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Via un sélecteur situé entre les sièges avant, le conducteur peut opter pour les modes Auto, Sport, 4WD ou ZEV. Le premier gère automatiquement la transmission hybride. Le deuxième repousse le passage des vitesses et octroie un effet boost en sollicitant les deux moteurs en simultané. En 4WD, la 508 RXH fonctionne en quatre roues motrices permanente même si la batterie est vide. L’alterno-démarreur fournit alors l’électricité nécessaire pour alimenter le moteur des roues arrière. Enfin, le mode ZEV force l’utilisation en tout électrique, à condition que la batterie soit au moins à la moitié de sa charge. C’est là que le bât blesse et que la supercherie est mise à jour. Prévue pour faire 4 km à 60 km/h, la 508 RXH aura du mal à dépasser les 500 m. A la moindre pente, le diesel se fait entendre et les batteries se déchargent en un rien de temps. Au final, les consommations s’en ressentent et les 4,1 L/100 km annoncés (grâce au système Stop&Start efficace en ville) restent une illusion. Sur des trajets mixtes, on tablera plutôt sur du 7 L/100 km, ce qui n'est déjà pas si mal pour une voiture qui frise les 1,8 tonne.
J'ai aimé
- Le confort intérieur
- La position du GPS
- L’équipement complet
- La finition
- L'allure générale
- Le Start&Stop
Je n'ai pas aimé
- L’insonorisation du Diesel
- La boite robotisée
- Les consommations
- Le prix
- Lourde à conduire
- La capacité du coffre
- Pas de roue de secours
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