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| Une face avant typiquement Renault. Trop même |
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St Dizier Leyrenne – Chez Renault, en ce moment, on fait plutôt tout à l'envers ou plus exactement l'inspiration n'est pas au rendez-vous. La bonne s'entend, et c'est un peu la spirale de la défaite, à l'image de ses performances en Formule 1. Beaucoup d'esbroufe et bien peu de rendement.
A l'heure où la communication est essentielle et l'esthétique primordiale, le constructeur français se plante lamentablement dans ces deux directions. Bien sûr, on aborde parfois des sujets subjectifs, mais les résultats commerciaux sont là, chiffrés, et pas grand monde soutiendra l'incohérence du style de la Vel Satis, l'allure de la Twingo 2 copie de Citroën C2 en plus fade, la ligne insipide de la Clio break et dernièrement la robe démodée de la Laguna 3.
Et voilà maintenant la Koléos, le premier vrai SUV de la marque, pour compléter une gamme riche en produits avec une présence dans tous les créneaux; riche aussi d'un bon nombre de modèles sans relief.
Un style anodin et transparent
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| Un arrière rond de monospace |
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A chaque nouveauté du losange on espère, à chaque fois on est déçu, cela devient une habitude et à force d'être bienveillant, voir complaisant, histoire de ne pas démoraliser les troupes, on encourage la médiocrité. Mais il y a un temps où il faut savoir dire halte là, fausse route, et la Koléos tombe à pic pour lancer ce cri d'alarme. En fait, la déception vient essentiellement de son esthétique, car on le verra, la voiture étant un Nissan X-Trail rhabillé, elle ne peut être que performante.
Longue de 4,52 m, large de 1,85 m et haute de 1,70 m, extérieurement, elle ne casse pas des barres avec son air de cake qui a trop gonflé, son museau de Clio empâté doté de petites calandres trapézoïdales encadrant un gros losange ostentatoire. Le profil est quelconque, plutôt lisse et linéaire, tandis que l'arrière abrite des feux empruntés au Citroën Picasso, ou presque mais en moins original.
Une bonne idée quand même avec le hayon qui s'ouvre en deux parties offrant ainsi un aspect plus commode pour charger des bagages, sauf que le seuil est un peu trop haut. Enfin, le comble, les faux protège-carters en plastique et bonjour les dégâts pour ceux qui penseront être équipés comme un tout-terrain.
Un habitacle confortable
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| Un poste de conduite bien agencé |
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Dans l'habitacle, rien d'excitant avec un tableau de bord maxi simpliste au demeurant assez lisible mais faisant penser à une Logan améliorée et la finition qui va avec. Heureusement, en fonction des versions, la Franco-Coréenne peut se faire un peu plus pimpante, mais la séduction ne sera jamais sa tasse de thé. Les rangements sont judicieusement répartis, dans les bacs de portes, dans le plancher et la banquette est évidemment modulable en 1/3-2/3 pour faire varier le coffre de 450 à 1.380 litres.
Haute sur pattes, puisqu'elle est destinée éventuellement à s'aventurer dans les chemins creux, la Renault Koléos manque de prestance, en inspirant toutefois un sentiment de robustesse. Quoiqu’il en soit, cela facilite la montée à bord. Derrière le volant, pas de problème, la position est bonne et la vue bien dégagée. Les sièges manquent un peu de maintien mais se règlent dans tous les sens…à condition d’être dans un haut de gamme. Les passagers arrière sont à l'aise.
En revanche, de nombreux équipements contribuent à faciliter la conduite comme les systèmes de carte d’accès et de démarrage mains libres, d’allumage des feux et de déclenchement des essuies vitre automatique, de surveillance de la pression des pneus, les commandes de lève-vitres, de réglage des rétroviseurs et de sécurité enfant sur la porte conducteur ou la présence d’un régulateur-limiteur de vitesse. Le frein de parking est automatisé. Il est actionné dès la coupure du moteur et se desserre automatiquement lorsque le véhicule repart. Le Koleos dispose d’un système d’aide au démarrage en côte automatiquement activé dès que la pente est supérieure à 10%.
Essence ou diesel de 150 à 175 ch... ou le plein de malus
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| La place à l'arrière ne manque pas |
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Renault Koleos est proposé avec deux types de motorisations issues du groupe Renault-Nissan. Soit une motorisation diesel 2 litres déclinée en deux niveaux de puissance, 150 ch et 175 ch, déjà en service sur les Laguna et chez Nissan sur l'X-Trail. Il s'agit d'une mécanique moderne avec injecteurs piezoélectriques, rampe d’injection pressurisée, turbo à géométrie variable refroidi par eau et filtre à particules. Soit une motorisation essence 4 cylindres à 16 soupapes de 2,5 litres délivrant 170 ch, le même qu'on retrouve également sous le capot de l'X-Trail.
Les moteurs sont accouplés à des boîtes mécaniques à 6 rapports, le 150 ch diesel pouvant recevoir une boîte automatique à 6 rapports et le 170 ch essence une transmission à variation continue.
Autrement dit, des mécaniques brillantes bien adaptées pour animer un véhicule qui pèse sur la balance entre 1.600 et 1.700 kg. Les vitesses de pointe tournent autour de 180 km/h et le 0 à 100 km/h se réalise entre 9''1 et 12'' selon les versions. Les consommations moyennes, à vitesse stabilisée, flirtent avec les 10 litres pour l'essence et 8 litres pour les diesel.
Mais il reste à évoquer les chiffres désormais sacro-saints du CO2 en g/km. Et là, la Koléos s'offre une rallonge de 1.000 € sur son tarif de base à cause d'un taux dépassant largement les 200 g/km, à part la version diesel 150 ch en boîte mécanique qui les frise et donc pénalisée seulement de 750 €.
Une transmission empruntée au Nissan X-Trail
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| Un seuil de coffre un peu haut |
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Comme beaucoup de propriétaires de SUV ne s'aventurent jamais hors des routes asphaltées, les constructeurs ont alors proposé des variantes à 2 roues motrices. Moins lourd, moins gourmand, moins cher, le principe connaît un vrai succès et Renault a eu la bonne idée de commercialiser dès son lancement le Koléos en 4x2 traction. Agréable à conduire, peu bruyant, il se comporte en réalité comme un monospace.
Le Koléos en transmission intégrale conserve ces mêmes qualités et ajoute la faculté de se montrer beaucoup plus performant sur les surfaces humides et glissantes, tapissées de neige et de boue par exemple. Il peut même escalader des pentes assez raides, sablonneuses et défoncées sans trop rechigner, mais sa garde au sol de 18,8 cm (20,6 cm pour les version essence) rappelle ses limites. Ce n'est bien sûr pas un tout-terrain pur et dur avec boîte à vitesses courtes, mais sa transmission empruntée au cousin Nissan X-Trail exécute un excellent travail.
Le conducteur peut choisir manuellement le mode 4x2 ou 4x4 en permanence ou se fier au mode Auto. Piloté électroniquement, ce dernier gère la répartition du couple entre trains avant et arrière en fonction des conditions d’adhérence. En conditions normales, le couple est uniquement transmis aux roues avant et en conditions extrêmes, le train arrière peut recevoir jusqu'à 50 % de la puissance. En phase de démarrage, quelle que soit l’adhérence, le système répartit le couple moteur sur les quatre roues pour optimiser le décollage.
Dommage que l'essai n'ait pas pu se dérouler dans des conditions optimales, la direction du service de presse, comme on l'a déjà évoqué dans d'autres circonstances, n'est pas à la hauteur de sa fonction.
Des tarifs prétentieux
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| Bien adaptée à la campagne |
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La Renault Koléos ne manque pas de qualité mais son côté fade est décevant. Mais il paraît que cet anonymat est fait exprès pour passer inaperçu dans un monde urbain où le 4x4, symbole d’arrogance et de pollution, est assez mal vu. De ce côté-là, Renault a pleinement réussi son objectif. Le slogan ''Renault créateur d'automobile'' est une formule dépassée paraît-il d'après le patron charismatique de Renault. Avec la Koléos, on l'a bien compris ! Désormais la priorité devient : ''Renault vendeur d'automobiles''. Et bien avec les nouveaux produits, bon courage. A moins d’employer la méthode discount à la mode Dacia…Mais à première analyse, ce n’est pas le cas avec des tarifs prétentieux allant de 24.900 € pour le modèle essence sans transmission intégrale à 34.600 € pour la version 4x4 du diesel à boîte automatique.
En résumé, le Japonais Nissan assure la technologie moderne de la mécanique et notamment de la transmission, le Coréen Samsung garantit une certaine qualité de fabrication, et Renault assume le style. Alors finalement, autant s'offrir l'X-Trail, et privilégier l'original à la copie. Ou encore le sympathique Qashqai. De toute façon, c'est...caisse commune.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
La garantie 3 ans
Le confort général
Sa polyvalence route-terre
Le hayon en deux parties
L'aménagement de l'habitacle
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Le style anodin
Les prix
La roue de secours galette
La hauteur du seuil de chargement
Les faux protège-carters
Le service de presse iconoclaste
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