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| Un style classique mais sans faute de goût |
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Malaga – Fort d'un certain succès commercial et d'une image qui s'affirme d'année en année, avec dans sa besace un titre de champion du monde des constructeurs tout neuf, acquis de haute lutte sur les circuits en WTCC, grâce entre autres au pilote français Yvan Muller, SEAT voit plus loin et surtout grand en accédant pour la première fois à la catégorie des berlines de plus de 4,60 m où règne en France Peugeot 407, Renault Laguna et Citroën C5.
Cette incursion dans ce segment, le troisième par son importance sur le marché européen, est en général générateur de profits mais surtout il va permettre d'attirer de nouveaux clients et notamment les sociétés, mais aussi les actuels propriétaires d'une SEAT pourront disposer d'un modèle supérieur en restant fidèle à la marque.
Une Audi chez les Ibères
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| Des feux à la mode SEAT |
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On peut retenir aussi que le processus complet du développement de l'Exeo a duré 18 mois, temps nécessaire aussi à l'aménagement supplémentaire des 15.000 m2 sur le site de l'usine de Martorell. Un record réussi tout simplement parce que le bureau d'étude s'est servi du schéma de l'Audi A4 de 7ème génération (la 8ème ayant vu le jour en 2008) et que 70 % des composants de l'Exeo proviennent de celle-ci. D'ailleurs une grande partie de la chaîne de montage est arrivée directement d'Ingolstadt, en Allemagne, transférée dans la zone franche de Barcelone en huit semaines par 1.200 camions. Une opération logistique que l'on pourrait presque qualifier d'inédite.
Vue de l'extérieur, l'Exeo longue de 4,66 m présente une robe assez plaisante, classique, arborant une face avant et arrière au style maison, par sa calandre et ses phares étirés, ses feux horizontaux placés haut sur les ailes et le coffre. Ce dernier d'une contenance généreuse de 460 litres s'ouvre en basculant le logo. Et bravo pour l'accueil d'une vraie roue de secours. Quant au profil, ses volumes rappellent forcément l'Audi A4 puisque l'Exeo en reprend les flancs.
Un équipement très complet et de qualité
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| Un poste de conduite remarquable, signé Audi |
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L'habitacle est suffisamment vaste pour accueillir 5 personnes dans un confort appréciable et une ambiance sportive pour rester dans l'esprit de la marque espagnole, en remarquant une planche de bord fonctionnelle et cossue, en provenance directe de l'Audi A4 Cabriolet dont on ne saurait critiquer la qualité d'assemblage et des matériaux.
Dès la version de base, l'Exeo propose un équipement très complet comme la climatisation bi-zone, les 4 vitres électriques, les rétroviseurs électriques chauffants, les phares antibrouillard, le verrouillage centralisé avec télécommande et une radio CD et MP3. Les sièges avant enveloppants et ergonomiques sont parfaits avec multi-réglages, comme le volant, et six selleries sont au choix dont deux en cuir en gris, beige ou noir.
En option, on trouve un GPS et un système de communication avec de multiples fonctions et connexions, et pour la première fois, un toit à cellules photovoltaïques permettant d'activer le système de ventilation quand le véhicule est à l'arrêt, sans décharger la batterie puisque l'alimentation se fait par énergie solaire.
6 motorisations modernes de 102 à 200 ch
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| De la place pour trois passagers |
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Sous le capot de l'Exeo, le catalogue des motorisations, conforme à la stricte réglementation EU5 en matière d'émissions, est constitué de trois essence et trois diesel qui intègrent pour la première fois la technologie « common rail »ou rampe commune. Autrement dit, SEAT bénéficie enfin des techniques les plus récentes et performantes de la famille VW.
Pour les moteurs essence, il s'agit du 1,6 litre de 102 ch, suivi du 1,8 litre turbo de 150 ch et enfin du 2 litres double turbo à injection directe développant 200 ch. Pour les turbodiesel, le même bloc de 2 litres est décliné en trois puissances, 120 ch, 143 ch et 170 ch. En France, on peut s'attendre à ce que ces derniers représentent 90 % de la demande avec une prédominance pour le moins puissant, crise et restriction obligent.
Toutes les mécaniques sont accouplées à une boîte manuelle à 6 rapports, plutôt bien étagés et bien guidés; le lancement du système Multitronic automatique séquentiel sur le 2 litres essence étant prévu plus tard.
Un tarif low cost
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| Des sièges avant ergonomiques et enveloppants |
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Sur l'autoroute, en direction de Marbella, pas de surprise désagréable et l'Exeo montre des qualités routières indéniables en évoluant sans trop de bruit pour le confort des occupants. Reprenant une suspension multibras sur les deux essieux, les ingénieurs de SEAT lui ont donné des tarages spécifiques pour correspondre à un comportement dynamique très sportif. Pour autant, dans les virages un peu serrés des routes andalouses, le train avant a tendance à se dérober, notamment quand l'Exeo est motorisée par le TSI 200 ch ou le TDI 170 ch, les plus puissants; et curieusement, le contrôle électronique de trajectoire ne combat pas suffisamment ce sous-virage. La direction, dont le degré d'assistance est asservi à la vitesse sur les motorisations hautes, ou en option pour les autres, est appréciable par sa précision, tandis que le freinage, associé à toute une panoplie d'assistances électroniques, demeure efficace en toutes circonstances. A noter encore un système d'antipatinage.
En conclusion, cette Exeo se révèle particulièrement attrayante par sa qualité de fabrication, sa technologie, ses performances et son tarif qui démarre à 20.200 € pour arriver aux alentours de 30.000 €, là où démarre celui de l'Audi A4. Autrement dit une opportunité incroyable pour ceux qui rêvait de rouler Audi. Si ce n'est pour le prestige, autant rouler en Exeo et économiser 10.000 €, ce n'est pas rien.
J'ai aimé
- Le style classique
- La qualité de fabrication
- L'insonorisation
- Les motorisations
- Les prix
Je n'ai pas aimé
- Le sous-virage pas suffisamment maîtrisé
- La suspension ferme
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