 |
|
| Une grosse entrée d'air sur le capot pas très esthétique |
|
|
Paris – Après les « diesélisations » des Legacy et Outback commercialisés au printemps dernier et du Forester lancé fin octobre, la nouvelle Impreza habillée en hayon se met à boire aussi du mazout. Décadence oblige pour plaire au peuple et survivre. Elle n'en demeure pas moins attrayante par rapport à la concurrence, mais la bête de course, reine des rallyes, rentre dans le rang. Pour autant, l'Impreza conserve son équilibre légendaire grâce toujours à une motorisation qui reprend une technologie « boxer ».
En fait, si Subaru est arrivé si tardivement sur le marché du diesel, c'est que le Japonais ne compte que sur sa propre technique pour construire des voitures de A à Z. Autrement dit, pas de partenariat avec d'autres constructeurs pour simplifier et activer les choses et les ingénieurs sont partis d'une feuille blanche pour donner vie à un moteur diesel avec 4 cylindres opposés à plat. Une solution unique afin de rester dans l'esprit maison et offrir une symétrie parfaite des organes mécaniques, dont la transmission intégrale, par rapport à l'axe longitudinal de la voiture et donc une répartition égale du poids du côté droit comme du côté gauche.
150 ch bien dressés
 |
|
| Une robe sage, mais l'Impreza est une intégrale |
|
|
Sous son capot, l'Impreza accueille désormais un 2 litres Boxer 16 soupapes à deux arbres à came en tête, avec turbo à géométrie variable et injection directe à rampe commune, délivrant 150 ch pour un couple maxi de 35,7 mkg, bien évidemment le même apparu dans les autres modèles de la marque. Il est accouplé à une boîte mécanique à 6 rapports et l'alternative d'une boîte automatique « maison » est programmée pour plus tard, les ingénieurs ne pouvant pas tout faire en même temps.
Les performances annoncées sont prometteuses, 205 km/h difficile à vérifier sur les autoroutes réglementées de la région parisienne, mais le 0 à 100 km/h en 8''6 est bien réel. Cependant, les trois derniers rapports, surmultipliés et donc très longs ne favorisent pas les reprises à bas régime mais en revanche la consommation moyenne y trouve son compte avec un chiffre de 5,8 litres/100 km comme le taux d’émissions de CO2 à 152 g/km qui dispense l'Impreza de l’écotaxe. Son filtre à particules de type fermé concourt également au respect de l’environnement. A noter qu'avec son réservoir de 64 litres, l'autonomie de l'Impreza dépasse les 1.000 km.
Un équilibre parfait
 |
|
| Noir c'est noir et c'est sport à l'image de l'Impreza |
|
|
L'excellente répartition des masses, en abaissant notamment le centre de gravité, offre à l'Impreza diesel un très bon comportement routier, totalement neutre avec ses quatre roues motrices et une répartition 50/50 entre l'avant et l'arrière. L'anti-patinage et le contrôle électronique de trajectoire (déconnectable) sont également présents pour parer à toute situation périlleuse. Le confort demeure de bonne facture, le diesel se faisant peu entendre dans l'habitacle et encore moins ses vibrations, un autre avantage de son architecture boxer.
L’ensemble de la suspension, MacPherson à l'avant et double triangle à l'arrière, a été spécifiquement adapté aux caractéristiques du moteur boxer diesel.
La direction à assistance électrique est directe et bien adaptée aux roues de 17 pouces et le freinage confié à 4 disques se montre irréprochable. Il est accompagné des aides au freinage d’urgence et du démarrage en côte.
Trois versions, trois esprit différents
 |
|
| Un arrière trapu et rassurant |
|
|
Dans l'habitacle, rien de changé par rapport à la version essence, sinon qu'il est toujours aussi austère et fonctionnel et que la zone rouge du compte tours apparaît à 4.700 tr/mn. Le volant en cuir comme le pommeau de vitesse et les sièges avant bien enveloppants sont appréciables. Les passagers arrière ont de la place, sauf celui du milieu quelque peu sacrifié, et le coffre, à commande électromagnétique, n'est pas exagérément grand avec sa capacité de 301 litres tout en recevant juste un kit crevaison. En rabattant les sièges arrière 1/3-2/3, il peut toutefois donner 1.216 litres. En revanche, vide-poches et rangements ne manquent pas à l'intérieur de la voiture.
Trois versions sont au catalogue et celle de base, la 2.0D, possède déjà un équipement qui comprend le régulateur de vitesse, les airbags latéraux et rideaux, un système audio de qualité, la climatisation entièrement automatique et des jantes alliage de 16 pouces.
La 2.0D Sport est pourvue d’accessoires aérodynamiques, de phares xénon, de lave-phares escamotables, de phares antibrouillard, d'un système audio à changeur 6 CD, de sièges sport, de jantes alliage 17 pouces et d'un accès et démarrage sans clef. Son prix est de 29.900 €.
La 2.0D Sport Club ajoute la sellerie cuir, le siège conducteur à réglages électriques (8 directions), le toit ouvrant électrique basculant, un système de navigation GPS et des vitres arrière sur-teintées pour une facture de 34.300 €.
| J'ai aimé |
 |
Je n'ai pas aimé |
L'équilibre de la mécanique
L'efficacité du châssis
Le prix
Les performances
|
Les rapports de boîte trop longs
L'austérité de l'habitacle
Pas de roue de secours
|
|
|