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| Une face avant plus originale |
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Bilbao – A l'époque où Renault se vantait d'être un « inventeur d'automobiles », la Twingo apparue en 1993 avait révolutionné l'apparence des petites citadines. Avec son allure de micro monospace, ses optiques de grenouille et ses sièges arrière coulissants, elle avait conquit un énorme public et les éloges n'ont pas manqué à son égard. Peu importait ses mécaniques vieillissantes, elle plaisait par sa bouille et son côté pratique, pas seulement aux jeunes comme on pouvait le penser, mais essentiellement aux quadra et quinquagénaires. Cependant, elle était boudé curieusement sur certains marché comme l'Espagne. Avec l'avènement de la notion de « Renault vendeur d'automobiles », la direction générale (on taira les noms des (ou du) responsables par charité) a préconisé alors une esthétique plus consensuelle pour la génération 2 qui a vu le jour en 2007, après bien des retouches et pas mal de retard. On connaît le résultat et la déception des fans de Twingo. Pour autant, elle a connu un bon succès commercial. Il est vrai qu'elle présentait une gamme moteurs plus moderne, dont enfin du diesel, et les promotions n'ont pas manqué.
Avec la nouvelle identité Renault
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| Les petits feux sur le hayon marquent sa vraie différence à l'arrière |
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En fait la Twingo était devenue une voiture comme une autre, un bon outil, sans plus. Sans passion. Alors pour ranimer la flamme, Renault s'est penché sur son berceau avec le secours de Laurens Van Den Acker, le nouveau directeur du Design en charge de redonner un style aux produits du constructeur français. Sa jeunesse, c'est un coup de fraîcheur assuré et voilà une Twingo 2 série 2 transformée. Enfin, juste la face avant qui retrouve cet esprit espiègle, avec des optiques complètement redessinés chapeautant des antibrouillards ronds et reliés par deux lèvres noires qui soulignent un losange central grossi, annonçant la nouvelle signature Renault. La face arrière a été également retravaillée mais dans une moindre proportion avec des feux qui adoptent une forme plus triangulaire tandis qu'à leur hauteur les feux de recul, au dessin similaire, prennent place sur le hayon dont le galbe est davantage prononcé. De profil, rien ne change si ce n'est l'apparition de nouvelles jantes ou enjoliveurs au nombre de 24, de quoi personnaliser sa Twingo et d'ailleurs pour ce faire il est prévu aussi un kit de pièces extérieures carbone ou encore des stripings de toit.
Un habitacle plus soigné et personnalisable
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| La planche de bord dépouillée ne respire pas la gaîté |
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Finalement, ces retouches esthétiques font passer la longueur de 3,60 à 3,68 m sans que l'habitacle en bénéficie. La Twingo d'origine mesurait 3,43 m. De toute façon, rien ne change à l'intérieur, si ce n'est un nouveau grain de la planche de bord et de nouvelles selleries plus ou moins colorées en harmonie avec certaines des commandes ou les cerclages d'aérateurs. On retrouve donc un tableau de bord central orienté vers le conducteur, à indications numériques bien lisibles. Les petits rangements sont en nombre suffisant et représentent 28 litres. Son espace intérieur fait partie des qualités de la voiture et ses sièges arrière réglables en longueur permettent aux passagers d'être particulièrement à l'aise pour étendre leurs jambes, quand le coffre est utilisé au minimum. Le volume de ce dernier varie alors de 165 à 285 litres. Hélas, cette commodité n'est plus au programme des deux premières finitions comme dans la Twingo d'origine, et pour celles-ci, le coffre est de 251 litres. En repliant les sièges, la capacité de chargement passe à 959 litres, tout en pouvant accueillir une vraie roue de secours en option à 110 €.
Essence ou diesel de 75 à 133 ch
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| Les sièges arrière sont coulissants seulement en haut de gamme |
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Sous le capot de la nouvelle Twingo, on note la même gamme de motorisations, mais qui a été améliorée pour réduire ses émissions de CO2, puisque c'est devenu le sport national de tous les constructeurs à la pêche aux bonus, sans se soucier du NOx tout aussi nocif.
Ainsi, pour les essence, il y a le choix entre un 1,2 litre conjugué en 75 et 100 ch et un 1,6 litre de 133 ch pour la RS. Pour les diesel, il s'agit d'un 1,5 litre décliné en 75 et 85 ch affichant les mêmes valeurs de consommations, 3,4 litres de moyenne théorique, mais des performances différentes par le jeu simple de la cartographie, soit respectivement 13''5 et 11''2 pour l'accélération de 0 à 100 km/h et 170 et 185 km/h en vitesse de pointe annoncée. Autrement dit, le dCi 75 ch n'offre aucun intérêt et d'ailleurs il n'est proposé qu'avec le 2ème degré de finition.
Tous les moteurs sont accouplés à des boîtes manuelles à 5 rapports. Seul le 75 ch essence est associé également à une boîte robotisée.
Un comportement routier toujours très bon
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| Un compte-tours analogique derrière le volant pour la finition Gordini |
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Sur la route, la nouvelle Twingo démontre les mêmes qualités de tenue de route et de confort, ce qui est logique puisqu'elle basée sur la même plate-forme issue de la Clio de 2ème génération avec des schémas de suspension identiques. La direction assistée est précise et le freinage efficace, suffisamment pour une voiture qui n'atteint pas la tonne. Cependant, le diamètre de braquage n'est pas son point fort, et on note l'absence de contrôle électronique de trajectoire, même en option.
On est plutôt bien assis dans la Twingo et elle se conduit facilement avec pas trop d'intrusion de bruit de moteur dans l'habitacle. Sauf quand on tire un peu trop sur le diesel. Dommage qu'il ne bénéficie pas d'un compte-tours, mais de toute façon il est inutile de dépasser, à l'oreille, les 3.000 tr/mn pour obtenir son meilleur rendement. A bas régime son couple de 200 Nm permet à la voiture des reprises très satisfaisantes.
En revanche, le 100 ch offre une plage d'utilisation plus grande et des montées en régime jusqu'à 6.000 tr/mn plus linéaires, donc plus agréables, comme sa sonorité. Le compte-tours, rapporté derrière le volant, est alors fort utile pour une conduite sportive. Hélas, les rapports de boîte sont un peu longs, mais c'est une généralité permettant d'optimiser les tests de consommations.
Des finitions sujettes à controverses
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| Un plumage Gordini, mais le ramage n'y est pas |
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Quant à son équipement, il faut aller jusqu'au 3ème niveau (facturé 12.900 € en 75 ch essence et 15.200 € en 85 ch diesel) pour en avoir un minimum et bénéficier de la climatisation, d'un système audio, du siège conducteur réglable en hauteur et surtout des sièges arrière coulissants qui ont fait partie de l'ADN de la Twingo originelle. En version de base (7.990 € uniquement en 75 ch essence), la Twingo n'offre même pas la direction assistée et encore moins de radio, de vitres électriques et de volant réglable en hauteur. Le 100 ch essence est uniquement consacré à la finition Gordini (14.800 €) qui veut faire passer le vieux sorcier de la mécanique des années sixties pour un peintre en bandes blanches auprès de la jeune génération. Et comble de la félonie, la Twingo Gordini est aussi livrable avec le 85 ch diesel pour 16.700 €, mais les bruits des injecteurs ne délivrent pas la même musique que celle des doubles carburateurs Weber !
Justement, pour la jeune génération qui ne peut plus se passer de sa musique personnelle, de téléphone et de clé USB, toutes les radios sont équipées des connectivités adéquates pouvant même devenir une station d'accueil pour iPhone ou iPod.
J'ai aimé
- Le comportement routier
- Le confort
- Les astuces techno
- La nouvelle face avant
- La consommation
Je n'ai pas aimé
- Le prix
- Le rayon de braquage
- L'habitacle terne
- La modularité à partir du 3ème niveau
- La construction de la gamme
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