Seat étant intégré dans la division
sportive du groupe VW, il est normal que sa nouvelle silhouette soit plus
agressive. Une certaine similitude avec Alfa Romeo n'est pas innocente.
Philippe Lacroix, le 3 juillet 2002
Cliquer pour agrandir
La 3ème génération
de l'Ibiza est une sympathique évolution de la précédente
affichant un caractère sportif plus affirmé. C'était
d'ailleurs le souhait du patron de Seat, Bernd Pischertrieder, devenu depuis
le président du groupe Volkswagen, et Walter De Silva le responsable
du design de la marque hispano-germanique n'a pas manqué son coup de
crayon. Et si dans sa face avant comme dans sa partie arrière, on
retrouve des similitudes avec l'Alfa Roméo 147, c'est tout simplement
parce qu'auparavant De Silva dessinait des voitures pour le constructeur
italien. Et compte tenu de la forte image sportive de ce dernier, lui ressembler
ne peut que tendre vers le but fixé.
Voilà donc une Ibiza bien typée et plutôt attrayante
même si la ceinture de caisse un peu haute n'autorise pas de grandes
vitres. Certes cela donne un air trapu et solide à l'ensemble, mais
l'habitacle ne gagne pas en luminosité.
Cliquer pour agrandir
Plus d'équipement, plus de qualité
Toutefois, l'intérieur se montre de la même veine, bien construit
et fonctionnel. Derrière le volant à trois branches, réglable
en hauteur et profondeur, se trouvent les cadrans de la planche de bord
encastrés dans une structure tubulaire, qui dans sa finition Sport,
peut être de couleur noire ou jaune ! De chaque côté
du tachymètre et du compte-tours, il y a deux petits compteurs
(trop petits) pour la température d'eau et la jauge de carburant,
auxquels on ajoute pour le modèle Sport avec le moteur 130 ch,
deux cadrans concernant la température d'huile et le niveau de
charge de la batterie.
Sur la console centrale, légèrement tournée vers
le conducteur, radio CD et climatisation sont à bonne portée
de main.
Les commandes de vitres électriques, de la fermeture centralisée
et de réglage des rétroviseurs se situent sur la partie
supérieure du panneau de porte.
Dans son équipement de base, l'Ibiza offre encore un porte-gobelet,
un tiroir de rangement sous le siège passager et un pare soleil
au dessus du rétroviseur, des petites attentions qui rendent la
vie à bord plus conviviale, d'autant que la qualité de finition
est en net progrès.
Cliquer pour agrandir
6 moteurs au choix
Sous son capot, l'Ibiza donne le choix entre 6 moteurs, 3 essence et 3 diesel,
tous puisés bien sûr dans la banque VW, avec forcément
pour débuter la gamme essence le nouveau 3 cylindres 12 soupapes
1198 cm3 développant 64 ch. Il possède l'avantage d'une faible
consommation (5,9 litres au 100) et de polluer très peu ; mais il
est bruyant et manque de souplesse. Pour quelques dizaines d'euros en plus,
le 4 cylindres 16 soupapes de 1390 cm3 se montre plus intéressant
et polyvalent. Certes, il consomme un ½ litre en plus en moyenne,
mais avec 175 km/h, sa vitesse de pointe gagne 10 km/h et surtout du confort
sur le plan acoustique. Ce même moteur dispose de 100 ch grâce
à un arbre à cames différent et des soupapes plus grandes.
La vitesse de pointe dépasse alors 190 km/h.
Côté diesel, la gamme démarre avec un 1896 cm3 SDi atmosphérique
fiable et économique. Pas très nerveux, il atteint 163 km/h
et ne consomme que 4,7 litres au 100. Avec la même cylindrée,
le Tdi adopte le système à injection combiné avec un
turbocompresseur à géométrie variable et un intercooler.
La vitesse ressort à 190 km/h pour une consommation de 4,9 litres
au 100. Réalisant le 0 à 100 km/h en 10"8, il est plus
nerveux que le 100 ch essence pour 4 dixièmes.
Cliquer pour agrandir
Un diesel de feu
Enfin, l'Ibiza dispose du 130 ch déjà en service sur Golf
et Leon, grâce à une alimentation remaniée du Tdi
pour fournir une plus grande pression au turbo et un débit de carburant
plus important. Pour tirer le meilleur parti de cette mécanique,
la boîte de vitesse est à 6 rapports. La vitesse maximale
s'affiche à 206 km/h avec un 0 à 100 km/h en 9"4. Aux
allures autorisées, la consommation moyenne ne dépasse pas
5 litres au 100.
Ainsi, Seat s'est tourné vers le diesel pour offrir à son
Ibiza la touche sportive, une démarche originale mais rationnelle
qui fait entrer en ligne de compte le paramètre économique.
Il est certain que la clientèle pour un 130 ch diesel est plus
large que celle d'un 130 ch essence et la revente sera toujours plus facile.
Sur la route, cette version se révèle extrêmement
vivante et offre beaucoup de satisfaction à son propriétaire.
Du tonus, des reprises à bas régime mettant en valeur les
qualités du châssis (identique à celui de la Skoda
Fabia et VW Polo) et des suspensions, et la précision de la direction
électro-hydraulique à intensité variable.
Le freinage ABS avec assistance au freinage d'urgence est de série,
comme l'antipatinage et le contrôle dynamique de trajectoire (en
option sur le reste de la gamme). Autrement dit, l'électronique
veille à corriger l'ardeur des conducteurs un peu trop nerveux.
Unique dans sa catégorie, l'Ibiza TDi 130 ne va pas manquer d'attirer
l'attention d'autant que son prix de 17.720 € en 3 portes n'a rien
d'excessif.
Quant à la fourchette des prix de la Seat Ibiza, proposée
en 3 finitions, elle s'étale de 10.530 € pour la Stella 3
portes à 18.180 € pour la Tdi 130 Sport 5 portes.