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| Une jupe et une calandre spécifiques, c'est tout |
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Paris – Il était obligatoire pour Subaru d'étendre sa gamme pour survivre, car les constructeurs dit « spécialistes » sont plus sensibles à la conjoncture que les généralistes, souvent à cause d'une tarification plus élevée que la moyenne par le fait d'une technologie plus spécifique. Mais ils doivent aussi penser à faire baisser la moyenne des émissions de CO2 de leurs productions afin d'éviter les pénalités européennes qui risquent alors de les atteindre. C'est pourquoi, Subaru a profité des 15% que Toyota détient de son capital pour lui emprunter son Verso-S, lui coller une calandre frappée de l'ovale étoilé et le commercialiser dans ses concessions. Et voilà la Trezia, le recto du Verso, avec une face avant quasiment semblable et une allure parfaitement identique, comme tout le reste de la voiture. Ainsi, la Trezia, dont le nom se veut un dérivé du mot anglais treasure, trésor en français, ou l'inverse ! Peut-être fera-t-elle la fortune du petit constructeur japonais...
Une seule finition super équipée
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| Une barre chromée pour faire la différence avec le Verso-S |
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Quoiqu'il en soit, pour ne pas faire trop d'ombre à son parrain, Subaru ne distribue la Trezia que dans une seule finition haut de gamme, avec un équipement très complet, mettant son tarif bien au dessus du prix de vente de base de la Toyota Verso-S. Avec à l'esprit que le client Subaru reste une personne élitiste qui cherche à se démarquer de ses voisins.
Ainsi, la Trezia offre les jantes en alliage de 16 pouces, les antibrouillard, la peinture métallisée, la climatisation, les rétroviseurs électriques dégivrant, un ordinateur de bord, l'assise du siège conducteur réglable en hauteur, le volant réglable en hauteur et profondeur, un système radio-CD MP3 avec 6 haut parleurs, une prise USB... Et bien entendu, on retrouve le côté pratique de la voiture avec un grand nombre de rangements pratiques, la banquette arrière réglable en inclinaison et rabattable 60/40, d'une simple pression sur un bouton, faisant passer la capacité du coffre de 429 à 1.388 litres, mais sans la roue de secours qui est remplacée pour le marché français par un kit de réparation.
Un vrai côté pratique et fonctionnel
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| Une planche de bord fonctionnelle de Toyota |
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Longue de 3,99 m, comme la Verso-S, la Trezia se distingue extérieurement par une jupe avant différente et une calandre surmontée d'un large jonc chromé, reliant les blocs optiques, qui accueille l'ovale du sigle Subaru. De même ce dernier se retrouve à l'arrière sur une baguette chromée au dessus de la plaque d'immatriculation. De profil, les deux jumelles ne se distinguent même pas par des dessins de jantes différents.
L'habitacle est également rigoureusement identique avec une planche de bord parfaitement agencée, habillée dans sa partie haute d’un matériau moussé. L’instrumentation comprend trois cadrans, dont un gros compteur de vitesse au centre qui abrite un affichage multifonction donnant les consommations moyenne et instantanée et l’autonomie restante.
Sur un empattement de 2,55 m, la Trezia offre un habitacle plutôt spacieux pour sa taille et permet à 5 passagers d'y prendre place aisément. Comme dans tous les monospaces, la hauteur d’assise relevée des sièges avant et arrière favorise la visibilité et l'accès dans la voiture.
Essence 99 ch ou Diesel 90 ch
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| Un coffre facilement modulable de 429 à 1.388 litres |
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Sous le capot de la Trezia, pas de mystère puisque on retrouve les mêmes motorisations que dans le Verso-S pour lequel Toyota avait choisi la simplicité en ne proposant qu'une alternative entre un 1,3 litre essence de 99 ch et un 1,4 litre turbodiesel de 90 ch, tout deux commandés par des boîtes mécaniques à 6 rapports. Toutefois, la version essence ne bénéficie pas de l'option boîte CVT dotée d’un mode séquentiel à 7 rapports proposée sur le Verso-S, alors que le diesel peut recevoir en option (1.000 €) une boîte robotisée à 6 rapports avec palettes au volant, solidaires de celui-ci, ce qui n'est pas toujours pratique.
Les vitesses maximales sont respectivement annoncées pour 170 et 175 km/h avec des consommations moyennes théoriques de 5,5 et 4,3 litres. Grâce à son meilleur couple à bas régime, le diesel se montre un peu plus alerte, mais sa boîte aux rapports bien longs le pénalise au dessus de 120 km/h et le 4ème rapport a bien du mal à lécher les 5.000 tr/mn de la zone rouge. Que dire des rapports 5 et 6 : décourageants.
Une familiale tranquille
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| Une allure sympathique... comme la Toyota Verso-S |
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Sur la route, la Trezia se comporte assez bien et son poids de seulement 1.070 kg (en essence) ou 1.135 kg (en diesel) y est pour quelque chose; mais sa stature provoque un peu de roulis en virage et la direction à assistance électrique n'est pas assez directe. Le freinage est confié à 4 disques tout à fait efficaces. Le passage des vitesses de la boîte mécanique est précis, tandis que la boîte robotisée montre ses limites en rapidité d'exécution et provoque à chaque fois, si on ne lève pas le pied de l'accélérateur, un léger hoquet certes, mais désagréable.
Dans le chapitre satisfaction, la voiture se révèle peu bruyante, à condition toutefois de ne pas trop tirer sur les régimes.
Pour aborder le chapitre sécurité, la Trezia est équipée de série des contrôles de motricité et de stabilité avec assistance directionnelle... et on ne sait jamais de 7 airbags.
Enfin, les options se limitent à la sellerie cuir et à l'extension de la garantie et assistance de 3 à 5 ans.
J'ai aimé
- L'équipement complet
- La modularité
- Les consommations
- Les rangements
- La finition
Je n'ai pas aimé
- Le roulis
- La boîte robotisée
- Le prix
- Le manque de personnalité du style
- Pas de roue de secours
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