Avensis représente le haut
de gamme des berlines Toyota en Europe et il est vrai qu'il lui manquait
une mécanique brillante pour véhiculer une image forte.
Un 2,4 litres de 163 ch associé à une remarquable boîte
automatique comble désormais ce vide. En attendant un turbodiesel
de 180 ch.
Philippe
Lacroix, le 4 novembre 2004
L'Avensis
présente un style très classique
Commercialisée
en 2003, la seconde génération d'Avensis a adopté une
ligne classique, bien équilibrée donnant un sentiment de
robustesse, afin de séduire le plus d'acheteurs possibles dans
un segment où l'évolution prime sur la révolution.
Cette philosophie semble porter ses fruits en France puisque sa part
de marché est passée de 1,1 % en 2002 à 3,4 % en
2004.
Qualité de l'équipement
L'habitacle de l'Avensis 165 VVT-i demeure le même
que celui de la 145 VVT-i, bien construit, avec des matériaux
de qualité, une finition exemplaire et un équipement complet.
Ainsi de série, elle offre, entre autres, la sellerie cuir complète
(volant, sièges et contre-portes), les sièges avant à réglages électriques
et chauffants, le pare-brise à dégivrage électrique
au niveau des balais d'essuie-glace, le régulateur de vitesse,
la climatisation à régulation automatique bi-zone et les
quatre vitres électriques. L'option « Pack Technologie » propose
en plus les phares au Xénon à correction automatique d'assiette,
avec lave-phares et le système de navigation GPS à technologie
DVD avec télécommande et grand écran couleur de
7 pouces escamotable.
De plus avec ses jantes en aluminium de 17 pouces, la voiture ne manque
pas d'allure, mais c'est sous son capot que réside la nouveauté.
Sobre, souple et
silencieux
Extérieurement,
rien ne différencie la
165 de la 145
En effet, Toyota y a installé un moteur de
2,4 litres développant 163 ch à 5.800 tr/min pour un
couple de 23,4 mkg (230 Nm) à 3.800 tr/min seulement, ce qui
permet à l'Avensis 165 VVT-i de passer de 0 à 100 km/h
en 9,3 secondes pour une vitesse de pointe de 220 km/h (sur circuit).
Pour autant, sa consommation ne se révèle pas supérieure à l'Avensis
2 litres de 147 ch, grâce à son système d'essence à injection
directe et sa pression très élevée. Elle se contente
ainsi de 9,5 litres/100 km en cycle mixte.
Si on pouvait craindre logiquement que cette solution génère
un niveau de bruit plus important, il n'en est rien, car au niveau
structurel, c'est un double arbre d'équilibrage qui prend place
dans la partie inférieure du bloc moteur et veille ainsi à absorber
les vibrations parasites et autres productions sonores indésirables.
Une boîte auto
sans lacune
La
boîte auto possède aussi un mode séquentiel
Toutefois, la sobriété de cette motorisation
est aussi à mettre au crédit de la nouvelle boîte
de vitesses automatique à 5 rapports et commande semi-séquentielle.
Compacte, légère, elle s'adapte parfaitement aux conditions
de route avec des passages rapides, sans à-coups. Par rapport à la
boîte automatique à 4 vitesses, le rapport supplémentaire
a permis à la fois de réétager la nouvelle transmission
(rapports rapprochés) et d'adopter un rapport final plus long.
Autre spécificité de la boîte de l'Avensis 165
VVT-i, une logique spéciale qui lui permet de détecter
si la voiture roule en côte ou en descente et donc, d'adapter
son mode opératoire en fonction. Schématiquement, le
système fait en sorte d'éviter tous les changements de
vitesses superflus (montées de rapports comme rétrogradages)
sur les routes sinueuses comportant de nombreux changements d'inclinaison.
Parallèlement au mode entièrement automatique, pour
une conduite plus sportive, le conducteur peut opter pour une commande
semi-séquentielle. En poussant ou en tirant le levier sélecteur,
il choisit un rapport ou une gamme de rapports au sein de laquelle
la transmission évolue automatiquement, sélectionnant
d'elle-même le rapport le plus approprié à chaque
situation.
Une sensation
de sécurité
L'Avensis
montre un comportement routier
très sûr
Le châssis parfaitement rigoureux de l'Avensis
permet d'exploiter au mieux les hautes performances de la voiture. Il
est vrai que la suspension avant recourt à des jambes de force
de type MacPherson, tandis que la suspension arrière indépendante à double
triangulation s'inspire de celle du Coupé Celica, modèle
du genre en matière de tenue de route.
La direction assistée hydrauliquement apporte douceur et précision,
alors que le freinage confié à 4 disques, dont 2 ventilés à l'avant,
accompagné de l'ABS, d'un répartiteur de freinage, d'une
aide au freinage d'urgence, d'un contrôle de stabilité et
de motricité, ne peut guère montrer de lacune.
Incontestablement, Toyota vient de donner des arguments supplémentaires à son
Avensis pour lutter plus sereinement face à la concurrence et
surtout affirmer son image, car dans ce créneau, la demande reste
faible. D'ailleurs, le constructeur japonais pense réaliser seulement
3 % de ses ventes Avensis avec la 165 VVT-i, même si son prix de
27.500 € est compétitif, toujours assorti de 3 ans de garantie
ou 100.000 km.
J'ai
aimé
je
n'ai pas aimé
La
boîte automatique Les
qualités dynamiques La
finition soignée