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| Une face avant sobre et élégante |
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Alicante – Peugeot ayant ses bases ancestrales à Sochaux et Montbéliard, il est logique que ses créations aient une influence germanique et qu'une certaine rigueur compose ses lignes. Et c'est ce côté rassurant qui a fait son succès auprès d'une clientèle traditionnelle qui n'a jamais conjugué voyage et aventure. Mais en se référant ces derniers temps à la tendance des calandres imposantes, initiée par Audi, Peugeot était allé un peu trop loin dans la construction de ses faces avant pour le moins ostentatoires. Enfin conscient de ses excès, et sous l'impulsion d'un nouveau patron du bureau de style, Jean-Pierre Ploué, la 508 montre un visage moins sauvage et surtout plus finement ciselé pour conserver du dynamisme tout en préservant un juste équilibre dans ses volumes. Et cet équilibre, on le retrouve dans ses mensurations, les mêmes que la Citroën C5 dont elle partage la plateforme, avec une longueur de 4,79 m, pour un empattement de 2,82 m, d'où un profil agréable complété par des jantes en alliage de 17 ou 18 pouces.
Ambiance agréable, finition de bon niveau
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| Un arrière bien équilibré |
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L'habitacle est traité avec la même adresse en offrant un poste de conduite très classique et une planche de bord parfaitement fonctionnelle, dans des matériaux de qualité et une finition soignée. La console centrale noir laquée et les touches de chrome satiné ôtent toute austérité à une ambiance plutôt feutrée.
Pour une bonne position derrière le volant qui se règle en hauteur et profondeur, le siège du conducteur, comme celui du passager, dispose d'un réglage en hauteur mais aussi du bout de l'assise. Selon les versions, la 508 prévoit également des équipements high-tech en série ou en option, tels l'affichage tête haute, la climatisation quadri-zone, l'accès et le démarrage mains libres, le frein de stationnement électrique automatique ou encore le GPS.
L'habitabilité de la 508 est comparable à feu la 607, pourtant plus longue de 8 cm, soit une très nette amélioration par rapport à la 407 qui était en revanche plus courte de 10 cm. Le coffre est aussi beaucoup plus généreux avec une contenance de 545 litres passant à 1.581 litres en rabattant les dossiers fractionnables 1/3-2/3. Mais sans la roue de secours qui est une option à 70 € et occupe 48 litres.
Des motorisations de 112 à 204 ch
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| Un poste de conduite parfaitement fonctionnel |
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Côté mécanique, la 508 bénéficie de moteurs affichant des puissances allant de 112 à 204 ch, autrement dit tout ce qu'il y a de raisonnable, correspondant à l'ère du temps qui veut que les performances soient circonscrites aux rejets de CO2 et à la consommation. Pas question de version « image » de 300 ch et plus qui se vendrait très peu, juste pour frimer dans la cour des allemandes. Ainsi, en restant pragmatique, Peugeot a retenu deux motorisations essence et trois motorisations diesel. Pour les essence, il s'agit d'un 1,6 litre de 120 ch commandé par une boîte manuelle pilotée à 6 rapports et le 1,6 litre THP de 156 ch, développé en commun avec BMW, accouplé soit à une boîte mécanique à 6 rapports, soit à une nouvelle boîte automatique à 6 rapports. Pour les diesel, on trouve un 1,6 litre de 112 ch accouplé à une boîte manuelle à 5 rapports, ou une version e-HDi plus écolo avec une boîte pilotée à 6 rapports et pourvue d'un système stop&start, un 2 litres de 140 ch avec une boîte manuelle à 6 rapports ou décliné en 163 ch avec la fameuse boîte auto à 6 rapports, et enfin un 2,2 litres de 204 ch accouplé à cette même boîte auto.
Une tenue de route exemplaire
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| Un break SW au profil sportif |
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Au volant de la 508, le premier constat qui vient à l'esprit, c'est le confort et la tenue de route. Peugeot, qui est passé maître dans l'art de concevoir des trains roulants, a réussi un parfait compromis en la matière. La tenue de cap sur autoroute n'attire aucun reproche, comme les grandes courbes prises à vive allure, tandis que les virages plus serrés négociés sur les routes grimpantes des montagnettes aux alentours d'Alicante ont démontré la vivacité de ses réactions et la précision de sa direction, faisant oublier sa taille et son poids. Justement, concernant celui-ci, il n'est que de 1.400 kg, grâce à l'utilisation d'aluminium et de magnésium, et associé à un étonnant Cx de 0,26, il contribue à une consommation très raisonnable. Elle est annoncée à 6,4 litres de moyenne avec le 156 ch essence et 4,8 litres avec le 140 ch diesel
En revanche, la version GT de la 508 qui est animée par le diesel de 204 ch avoue 1.520 kg sur la balance et pour compenser ce supplément de poids sur l'avant, Peugeot lui a concocté un train avant spécifique à double triangulation pour mieux combattre le sous-virage qui ne manquerait pas de se déclencher plus tôt, tout en étant réprimé par le contrôle électronique de trajectoire.
Des rapports bien trop longs
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| Un coffre géant de 545 litres bien aménagé |
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Évidemment, comme on pouvait s'y attendre, la 508 n'est pas un foudre de guerre, d'autant que des rapports longs pénalisent ses reprises. Il faut donc jouer avec la boîte pour obtenir un peu de tonus, ce qui n'est pas déplaisant grâce à un guidage précis des boîtes mécaniques et à la possibilité de passer en mode manuel pour les boîtes automatiques avec palettes fixes derrière le volant. Mais, autant la nouvelle boîte automatique, qui ne retient pas la formule du double embrayage pour raison économique est appréciable, autant la boîte pilotée est molle et crispante. Elle conviendra tout à fait aux conducteurs placides qui opteront pour la version e-HDi. Bien que la 508 ne soit pas une citadine, elle démontre son intérêt surtout en ville où un chrono prouve que sur un trajet de 10 km réalisé en 35 minutes, le moteur est resté sans voix pendant 10 minutes, d'où une consommation urbaine égale à 5 litres. Les taxis principalement y trouveront leur compte. En revanche, le conducteur doit toujours conserver son pied sur le frein à l'arrêt, ou placer le sélecteur en neutre
Un break SW au profil vraiment séduisant
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| Un style classique, intemporel mais dynamique |
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Quoiqu'il en soit, même sur les moteurs les plus puissants, il faut de la patience pour que la 508 accroche ses vitesses de pointe. Jusqu'à 140/150 km/h, la nervosité est correcte, au delà c'est un peu désespérant; mais on peut se consoler en se rappelant que le 130 km/h est une barrière infranchissable à moins de passer dans le camp des délinquants aptes à être sévèrement rançonnés, pardon, réprimés.
En fait, il faudra attendre l'année prochaine pour rouler dans une 508 plus attrayante mécaniquement avec la venue de la version Hybrid4. Pourvue d'un moteur diesel à l'avant et d'un moteur électrique à l'arrière, cette technologie offrira une transmission intégrale et 200 ch sous le pied, tout en ne dégageant que 99 g/km de CO2. Mais le respect de l'environnement aura un coût non négligeable.
Pour l'heure, la 508 berline de base est commercialisée à 22.900 € en essence et 24.750 € en diesel. Dans le même mouvement, Peugeot lance la carrosserie break, plus longue d'à peine 2 cm, au profil vraiment séduisant, appelée comme il se doit SW, pour un supplément de tarif de 1.050 €. Son volume de coffre évolue de 660 à 1.865 litres et une option permet une ouverture électrique du hayon.
J'ai aimé
- Le style
- La tenue de route
- Le poste de conduite
- La qualité de finition
- La consommation
Je n'ai pas aimé
- Les rapports de boîte longs
- La grille de la boîte automatique
- La boîte robotisée
- La roue de secours en option
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