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| Le dessin du bouclier avant est légèrement modifié. |
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Barcelone – Apparue en 2007, l’Auris était censée remplacer la Corolla, berline connue du grand public depuis des années. Malheureusement ce changement de nom inexplicable, plutôt que d’offrir un nouveau souffle à la Corolla, l’a faite repartir presque de zéro. L’image de la Corolla, dernière Toyota officielle en WRC, s’était perdue et les ventes de l’Auris s’en sont ressenties. Ses qualités routières et son habitabilité étaient pourtant bien des atouts indiscutables mais le manque d’originalité de ses lignes, tare dont souffrait déjà la Corolla, l’a reléguée au rang des voitures sans caractère et passe-partout, c’est-à-dire sans image. Après trois années d’exploitation et de retours d’informations, Toyota assure donc avoir revu sa copie et sort aujourd’hui un millésime 2010 correspondant mieux aux attentes des clients de la marque, notamment au niveau des finitions dans l’habitacle.
Un dessin quasi-identique
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| Les jantes en acier de 16’’ sont de série sur les finitions Dynamic et Executive. |
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De l’extérieur, la différence avec l’ancienne Auris n’est pas flagrante, pour ne pas dire invisible. En y regardant de plus près toutefois, on remarque qu’elle a gagné 25 mm de par le nouveau dessin des boucliers avant et arrière qui augmentent les porte-à-faux respectifs de 15 et 10 mm. Elle mesure donc maintenant 4,245 m pour un empattement inchangé de 2,6 m. Le bouclier avant profite de quelques retouches légères avec une entrée d’air plus large dans le pare-choc et le capot présente des plis de carrosserie plus marqués. Les optiques avant passent du trapèze à une forme plus effilée tirant sur le losange agressivement planté sur le pare-choc. A l’arrière, les optiques passent du monochrome rouge à un thème bicolore y associant du blanc tandis qu’une baguette chromée horizontale se remarque désormais au-dessus de la plaque minéralogique. Les angles du bouclier arrière lui donnent un profil « en catamaran » qui, quelles que soient son utilité et sa signification, ne saurait offrir à l’Auris des qualités navales supérieures à celles du Ferry Boat.
Le dessin de cette nouvelle Auris n’a donc rien de révolutionnaire, dans l’absolu ou par rapport à la précédente version, ce qui peut laisser perplexe quant à la volonté de Toyota de lui donner une image plus forte.
Un poste de conduite amélioré
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| Les informations du tableau de bord sont lisibles, les commandes sont très accessibles. |
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A l’intérieur non plus, il ne faut pas s’attendre au grand chambardement. Ce n’est pour autant pas un mal puisque l’Auris 2007 était déjà très satisfaisante sur ce point. Des améliorations de détails sensibles ont été apportées, notamment pour le choix des matériaux. Le dessus du tableau de bord, sur toute sa largeur, présente un revêtement souple agréable au toucher. Le boîtier de console centrale est rehaussé de 50 mm pour servir d’accoudoir, plaçant le bras du conducteur directement dans l’axe du levier de vitesses, celui-ci étant toujours avantageusement placé en hauteur sur le panneau central, sans toutefois gêner l’accès aux commandes. Les accoudoirs de portières sont bien dessinés et moelleux pour accueillir l’avant-bras au repos. Le tableau de bord orange, blanc, noir est lumineux, les informations se lisent sans difficultés tandis que le nouveau volant gainé de cuir a gagné une base droite commode et esthétiquement réussie. Le frein à main a lui aussi subi une modification pour rendre le bouton de débrayage plus pratique. Le panneau central conserve son détourage gris métal qui illumine un peu l’habitacle.
Un habitacle confortable
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| Le coffre a une capacité de 350 à 777 litres. |
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Les sièges, à l’instar du reste, son confortables avec des renforts latéraux pour les côtes qui rappellent un baquet mais qui peuvent gêner le mouvement du coude lorsqu’on ramène le levier de vitesses vers soi. Côté sellerie, cinq nouvelles finitions sont disponibles selon les versions : deux tissées, deux tressées façon tatami et une option cuir noir.
L’habitabilité à l’arrière conserve son même niveau de qualité avec de la place aussi bien pour les jambes que pour la tête.
Les espaces de rangement, sans être nombreux, apportent l’aspect pratique indispensable pour ce type de véhicule : casier pour les lunettes près du plafonnier, boite à gants en deux parties, portes-gobelets côté passager et toujours l’évidement sous le levier de vitesses. Côté accessoires utilisés tous les jours, on regrettera en revanche les bouches d’aération pas suffisamment orientables et peu pratiques dans leur maniement.
La capacité du coffre n’ a guère évolué par rapport à la précédente version de l’Auris. Elle est de 350 litres et peut être augmentée jusqu’à 777 litres quand les sièges arrière sont rabattus.
Un diesel 2,2 L efficace
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| La tenue de route et le freinage font de l’Auris une voiture sûre. |
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Question motorisations, Toyota offre une nouvelle fois un choix très vaste avec deux essence (1,33 L de 100 ch ; 1,6 L de 132 ch) et trois diesel (1,4 L de 90 ch ; 2,0 L de 126 ch ; 2,2 L de 177 ch). Parmi eux, aucun n’est soumis au malus écologique et le diesel 90 D-4D gagnera même un bonus de 100 €. Les essence seront tous deux équipés de la technologie Dual VVT-i et de son évolution Valvematic qui joue sur le contrôle de levée et de durée d’ouverture des soupapes d’admission. La consommation annoncée sur trajet mixte devrait tourner entre 5,8 et 6,6 L aux 100 km.
Le diesel 1,4 L de 90 ch est la seule motorisation à proposer une alternative à la boite mécanique à six rapports avec une boite MultiMode en option. Cette boite robotisée permet de basculer entre un mode économique, un mode sport qui retarde la montée des rapports et un mode manuel séquentiel qui permet le passage des vitesses en actionnant les palettes au volant.
Le diesel 2,2 L reste toutefois le plus efficace de la série et donne ses meilleures performances à l’Auris. Il atteint les 100 km/h en 8''1 et monte ensuite jusqu’à 210 km/h. Il est à la fois souple et mordant sur ses reprises, sans pour autant être bruyant. Officiellement, il consomme moins de 6 L de gazole aux 100 km.
Comportement routier exemplaire
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| Les moteurs sont assez silencieux dans l’ensemble, même les diesel. |
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L’Auris 2010 tient bien la route, c’est le moins qu’on puisse dire. Sur les petites nationales sinueuses de Catalogne, elle enchaine les virages serrés avec aisance et la tenue du train avant est surprenante. Même dans les grandes courbes, le roulis est absent, effacé par la suspension efficace et le maintien latéral apporté par les sièges. Les suspensions arrière sont d’ailleurs adaptées aux différentes motorisations avec des doubles triangles pour le 2,2 L diesel, tandis que les autres utilisent d’une suspension à essieu de torsion.
La direction bénéficie d’une assistance électrique asservie facilitant le maniement de la voiture sans se faire sentir par un ramollissement du volant. Il faut tout de même noter que l’Auris fait entre 1,2 et 1,5 tonne à vide selon les motorisations. On appréciera quand même les 2,9 tours de volant de butée à butée pour faciliter les manœuvres.
Le freinage se montre lui aussi à la hauteur grâce aux disques de 273 mm à l’avant (295 pour le diesel 2,2 L) et 270 mm à l’arrière.
Bientôt l’hybride
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| Les motorisations et les finitions offrent un large choix |
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La nouvelle Auris possède quatre niveaux de finition pour élargir encore le choix de l’acheteur. Dès le deuxième niveau (Dynamic), la climatisation automatique bi-zone fait son apparition, ainsi que le régulateur/limiteur de vitesse, les rétroviseurs rabattables électriquement et les lève-vitres électriques avant et arrière. La version trois portes de l’Auris ne sera d’ailleurs proposée qu’avec les finitions Active et Dynamic. Ce choix est d’autant plus étrange que le niveau de finition Sportline vise une clientèle plus jeune qui n’a peut-être pas besoin ni envie des cinq portes. Elle aura en revanche droit aux jantes alliage de 17’’, au becquet arrière et au tableau de bord tout analogique. La finition Executive, enfin, offre l’accès et le démarrage sans clef, les jantes alliage 16’’ et un accoudoir central arrière avec porte-gobelet.
La nouvelle Toyota Auris est commercialisée avec des tarifs allant de 17.600 € à 22.000 € pour l’essence et de 19.500 à 26.000 € pour le diesel.
Il s’agit donc d’une très bonne voiture qui se démarque par son comportement routier et son confort mais qui risque d’avoir du mal à se faire connaitre et reconnaitre, la faute à un manque d’originalité. Mais la version 100 % hybride de 136 ch apportera peut-être cette bouffée d’air dont l’Auris a tellement besoin.
| J'ai aimé |
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Je n'ai pas aimé |
La tenue de route
Les performances du diesel
L'insonorisation
Le confort intérieur
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Un toilettage esthétique bien léger
Pas de boite automatique
Pas de vraie roue de secours
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