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| La fiabilité est son credo |
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Si l'on excepte la Vel Satis qui se vend confidentiellement avec de gros rabais, la Laguna 3 devient le fer de lance haut de gamme représentant le savoir-faire de Renault.
Autrement dit, interdiction de se louper, Carlos Ghosn, le patron, ne le tolérerait pas, les actionnaires non plus.Aussi, la dernière née des Renault a retenu toute l'attention des ingénieurs et sa fabrication dans l'usine française de Sandouville, d'excellente réputation, prouve l'intérêt qu'on porte à une réalisation suivie de prêt.
Une ligne peu innovante
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| Des feux placés très haut font essentiellement la différence avec la version précédente |
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Esthétiquement, on ne peut pas dire que cette nouvelle Laguna attire particulièrement les regards, bien que ses phares montrent une découpe très particulière et que ses feux arrière horizontaux placés très haut viennent mordre sur l'arête du hayon. Mais pour plaire au plus grand nombre, il faut savoir accepter des consensus à la création artistique et brider les stylistes avides de surprendre à tout prix.
Dans ce domaine, Renault a déjà donné et payé parfois assez cher sa vocation à vouloir innover. Aussi, le profil de la Laguna 3 se veut des plus quelconque et c'est bien la seule critique qu'on peut lui faire, avec des porte-à-faux conséquents. En fait, sur la même plate-forme que la Laguna 2 et le même empattement, la série 3 avec ses 4,695 m est plus longue de presque 10 cm, ce qui profite essentiellement à la sécurité passive et l'absorption des chocs, mais aussi au volume du coffre qui passe de 430 à 450 dm3.
A noter que ce dernier contient tout de même une vraie roue de secours chaussée toutefois d'un pneu à peine moins large que ceux montés sur les quatre roues.
Un habitacle chaleureux
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| Une planche de bord ondulante |
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Fidèle à sa tradition d'intérieur « cocoon », Renault a offert à sa Laguna 3 un habitacle plutôt chaleureux et confortable avec des sièges profonds et ergonomiques. La planche de bord a été soigneusement travaillée pour demeurer classique dans son schéma et un peu originale pour casser la monotonie. D'où cette vague qui vient coiffer sa partie centrale en prenant naissance à la base de la casquette abritant les compteurs devant le conducteur. On apprécie ou non, c'est une affaire de goût.
Pour autant, toutes les indications sont bien lisibles et les commandes sont à bonne portée de mains, il suffit de bien les assimiler au départ. Un ordinateur de bord permet de programmer différentes fonctions, comme la condamnation des ouvrants en roulage, le déverrouillage de la porte conducteur seule, l'allumage automatique des feux de jour, l'aide au stationnement ou encore l'essuyage automatique de la vitre du hayon en enclenchant la marche arrière par temps de pluie.
Plus ou moins de technologies selon les versions
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| Des phares étrangement tarabiscotés |
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A la base de la console centrale, on retrouve selon les versions, la commande de frein de parking assisté qui s'enclenche dès que l'on coupe le moteur et se désactive dès que l'on démarre. Egalement sur la console centrale, l’interrupteur de commande du régulateur-limiteur de vitesse, juxtaposé aux commandes joystick du système de navigation et de communication qui est une option.
Toutes les versions radio bénéficient d’une possibilité de kit téléphonie main libre Bluetooth. Enfin, dans la grande boîte à gants (réfrigérée) des prises audio permettent de brancher facilement un baladeur nomade.
Les rangements ne manquent pas non plus et on en trouve dans l'accoudoir central, mais aussi sous forme de vide-poche pratique pour le conducteur à proximité du volant et des portes-boisson ont été disposés en façade de planche de bord ou dans l’accoudoir central arrière.
Avec la carte mains-libres en poche, la voiture se verrouille dès que l'on s'éloigne d'elle, mais la fermeture peut se réaliser par un bouton sur la poignée du conducteur. Le déverrouillage s’effectue dès que l’on agit sur les poignées de porte. Le démarrage du véhicule s'effectue par simple appui sur le bouton situé sur la planche de bord, le pied sur la pédale de frein.
Une grande panoplie de moteurs
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| 4,69 m de confort |
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La Laguna 3 dispose d’une large palette de motorisations toutes couplées à des boîtes de vitesses manuelles ou automatiques à 6 rapports.
La gamme essence sera progressivement commercialisée en commençant par le moteur 2 litres 16 soupapes de 140 ch accouplé à une boîte à 6 rapports. Avec une consommation de 7,9 litres/100 km de moyenne, il permet à la Laguna d’accélérer en 9''1 de 0 à 100 km/h. Le 2 litres turbo 16 soupapes de 170 ch complète l’offre, associé à une boîte de vitesse automatique proactive 6 rapports. Plus tard, la Laguna sera disponible en entrée de gamme avec le moteur 1,6 litre de 110 ch, tandis qu'une évolution du moteur V6 essence viendra chapeauter le tout.
La gamme diesel s’appuie d'abord sur le moteur 1.5 dCi qui dispose d’une puissance de 110 ch en remplacement à puissance équivalente de l’ancien moteur 1.9 dCi, plus lourd et moins économe. Il ne consomme que 5,1 litres/100 km en cycle mixte. Ensuite, elle aligne le moteur 2 litres dCi proposé en trois niveaux de puissances en fonction de la pression du turbo : 130, 150 et 175 ch, avec un filtre à particules de série selon les versions, pour des couples maxi respectifs de 320, 340 et 380 Nm. Il est associé à une boîte manuelle à 6 rapports et seule la version 150 ch bénéficie de l'option automatique proactive.
Un confort appréciable
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| Un coffre qui abrite une vraie roue de secours |
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A son volant, le conducteur apprécie le confort général et le bon maintien des sièges qui est une constante chez Renault, et dès qu'il actionne le démarreur, c'est la qualité de l'insonorisation qui se met en évidence, qualité d'autant plus appréciable quand il s'agit d'un diesel et c'est à peine si l'on entend ses claquements.
Pour n'avoir pu conduire sur quelques dizaines de kilomètres que la version 150 ch à boîte mécanique, on a apprécié sa montée en régime rapide et linéaire jusqu’à 5.200 tr/min. Autrement dit, sa plage d'utilisation est suffisamment importante pour se rendre agréable et le maniement du levier de vitesse est parfaitement guidé. Sur autoroute, c'est puissance et douceur, tandis que dans les enfilades de virages, sur le fameux parcours des Thermes à la sortie de Marseille, prises à vive allure, sans dépasser le 90 km/h, la Laguna se comporte fort honorablement.
Le train avant répond bien aux sollicitations d'une direction précise mais certaines de ses réactions se font ressentir dans le volant, et il faut vraiment insister pour constater une amorce de sousvirage. Cependant, la Laguna 3 n'a pas vocation à être conduite comme une sportive et dans le registre de voiture familiale qui lui est dévolu, elle est parfaite et offre un vrai sentiment de sécurité à bord, à l'image d'un freinage progressif et endurant.
Maintenant, reste à savoir si la fiabilité sera bien à la hauteur des prétentions de Renault. Certes beaucoup de choses ont été revues, boîte de vitesse, rotules, carte-clé électronique, turbo à géométrie variable... et seul le temps confirmera les progrès dans le domaine.
Pour l'heure le tarif de la Laguna s'affiche dans une fourchette de 21.500 à 35.500 €.
J'ai aimé
- Le confort
- L'insonorisation
- La boîte de vitesse
- L'aménagement intérieur
Je n'ai pas aimé
- Un service de presse déficient
- Un style fade
- La direction
- Les prix
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