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| 4 roues directrices et une tenue de route remarquable |
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Cascai – En recevant l'invitation pour l'essai de la nouvelle Renault Laguna, la première réaction a été « encore Lisbonne... ». Comme quoi, les temps ont changé et je me rappelle la présentation de la R18 à Monaco, (le siècle dernier), je m'étais dit « vivement que je conduise ce nouveau numéro de la Régie ». Peu importait l'endroit. Mais Lisbonne, Cascai, Sintra, ce sont des coins sympas et finalement, c'est un plaisir de revenir au Portugal avec ses autoroutes dégagées et balisées à 120, pour la forme apparemment, et ses routes de montagnes tortueuses à souhait... pour torturer une voiture. Et justement, la Laguna ne demandait que ça. Sans doute un peu maso, mais elle a du répondant, notamment en exhibant ses 4 roues directrices. De quoi jouer avec les 150 ch du 2 litres diesel glissé sous le capot de cette Laguna mise à disposition et bien campée sur ses jantes en alliage de 18 pouces couleur carbone.
Une face avant qui retrouve du caractère
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| Dommage que l'arrière n'ait pas repris celui du Coupé |
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Ainsi, Renault Presse avait abattu tous ses atouts pour présenter avec le maximum de séduction cette nouvelle mouture de sa Laguna 3 Phase 2. Certes extérieurement les changements ne sont pas essentiels, mais la face avant retravaillée se montre plus homogène grâce à une jupe offrant plus de caractère. Dommage que l'arrière n'ait subi aucune mutation et conserve ses feux soulignant l'arête du coffre alors qu'il aurait été de bon goût de reprendre le dessin du Coupé, plus classique et plus consensuel. La transformation a été jugée trop coûteuse. Pour autant, l'ensemble est attrayant et derrière le volant, on apprécie la fonctionnalité de la planche de bord, la nouvelle sellerie la console centrale traitée noir brillant, le frein électrique, les sièges avant à réglages électriques et un système audio de premier choix. Et chouette, je suis seul à bord, idéal pour se concentrer sur le sujet et conduire sans crainte de bousculer son passager... qui pourrait ensuite vous rendre la pareille
Une berline pleine de bonnes intentions
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| Une face avant avec plus de caractère |
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Je débraye, j'actionne le bouton poussoir et tout s'illumine en même temps que la mécanique s'ébroue en me rappelant qu'il s'agit d'un diesel. D'accord, il n'est pas bruyant, mais ça reste un diesel. Rien à voir avec la sonorité d'un V6 Alfa du temps jadis qui faisait monter l'adrénaline et accélérer les battements cardiaques. De toute façon, on entre dans l'ère électrique où il n'y aura plus de son du tout et l'affaire sera réglée.
Justement, John Lennon chante « Imagine » et je m'imagine à la place de Starter, l'essayeur auto de Spirou vêtu d'une combinaison de mécano, qui racontait ses aventures au volant de R8 Gordini, Matra Jet ou encore Ford Mustang. Il avait de quoi en raconter et critiquer sur les boîtes pas synchro, les freins à tambours, les suspensions à ressorts à lames et les sous-virages et sur-virages. Temps révolus, nous sommes dans le monde des voitures confortables, sûres et puissantes... destinées à ne plus dépasser le 130 chrono. Alors oui, la Renault Laguna 3 Phase 2 est parfaite; mais dérision mise à part, elle n'est pas si mal.
6 moteurs, 6 niveaux de finition
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| Un tableau de bord bien lisible |
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Bien entendu, la nouvelle Laguna bénéficie toujours d'une gamme assez complète de motorisations. Pour les adeptes de l'essence, il en reste, il y a un 2 litres de 140 ch et un 2 litres turbo de 170 ch servi par une boîte automatique à 6 rapports. Pour les inconditionnels du mazout devenus très majoritaires, on trouve un 1,5 litre de 110 ch et un 2 litres accouplé à une boîte mécanique à 6 rapports décliné en 130, 150 et 180 ch. Ce dernier peut être servi en option par une boîte automatique à 6 rapports mais sa puissance est ramenée à 175 ch. Quant aux consommations, elles demeurent en rapport avec le style de conduite. Théoriquement avec le 150 ch diesel essayé, elle est annoncée à 5,2 litres de moyenne. Pour y arriver, et c'est possible, bon courage.
La boîte mécanique à 6 rapports exploite convenablement la puissance du moteur avec sur les quatre premiers intermédiaires des vitesses de 60, 90, 130 et 180 km/h à 4.500 tr/mn et inutile d'insister, le régime ne montera jamais plus haut. Les deux rapports suivant sont évidemment faits pour les croisières autoroutières et baisser la consommation et les décibels.
Un comportement routier de haut niveau
Pour atteindre la vitesse maxi de 210 km/h, il faut alors prendre son temps. Désolé, je ne l'ai pas eu, non que ce fut un signe d'impatience, mais d'espace suffisamment dégagé. Et puis, inutile de provoquer trop longtemps la maréchaussée portugaise.
C'est en abordant les routes en serpentins dans les contre-forts montagneux que la Laguna devient amusante. Avec ses roues arrière qui braquent de 1 à 3 degrés dans le sens des roues avant ou en opposition selon la vitesse, elle s'inscrit avec une facilité déconcertante dans les virages. Direction précise, frein à disques efficaces et endurant, ça fait du bien d'en profiter et de se défouler un peu. Sans risque.
La Laguna 3 Phase 2 est proposée en six niveaux de finition privilégiant soit l'aspect économique, soit le domaine technologique ou encore la vocation sportive. Mais toutes disposent au départ de la climatisation automatique et des jantes en alliage de 16 à 18 pouces. Et la roue de secours temporaire est facturée 80 €.
A noter encore, de série ou en option à 490 €, le système de navigation Carminat Tom Tom Live, qui donne en plus de l'itinéraire, la météo et la position de tous les radars en instantané.
J'ai aimé
- Les 4 roues directrices
- Le comportement routier
- L'ambiance intérieure
- Le freinage très efficace
Je n'ai pas aimé
- Pas de restyling de la partie arrière
- Le bruit du moteur au-dessus de 3.000 tr/mn
- La roue de secours galette payante
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