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| Une face avant modernisée |
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Genève – Pour un bureau de style, réussir l'esthétique d'un monospace n'est pas un exercice facile puisque le premier impératif c'est l'habitabilité d'où l'épure primitive d'une camionnette qui au fil du temps s'est modelée, adoucie, ciselée pour presque devenir belle ou tout au moins suffisamment originale pour s'offrir un certain degré de séduction. Un dénommé Picasso a réussi l'équation et le challenge de Renault est de sortir un produit plus convaincant. Pour cela, il utilise la même stratégie que Citroën en donnant naissance à deux modèles simultanément, de longueurs différentes pour bien ratisser le créneau familial en 5 et 7 places, tout en leur donnant une identité propre par une partie arrière personnalisée. Le double chevron avait d'abord lancé le modèle court, le losange démarre, lui, avec le long qui donne d'entrée le choix 5 ou 7 places, la différence d'aménagement du coffre n'étant pas un gros problème sur la chaîne de montage, pourquoi s'en priver.
Voilà donc le Renault Grand Scénic phase 3 plein d'ambitions, avec toutefois un air de déjà vu notamment dans son profil ce qui gomme un certain attrait de la nouveauté.
Un style de continuité
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| Une face arrière plus originale |
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Long de 4,56 m, il gagne 7 cm par rapport à son prédécesseur et approche de 3 cm la taille du Grand Picasso, son rival déclaré. Les blocs optiques se sont étirés et montent davantage sur les ailes, les antibrouillard sont sortis de la calandre, le pare-brise est plus généreux et les essuie-glaces sont masqués derrière la ligne de capot. La face arrière subit le plus gros changement avec des feux en forme de boomerang qui reviennent sur les côtés à hauteur de la ligne de caisse. Mais au bout du compte, rien de transcendant.
Heureusement, l'habitacle est fondamentalement différent et le client Renault verra là le plus grand changement, dans son aménagement et son espace mieux utilisé mais aussi dans la qualité des matériaux, comme la planche de bord recouverte d'un plastique moussé, et un assemblage des éléments assez précis. Cependant cette planche de bord déstructurée avec le bloc compteur repoussé au pied du pare-brise et au centre sous lequel on retrouve empilés deux aérateurs, puis le combiné audio et enfin les commandes de ventilation et de climatisation manque d'unité et ne fait pas très cossu même si la notion d'espace est bien réelle.
Une très bonne position de conduite
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| Une planche de bord qui fait dépouillé |
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Le compteur numérique de la vitesse est bien lisible, mais celui analogique du compte-tours, trop petit, l'est moins, mais le conducteur peut faire varier son fond de cadran selon son goût. L'écran du GPS Carminat TomTom, pour moins de 500 € n'est pas très grand non plus mais efficace, tandis que le Carminat Bluetooth disposant d'un écran de 7 pouces et d'une commande centrale est forcément plus performant.
Le volant, très agréable au toucher, réglable en hauteur et profondeur, adopte une position verticale comme dans une berline et le conducteur bien calé dans un siège très confortable apprécie de trouver toutes les commandes sous la main dont le court levier de vitesse. En revanche, le basculeur du frein électrique est curieusement placé au dessus et à droite du pied de ce dernier. Le mettre à gauche aurait été déjà plus judicieux, et le fait d'enclencher la 1ère vitesse ou la marche arrière ne gênait en rien son accessibilité comme il a été dit. Mais le grand toit ouvrant translucide fait vite oublier des points de détails qui chiffonnent et restent anodins.
Beaucoup d'espace
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| Une 2ème rangée de sièges très confortables |
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Le point fort du Grand Scénic demeure son aménagement et ses rangements au nombre de 40, trappes sous le plancher, tiroirs sous sièges, poches aumônières, boîte à gants, console centrale coulissante, pour arriver à une contenance totale de 92 litres. Le volume du coffre en version 5 places est de 752 litres et de 702 litres en 7 places quand les deux sièges sont escamotés dans le plancher. Sinon, il reste 208 litres. Les trois sièges de la 2ème rangée sont coulissants et le central est un peu plus étroit. Ceux-ci se basculent contre les sièges avant dégageant 1.863 litres ou s'enlèvent facilement pour obtenir une plus grande surface de chargement en cas de besoin, 2.063 litres. La solution de la 2ème rangée de sièges escamotables dans le plancher à été écartée pour privilégier le confort de sièges plus épais et le volume occasionnel de chargement. Quant au confort de la 3ème rangée, il est très relatif, par son accès, son espace réduit et ses sièges galettes.
A noter encore que le Grand Scénic livré en 5 places bénéficie d'une vraie roue de secours, alors qu'en 7 place, il est forcément condamné à un kit réparation.
Une grande panoplie de motorisations
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| Un coffre de grande capacité en 5 places |
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Le client Renault n'a que l'embarras du choix face au catalogue de moteurs proposés aussi bien en essence qu'en diesel. Côté essence, on retrouve le 1,6 litre de 110 ch qui se décline avec une offre compatible en bioéthanol E85 ou GPL, seule solution pour bénéficier d'un bonus. Il est accouplé à une boîte mécanique à 6 rapports, comme le nouveau 1,4 litre turbo de 130 ch. Malus à prévoir, comme pour les amateurs d'automatisme avec le 2 litres de 140 ch associé à la transmission CVT à variation continue.
Pour les diesel, il s'agit d'un 1,5 litre en 105 ch ou 110 ch avec filtre à particule accouplé à une boîte mécanique à 6 rapports comme le nouveau 1,8 litre turbo de 130 ch avec filtre à particules ou non. Enfin, le Grand Scénic dispose également du fameux bloc 2 litres issu de l’Alliance Renault-Nissan. Couplé à une boîte automatique à logique auto-adaptative à 6 rapports ou à une boîte manuelle à 6 rapports, il affiche respectivement une puissance de 150 et 160 ch.
Il est évident que compte tenu du nombre de passagers et du chargement que le Grand Scénic est susceptible de transporter, les motorisations les plus puissantes sont préférables. Ce sont justement celles qui ont pu être testées sur les routes alpestres entre Genève et Megève avec crochet par Chamonix.
Le plein de confort et de sécurité
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| Une vraie incitation aux vacances |
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Incontestablement, le Grand Scénic montre pas mal de progrès dans son comportement routier et il le doit à ses trains avant et arrière issus de la nouvelle Mégane, particulièrement performants. Le roulis est quasiment gommé ce qui est remarquable pour une voiture relativement haute et la direction assistée électrique apporte une bonne précision et un certain agrément de conduite. Accélérations franches, freinage progressif, le Grand Scénic turbo essence de 130 ch grimpe allègrement dans les tours avec un bon esprit sportif tandis que le turbodiesel de 160 ch fait apprécier son couple de 380 Nm et ses reprises à bas régime. Parfait pour se déplacer en toute sécurité dans un véhicule tournant autour de 1.450 kg (à vide) selon les versions. Les 105 et 110 ch sont condamnés, eux, à s'essouffler plus vite selon la charge, ce qui pénalise le confort de conduite, même si les performances passent au second plan dans ce genre de véhicule.
En revanche pour le confort des stationnements, pas de problème, le Grand Scénic bénéficie de l’aide au stationnement sonore et visuelle couplée à une caméra de recul.
En attendant fin juin 2009 la venue du Scénic qui sera moins cher, le Grand Scénic présente un tarif intéressant qui évolue de 20.400 € à 32.900 €, sachant que la différence entre le 5 places et le 7 places est de 700 € et que le surcoût du diesel varie entre 2.400 € et 2.600 €.
J'ai aimé
- L'aménagement intérieur
- Le confort général
- Le comportement routier
- Les tarifs
Je n'ai pas aimé
- Une ligne pas vraiment nouvelle
- La planche de bord
- Pas de roue de secours pour le 7 places
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