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| La face avant reste très… Classique |
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Milan – La berline transformable en utilitaire, dite voiture « combinée », n’est pas une nouveauté chez Skoda. Dans les années 20, elle proposait déjà des carrosseries interchangeables sur une même plateforme qui permettaient de passer de la berline à l’utilitaire. La toute première Superb, dans les années 30, était vendue en tant que berline de luxe ou comme utilitaire léger. La tradition a perduré avec l’Octavia Combi entre 1961 et 1971 et continue encore aujourd’hui avec la nouvelle Superb. Avec ses 4,84 m de long, elle ne fait pas partie des plus faciles à garer et se situe au-dessus des Laguna Estate, 407 SW, C5 Tourer ou Mondéo SW. En revanche, sa largeur de 1,82 m rattrape bien le coup et la capacité du coffre montre que Skoda n’a pas gâché la place allouée : les 633 litres avec banquettes en place et 1.865 litres avec banquettes rabattues placent la Superb Combi devant toutes ses concurrentes, exception faite de la Mercedes Classe E dont les dimensions extérieures sont aussi beaucoup plus importantes. Le coffre est d’ailleurs tellement grand qu’il a bénéficié d’une attention toute particulière au niveau de son éclairage. Celui-ci illumine aussi bien l’intérieur que l’extérieur du véhicule et une lampe amovible située dans le coffre est à disposition. Elle est même aimantée pour pouvoir se placer sur la carrosserie ! On notera aussi qu’il existe une option d’ouverture/fermeture électronique du hayon arrière pour les partisans du moindre effort (qui ne devront jamais fermer le hayon « à la main » sous peine d’endommager le mécanisme).
Un intérieur lumineux
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| L’intérieur clair est agréable |
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D’un point de vue esthétique, la Superb Combi fait tout pour masquer le côté rébarbatif de l’utilitaire. La ligne arrière s’arrondit de la même façon que le pare-brise pour conférer au break « des allures de coupé » (sic !). Les vitres latérales suivent harmonieusement la découpe de la carrosserie et sont rehaussées de baguettes chromées assorties aux barres de toit de série. Le dessin de la face avant est aussi euphorique et inattendu que celui des cousines allemandes, Audi en tête. Berline de luxe n’est effectivement pas synonyme de bouleversement et les codes stylistiques de Skoda sont respectés à la lettre sur la Combi. On aime ou pas.
La vraie bonne surprise vient de l’intérieur où le cuir beige (en option malheureusement) illumine littéralement l’habitacle. Cette fois pas de monotonie et de sobriété, le noir est réservé à la partie supérieure du tableau de bord, au-dessus d’une baguette en faux bois. La console centrale accueille le grand écran du GPS qui se lit facilement, à défaut de toujours donner des indications cohérentes et précises. Un petit écran logé entre les deux compteurs du tableau de bord rappelle, avec une simple flèche, la prochaine direction à prendre ainsi que la distance restante. Cette duplication du GPS est un gadget tout à fait utile qui évite de tourner la tête en permanence.
La climatisation est individuelle pour les passagers avant et un système de ventilation indépendant est prévu à l’arrière. Parmi les autres équipements de série, on retrouve l’ESP, sept airbags, l’aide au démarrage en côte et le régulateur de vitesse. Les phares bi-xénon directionnels, les radars de stationnement, les sièges chauffants (avant et arrière) et, étonnamment, le GPS tactile ne sont disponibles que dans les versions Praha, le plus haut niveau de finition.
Un V6 jouissif
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| La ligne générale est fluide |
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La Superb Combi propose les mêmes motorisations que la berline : trois essence de 125 ch, 160 ch (boîte mécanique ou DSG) et un V6 3,6 L de 260 ch (avec DSG et quatre roues motrices) ; deux diesel 2,0 L TDI de 140 ch (injecteurs pompe) et 170 ch (injection directe) disponibles avec une boîte mécanique ou DSG. Ces derniers, avec une consommation théorique tournant autour de 6 litres aux 100 km, sont parfaitement adaptés pour tirer la tonne et demie de la voiture. Le summum est pourtant atteint avec le V6 essence. Bien que plus lourd (1,7 tonne) et plus gourmand (10 litres aux 100 alors que les autres tournent entre 7 et 8), la souplesse et le confort de conduite qu’il procure sont autant d’argument en sa faveur, au détriment de la nature qui encaissera 235 grammes de CO2 au kilomètre. Ce sera donc le seul moteur soumis à un malus écologique de 1.600 € tandis que les autres seront frappés par des malus de 200 ou 750 €.
De son côté, la boîte DSG ne faillit pas à sa réputation et Skoda peut une nouvelle fois remercier Volkswagen de faire partie de son cousinage. Les passages de vitesses pourraient difficilement être plus discrets. La Superb Combi reste de toute façon une voiture très silencieuse dans son ensemble, pour le plus grand plaisir des occupants. La Superb répond toujours présente sur les reprises et les boîtes sont bien étagées pour accorder plaisir et confort. On remarquera toutefois un cran désagréable lors des changements de rapports avec la transmission manuelle qui enlève la fluidité des passages de vitesses.
Un rapport qualité/prix excellent
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| Jusqu’à 1.865 litres de coffre |
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Le comportement routier de la Superb Combi ne surprendra pas ceux qui connaissent la berline. Il faut dire que les deux voitures sont au final sensiblement identiques mais il n’y avait aucune raison pour que Skoda change une formule aussi efficace. Les radars de stationnement font largement oublier la taille du véhicule et le système Park Assist d’aide au stationnement ne nécessite que 40 cm de chaque côté de la Superb pour effectuer la manœuvre. Le châssis contribue à faire oublier qu’on est au volant d’un break puisqu’il se montre aussi à l’aise sur autoroute qu’en ville ou en montagne.
Les différents niveaux de finition, au nombre de quatre, semblent un peu nombreux, d’autant que les véritables options (sièges électriques, radars, etc.) ne sont présentes que sur le dernier échelon. Il est donc probable (et compréhensible) que les acheteurs de Superb Combi payent les 3.000 € qui séparent la finition Ambiente de la Praha. Mais même avec ce supplément, il ne faudra compter que 32.000 à 33.000 € pour une essence T-FSI, 38.000 € pour le V6 et 34.000 à 37.000 € pour un diesel. Sachant cela, il ne reste que peu d’autres arguments pour convaincre les plus sceptiques que Skoda offre ici le meilleur rapport qualité/prix sur ce marché.
J'ai aimé
- la qualité de finition
- la sellerie en cuir beige qui illumine l’habitacle
- les prix
- le petit écran GPS au tableau de bord
- l’efficacité des motorisation (notamment le V6)
Je n'ai pas aimé
- un seul niveau de finition intéressant
- la face avant morne
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