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| La face avant est plus fluide |
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Lisbonne – Il y a eu la Yaris Verso, mais la nouvelle Yaris s'est passée de son monospace, car dans cette catégorie de taille la clientèle est restée clairsemée. Il y a eu l'Avensis Verso, et la nouvelle Avensis a ignoré sa version monospace à son tour, le temps des grands n'est plus à la mode et souvent même mis à l'index. Il y a eu encore la Corolla Verso, mais là c'est la berline qui a disparu au profit de l'Auris tandis que le monospace compact poursuivait sa route en affichant d'excellents scores parce qu'il correspond à la demande du moment. Alors Auris Verso? Certainement pas, le succès de cette catégorie de véhicule en devenant un segment spécifique mérite de se voir attribuer un nom en propre. Enfin le nouveau Verso est bien proche sur le plan du style du Corolla Verso et il semble logique qu'il conserve une filiation patronymique avec son aîné.
En effet, la ressemblance est frappante, bien que tout soit nouveau, du sol au plafond. Sur une plateforme issue de l'Avensis, le Verso doit sa robe au centre de style européen de Toyota installé à Sophia Antipolis près de Nice, le même qui avait dessiné son prédécesseur. Pas question de créer une rupture stylistique, mais de moderniser la ligne et d'affiner ses traits.
Tout a changé, sauf l'allure générale
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| Une face arrière dynamique |
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Si le logo rond de la marque vient toujours empiéter sur la calandre, constituée désormais par deux barrettes incurvées, celui-ci est moins proéminent et les blocs optiques en losange et moins massifs surmontant un large spoiler abritant les antibrouillards apportent plus d'élégance. De profil, la ligne générale est similaire, mais les nervures des passages de roue et des portes donnent un aspect plus fluide à la voiture et une petite vitre triangulaire fait son apparition dans le prolongement de celle de la porte avant permettant une meilleure visibilité.
A l’arrière, la vitre du hayon occupe maintenant toute la largeur de celui-ci surmonté d'un béquet dont la nervure vient souligner la 3ème vitre latérale en forme de triangle. Les feux s'appuient sur la jupe arrière et viennent en pointe s'inscrire sur le haut des ailes.
Au bout du compte, le Verso a musclé son allure plutôt agréablement et les nouvelles jantes en alliage de 16 ou 17 pouces complètent le tableau.
Une ambiance un peu austère
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| Une planche de bord originale |
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Plus long de 7 cm, (4,44 m), plus large de 2 cm, (1,79 m) mais conservant la même hauteur (1,62 m) le Verso s'offre la possibilité d'améliorer son Cx à 0,29 mais surtout son espace habitable, ce qui est primordial pour un monospace. Et si l'extérieur rappelle son aînée, l'intérieur est carrément différent, à commencer par une planche totalement remaniée avec un bloc de compteurs reculé au centre et au pied du pare-brise et orienté vers le conducteur pour une meilleure vision. Une philosophie déjà employée sur les Yaris. Dommage que l'écran recevant les indications du système audio et de navigation ne soit pas traité de la même manière. Toutefois, l'ergonomie des commandes est bien pensée et le levier de vitesse haut perché sur la console est pratique.
L’ambiance, le choix des coloris et la qualité des matériaux ont bien évolué avec un plastique granité souple au toucher, mais les couleurs sombres demeurent dominantes.
Bien entendu, de nombreux rangements, bacs de portières, tiroirs sous le plancher, porte-gobelets, sont à la disposition des passagers pour ranger leur affaires et caler une boisson. A noter aussi le ''rétroviseur de conversation'' intégré à la console de toit permettant de voir les passagers arrière en discutant (c'est encore permis ça?) ou de surveiller ses enfants.
Un système d'escamotage très aisé
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| Un coffre facilement modulable |
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Avec l'aide d'un empattement également en progrès de 3 cm (2,78 m), le Verso présente donc un espace amélioré et tout le monde en profite, notamment les passagers de la 2ème rangée avec plus de largeur aux coudes et de quoi allonger un peu mieux ses jambes, ainsi que ceux de la 3ème rangée dans la version 7 places. Cependant pour ces derniers, il faut bien admettre qu'il s'agit de places de dépannage pour de petits trajets réservées à des enfants. Quoiqu'il en soit, le système d'escamotage a encore été amélioré et se réalise facilement sans effort.
Chacun des trois sièges indépendants de la 2ème rangée, pourvus de tablettes aviation rabattables, peut coulisser, et une fonction mémoire permet de retrouver instantanément l’inclinaison choisie pour chaque dossier. Tous les sièges peuvent aussi se rabattre individuellement à plat sans démonter les appuis-tête. Finalement le Verso permet jusqu'à 32 configurations différentes de l'espace arrière, et le volume du coffre varie de 484 à 1.026 litres pour le modèle à 5 place et de 155 à 1.009 litres pour le 7 places en passant par 440 litres quand les deux sièges supplémentaires sont escamotés. Mais inutile de chercher la roue de secours!
Des mécaniques modernes
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| Vraiment bien dessiné |
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Pour animer le Verso, Toyota lui a glissé sous le capot ses motorisations habituelles en service notamment dans l'Avensis. Il s'agit en diesel d'un 2 litres de 126 ch associé à une boîte mécanique à 6 rapports et deux 2,2 litres de 150 ch avec boîte automatique à 6 rapports et 177 ch avec boîte manuelle à 6 rapports. La boîte auto peut passer en mode séquentielle et bénéficier d'un mode ''sport'' avec des commandes au volant. Grâce à un verrouillage de la seconde à la sixième vitesse, il exploite alors toute la plage de régime et permet une conduite très dynamique.
En essence on trouve le 1,6 litre de 132 ch accouplé à une boîte manuelle à 6 rapports et le 1,8 litres de 147 ch, proposé seulement sur le 7 places, accouplé au choix, à une nouvelle boîte manuelle six vitesses ou à une boîte séquentielle MultiDrive S à 7 rapports, évolution de la transmission à variation continue. Elle gomme les gémissement de cette dernière pour se comporter en fait comme une boîte automatique classique à 7 rapports et dispose aussi d’un mode manuel qui se commande par le levier ou par les palettes solidaires du volant. Une technologie très efficace et son rendement peut même être optimisé par un bouton ''sport''.
Un comportement très sain
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| Idéal pour rouler en famille |
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Grâce au siège réglable en hauteur et au volant réglable en inclinaison et en profondeur, pas de problème pour trouver sa position et parcourir sereinement les routes vallonnées de la campagne portugaise. De quoi apprécier l'insonorisation assez réussi du Verso, sa direction à assistance électrique variable, mais aussi ses suspensions confortables, laissant apparaître encore un peu de roulis, rappelant que l'on est dans un monospace. La tenue de route n'en souffre pas d'autant que le Verso est pourvu du contrôle électronique de stabilité et d'un contrôle de motricité. L’assistance au démarrage en côte est également de série. Dommage toutefois que les derniers rapports des boîtes mécaniques soient trop longs.
Incontestablement, le Verso est bien pensé et se montre plein de ressources pour séduire avec des attentions qui peuvent faire la différence, comme les lampes intégrées aux rétroviseurs extérieurs éclairant le sol aux abords de la voiture au moment du déverrouillage à distance, très appréciable de nuit comme les discrètes diodes orangées installées sur le plancher accueillant les occupants à l’ouverture des portes.
Le Toyota Verso se décline en 4 finitions et son tarif s'étale de 21.200 € à 31.500 €.
J'ai aimé
- Le look rajeuni
- Le système d'escamotage des sièges
- Le choix des motorisations
- L'aménagement
Je n'ai pas aimé
- L'habitacle un peu austère
- Encore un peu de roulis
- Pas de roue de secours
- Les rapports de boîte trop longs
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