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| 4,22 m pour 5 places et une bonne habitabilité |
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Morzine – Il est amusant de noter que certaines entités malfaisantes des cultures populaires ont tendance à perdre leur côté effrayant pour trouver un statut de gentilles bestioles. Le monstre du Loch Ness, par exemple, est devenu Nessie, avec la touche féminine qui va bien pour attirer l’indulgence du public. Le Yéti a suivi le même chemin et, malgré l’intervention de Tintin, s’est reconverti en personnage de spot publicitaire avant d’être engagé par Skoda pour prêter son nom au nouveau crossover de la marque.La comparaison entre la voiture et le « monstre » reste toutefois difficile à établir. Le Skoda Yeti reprend les traits caractéristiques extérieurs de la marque germano-tchèque. La face avant ne va pas sans rappeler le Roomster avec lequel elle ne partage pourtant que peu de choses. Ses dimensions n’en font pas une géante : 4,22 m, ce qui lui assure la meilleure place dans sa catégorie devant le Toyota Rav4 ou le Hyundai Tucson. Sa largeur de 1,79 m la place juste derrière le Nissan Qashqai.
Deux essence et trois diesel
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| De 410 à 1760 litres de coffre |
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Sous le capot, Skoda propose un choix assez large de motorisations avec deux moteurs essence et trois diesel, tous en quatre cylindres. Issus du développement Volkswagen, on retrouve un TSI 1,2 litre de 105 ch, le seul à pouvoir être couplé à la boite DSG 7 vitesses; un TSI 1,8 litre de 160 ch; des TDI 2 litres de 110, 140 ou 170 ch. Tous les modèles sont équipés d’une boite manuelle à six rapports. Ils sont tous dotés de quatre roues motrices de série, hormis le 105 ch essence et le 110 ch diesel qui acceptent une transmission 2x4 ou 4x4. Le choix de base est large, d’autant que la boite DSG fera son apparition sur le TDI 140 en 2.010. Les ventes devraient se faire principalement sur les motorisations diesel dont aucun n’a de malus écologique. Seul le 160 ch essence est puni de 750 €.
Habitable et bien fini
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| La console centrale est bien agencée |
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L’intérieur ne souffre presque d’aucun reproche. Bien que manquant de fantaisie et de couleurs, il est bien fini et les différents éléments de la console centrale sont accessibles et facilement utilisables quand on conduit. Un rangement pour les lunettes au-dessus du rétroviseur central et un autre peu profond au sommet de la planche de bord rattrapent tant bien que mal la petitesse de la boite à gants. Le conducteur et les passagers sont tous bien logés. L’habitacle est spacieux, les sièges confortables. Trois adultes peuvent s’asseoir à l’arrière et le dossier de la place central se rabat pour servir d’accoudoir et de porte-gobelets. Les sièges arrière bénéficient de la même modularité que le Roomster avec le système Varioflex. Ils sont rabattables et amovibles indépendamment les uns des autres. Ils se mettent en portefeuille mais ne peuvent toutefois pas être rangés dans le plancher. Le volume du coffre, déjà assez important à la base avec 410 litres (419 pour le Rav4, 432 pour le 3008 et 410 pour le Qashqai), peut augmenter jusqu’à 1.760 litres avec les sièges rabattus.
Un « vrai » crossover
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| Le châssis est excellente sur les routes de montagne |
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L’aération est relativement bien pensée avec une ventilation indépendante à l’arrière, ce qui rend la climatisation efficace. L’ensemble des boutons au tableau de bord et derrière le volant sont faciles d’accès. L’écran du GPS est grand et on apprécie la reprise des informations en temps réel sur un autre écran, entre les compteurs. Celui-ci n’affiche pas de carte mais indique la prochaine direction à suivre avec un dessin et la distance restante à parcourir. Les compteurs ronds au cerclage chromé sont grands et se lisent très facilement.
Au volant, le confort prédomine. Le moteur diesel est silencieux et sait se montrer agressif ou onctueux selon la conduite. Skoda a voulu faire de sa Yeti un « vrai » crossover et on a effectivement du mal à ranger la bête dans une catégorie en particulier. Si la forme rappelle le SUV ou la compacte, si l’habitabilité fait penser à une familiale, les quatre roues motrices et la puissance des moteurs ne permettent pas de rendre un jugement définitif. Le Yeti se montre à l’aise sur tous types de terrains, aussi bien en ville que sur les routes de montagnes. Les lacets ne lui font pas peur, il engloutit les virages serrés avec agilité et sans roulis. La direction très souple va de pair avec la boite de vitesses un peu ferme mais toujours agréable à manier. Bien que puissant, le freinage en revanche est parfois difficile à doser.
Un vrai 4x4 pour grimper
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| La Yeti reste stable, même quand elle est mise en difficulté |
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Le Yeti atteint sans problème les 200 km/h sur le 6ème rapport de la boîte manuelle mais il ne faudra pas attendre de relance avant d’avoir rétrogradé au minimum en 4ème. La 2ème en revanche est trop courte et on se retrouvera souvent en ville à passer la 3ème en cherchant le rapport adéquat. Cet étagement s’explique peut-être en partie par l’orientation tous-terrains du Yeti. Contrairement à ce qu’on pourrait croire de prime abord, ses compétences en la matière ne sont pas à négliger. Rouler sur des chemins inclinés boueux, faire des croisements de pont, grimper ou descendre de fortes déclivités ne lui font pas peur. La stabilité et la souplesse du véhicule sont étonnantes et les sensations sont très bien rendues par le volant et les suspensions. Un assistant de descente peut être actionné via un simple bouton « off-road » sur la console centrale. Dans une forte descente, cette fonction maintient la vitesse constante en gérant le frein et l’accélérateur sans intervention du conducteur ! Le retour sur le plat se fait ensuite sans heurt.
De 18.890 à 31.900 €
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| Un crossover bien polyvalent |
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Du côté de l’électronique, le système d’éclairage auto-adaptatif AFS gère la géométrie et l’orientation des faisceaux des phares bi-xénon selon la vitesse et les conditions météorologiques. Le « Park Assist » est aussi disponible pour permettre de trouver facilement une place de stationnement et s’y garer si la place fait 80 cm de plus que la longueur du Yeti.
Il existe trois niveaux de finition. Le niveau basique Active n’offre que peu de choses et on aura tendance à aller voir au moins du côté de l’Ambition qui offre, pour 1.710 € supplémentaires, la climatisation bi-zone, le radar de stationnement arrière, le lecteur radio 6 CD et le régulateur de vitesse. Avec encore 2.600 € de plus, la finition Experience donne droit à l’aide au démarrage en côte, au détecteur de pluie, aux jantes alliage 17 pouces, à la sellerie cuir noire ou beige, du toit panoramique (intuitif dans son utilisation) et des sièges avant chauffant.
Les prix vont de 18.890 € (TSI de105 ch en 2 roues motrices et finition Active) à 31.900 € (TDI de 170 ch 4x4, finition Experience).
En conclusion, le Yeti n’a du monstre que le nom. Le crossover est réussi, prenant les meilleurs gènes de chaque catégorie pour en faire une voiture polyvalente, habitable et agréable à conduire sur tous les types de tracé.
J'ai aimé
- les capacités en 4x4
- la souplesse de la direction
- le confort intérieur
- les performances des moteurs diesel
Je n'ai pas aimé
- l’étagement de la boite
- l’intérieur sans fantaisie
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