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| Une face avant moderne et originale |
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Madrid – Renault connaît un vrai problème avec le style de ses produits. Non pas que son bureau de style soit stérile, au contraire, sous la direction de Patrick le Quément, il déborde d'imagination, mais les décideurs ou « le » décideur suprême, au moment de valider un projet, hésitent entre trop ou pas assez d'innovations. Et à force de tergiversations, on en arrive à des formes bâtardes qui stigmatisent un vrai manque d'inspiration. Par charité, on évitera de citer les récents loupés de la marque française pour s'attarder sur un nouvelle Mégane bien balancée sans pour autant se montrer géniale, encore que présenter simultanément une berline et un coupé aux carrosseries spécifiques est une riche idée.
Une robe plutôt sage pour la berline et des traits plus musclés pour le coupé prouvent que les designers savent manier avec bonheur les écrans numériques susceptibles de réaliser en 3 heures de temps des films mettant en situation les véhicules dans un univers totalement virtuel avant même la réalisation de la première maquette.
L'ère du tout numérique
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| Des feux volumineux débordant largement sur le hayon |
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Un procédé qui fait gagner beaucoup de temps et beaucoup d'argent puisqu'en trois ans le coût de l'élaboration d'un projet a été divisé par deux. Il permet aussi de travailler dans beaucoup plus de directions, d'offrir plus de solutions et au bout du compte d'obtenir un bon compromis et un résultat satisfaisant pour le service du design, pour les ingénieurs et pour le service commercial. Une avancée considérable pour Patrick le Quément qui peut mieux convaincre sa hiérarchie de suivre ses orientations stylistiques.
Une mission réussie avec la nouvelle Mégane aux lignes équilibrées et qui affiche une certaine personnalité par des projecteurs de forme effilés et la nervure qui cerne le capot pour remonter dans les montants de par-brise, tandis que la face arrière se singularise par de gros feux triangulaires qui mordent largement sur les ailes et sur le hayon dont la vitre décrit à sa base un arc de cercle. Quant au profil, il se veut fluide avec une ligne de toit s'inclinant vers l'arrière et présentant des passages de roue bien remplis par des jantes allant de 15 à 17 pouces selon les versions.
Un habitacle généreux et soigné
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| Un poste de conduite fonctionnel |
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Longue de 4,29 m, la nouvelle Mégane gagne 8 cm par rapport à la série 2 ce qui profite bien entendu à l'espace habitable et au coffre. En effet, la place ne manque pas pour accueillir dans les meilleures conditions 5 passagers.
Le poste de conduite est bien conçu et extrêmement fonctionnel. Toutes les commandes et boutons sont bien disposés pour les manipuler intuitivement et le cadrans du GPS et du système audio positionné en retrait au centre de la planche de bord est facilement lisible et pratique pour le conducteur. La planche de bord bénéficie d’un revêtement au toucher souple et on apprécie la qualité des matériaux et des assemblages qui ont aussi fait l’objet d’un travail soigné, et différentes ambiances sont proposées allant du clair au foncé.
Le tableau de bord reçoit sur sa gauche un compte-tours analogique et en son centre un grand cadran affichant un tachymètre digital pour une lecture instantanée de la vitesse. Ce dernier intègre entre autres les indications du limiteur-régulateur de vitesse et la pression des pneumatiques.
Les sièges confortables offrent un bon maintien latéral du corps et se règlent en hauteur comme le volant qui se règle aussi en profondeur.
Le coffre se montre particulièrement généreux en affichant un volume de 405 dm3, sans la roue de secours qui est une option gratuite. Avec celle-ci et en remplacement du kit gonflable, le volume est de 372 dm3. En abaissant la banquette, l'espace de chargement passe alors à 1.129 dm3.
Une belle panoplie de moteurs de 85 à 180 ch
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| Un coffre profond de 405 dm3 |
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Sous son capot, la Mégane disposera d'une panoplie de 8 moteurs essence et autant en diesel, mais pour l'heure et pour le marché français le catalogue annonce 6 moteurs diesel et 2 moteurs essence. En fait côté diesel, il s'agit d'un 1.461 cm3 décliné en 4 puissances, à savoir un 85 ch, un 90 ch avec filtre à particule, un 105 ch et un 110 ch avec filtre à particules, et d'un 1.870 cm3 de 130 ch avec ou sans filtre à particules. On ne voit d'ailleurs pas bien l'intérêt du filtre à particules puisqu'il n'améliore pas le taux d'émission de CO2. Ils sont accouplés à des boîtes manuelles à 5 rapports pour les deux premiers et à 6 rapports pour les quatre autres. Une boîte automatique sera proposée plus tard sur un 150 ch.
En ce qui concerne les motorisations essence accouplées à des boîtes manuelles à 6 rapports, il s'agit d'un 1.598 cm3 de 110 ch avec une version pouvant aussi fonctionner à l'éthanol. Un 1,6 litre turbo d'origine Nissan développant 130 ch complétera l'offre au printemps 2009, ainsi qu'un 2 litres 16 soupapes de 140 ch accouplé à une boîte de vitesses à variation continue issue de l'alliance avec Nissan.
Un comportement routier de haut niveau
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| Un comportement routier très sûr |
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Comme on le voit, priorité au diesel dans la gamme, ce qui semble logique compte tenu de la mode qui s'est installée notamment en France avec une proportion tournant autour de 90 % dans le segment auquel s'adresse la Mégane. Pour tester celle-ci, on a eu droit à la version 130 ch du diesel turbo à géométrie variable, de quoi mettre en valeur toutes les qualités dynamiques de la voiture. D'abord, premier constat, la Mégane est bien insonorisée, le claquement du moteur comme les bruits aérodynamiques sont à peine audibles, laissant entendre les différents systèmes audio d'excellentes qualité. Ensuite, la mécanique ne manque pas de puissance, avec un couple de 300 Nm, disponible à bas régime dès 1.750 tr/mn, mais hélas elle s'essouffle aux alentours de 4.000 tr/mn comme beaucoup de diesel, ce qui ne l'empêche pas d'afficher des performances de bon niveau avec un 0 à 100 km/h en 9''5 et une vitesse maxi annoncée à 205 km/h, mais surtout une consommation moyenne de 5,1 litres.
Enfin, la tenue de route se révèle sans reproche et aux allures autorisées la Mégane ne causera aucun souci à son conducteur, d'autant qu'un contrôle de trajectoire bien dosé viendra le suppléer au cas où il se laisserait surprendre dans un moment d'inattention. Le confort demeure remarquable et le compromis avec la tenue de route est réussi avec démonstration sur les voies rapides et routes en travaux autour de la Cité du Real de Madrid.
Un équipement très complet
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| Une ligne bien équilibrée |
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Une nouvelle direction assistée électrique, gommant l'effet de viscosité, précise et plus directe que l'ancien modèle (2,8 tours de volant), un freinage puissant et progressif confié à quatre disques, ceux à l'avant étant ventilés, contribuent à un sentiment de bien-être au volant de cette Mégane.
Au niveau de la sécurité passive, la structure de la voiture a encore gagné en rigidité et déformation progressive tout en perdant du poids (8 kg par rapport à la série 2), et on note l'apparition d'un airbag anti-glissement situé dans les assises des places avant limitant le déplacement du bassin.
Parmi les équipements de confort, gages souvent de sécurité, on note le système de carte d’accès et de démarrage mains libres, le frein de parking assisté qui se verrouille automatiquement à la coupure du moteur et se desserre au démarrage du véhicule sur simple pression de la pédale d’accélérateur et la climatisation, automatique bi-zone sur certaines versions. On peut citer encore l'allumage automatique des projecteurs et le déclenchement automatique des essuie-glace masqués derrière la ligne de capot pour des raisons d'esthétique, d'acoustique et d'aérodynamisme.
Restent les prix qui évoluent entre 18.400 € et 25.000 €. Autrement dit, un tarif bien positionné à versions comparables face à ses principales concurrentes en France, VW Golf 6, Peugeot 308 et Citroën C4.
La nouvelle Mégane est fabriquée exclusivement dans l'usine Renault de Palencia en Espagne, d'où sortait déjà la Mégane série 2.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
Un style plutôt réussi
L'espace habitable et son ambiance
Le comportement routier
Le confort général
La qualité de finition
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Les feux arrière débordant trop sur le hayon
Pas de boîte tiptronic
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