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| Le retour 2 de la Coccinelle |
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Liverpool – Chaque constructeur a son icône, mais certaines sont plus célèbres que d'autres. Et la Coccinelle est universelle, traînant ses roues sur la terre entière. Malgré son grand âge et l'arrêt de sa fabrication, elle continue de rendre service à des millions d'automobilistes sur les cinq continents. En 1998, VW a eu l'idée de la faire renaître, en la replaçant dans le contexte de fin du 20ème siècle en privilégiant le côté nostalgique pour une clientèle qui avait les moyens de voyager dans le passé tout en bénéficiant d'une mécanique moderne. Ainsi, le moteur passait à l'avant, la tenue de route devenait une qualité, mais le coffre à l'arrière apparaissait bien chiche et son prix était inversement proportionnel à sa fonctionnalité. Construite sur les mêmes bases que la Golf, elle était plus chère, la prime à l'originalité en quelque sorte. Autant la Coccinelle était un outil pour tous, autant la New Beetle était un caprice pour une bourgeoisie aisée possédant déjà une ou deux voitures dans le foyer.
Plus grande, plus virile
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| Une allure un peu plus virile |
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Évidemment, cette dernière ne s'est pas vendue comme des petits pains comme sa glorieuse sœur, connaissant cependant un destin honorable. La nouvelle mouture qui arrive pour 2012 a corrigé ces lacunes avec l'ambition de connaître un destin mieux rempli. Et pour cela, VW a choisi de la rendre plus docile en la faisant répondre au nom de son choix. Le plus couramment, elle a simplement perdu le New pour garder le nom de Beetle, une raison majeure pour être présentée à la presse à Liverpool, le berceau des Beatles. En France, on lui a préféré le nom de Coccinelle, estimant que son style se rapproche davantage de la première génération que la deuxième. A chacun son interprétation, car l'évolution de style n'est pas si conséquente. En effet, la Beetle a gardé les mêmes rondeurs, mais désormais longue de 4,28 m (+15 cm), elle a pris un peu de volume. Plus large, mais plus basse aussi, avec un capot moteur qui s'est allongé, un pare-brise plus droit, elle paraît plus dynamique et plus virile également avec un profil ayant perdu de la hauteur de vitrage.
Enfin, les feux arrière ont abandonné leur forme ronde pour venir s'appuyer sur le hayon.
Plus habitable, plus fonctionnelle
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| Une planche de bord aux couleurs rétro |
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Mais l'avantage majeur des nouvelles mensurations de la Beetle se constate dans l'habitacle qui offre plus de places aux passagers et notamment les deux à l'arrière qui ont de quoi étaler un peu mieux leurs jambes. Le tableau de bord de par sa forme et sa couleur laquée rappelle la période de la Coccinelle d'origine, mais tout est bien lisible et les commandes à portée de mains. Pour respecter la tradition, la Beetle dispose, selon les finitions, d'une boîte à gants supplémentaire intégrée à droite dans le cache du tableau de bord avec un couvercle qui s'ouvre vers le haut. Autre rappel historique avec une option de trois petits cadrans placés au dessus du système audio, affichant la température d'huile, la pression de suralimentation et un chronomètre. Le volant, avec un léger méplat à sa base, se règle en hauteur et profondeur, comme les sièges avant, ce qui permet de se donner une bonne position de conduite.
Le coffre y trouve aussi son compte passant de 209 à 310 litres et allant jusqu'à 905 litres en rabattant le dossier de la banquette fractionnable. Mais la roue de secours à encombrement réduit est une option à 69 €.
5 moteurs de 105 à 200 ch
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| Un grand hayon et un coffre de 310 litres minimum |
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La nouvelle Coccinelle arrive avec une gamme de 3 moteurs à essence et 2 moteurs turbodiesels. tous sont des quatre-cylindres suralimentés et à injection directe. Pour les essence, il s'agit d'un 1,2 litre de 105 ch et d'un 1,4 litre de 160 ch associés à une boîte manuelle à 6 rapports, et d'un 2 litres de 200 ch commandé par une boîte à double embrayage à 6 rapports. Côté diesel, on trouve un 1,6 litre de 105 ch accouplé à une boîte mécanique à 5 rapports. Équipée des systèmes start-stop et récupération de l’énergie de freinage, cette dernière affiche une consommation moyenne de 4,3 litres et une émission de CO2 à 112 g/km. Plus tard viendra un 2 litres de 140 ch.
À noter que tous les moteurs peuvent être associés à une boîte à double embrayage à 6 ou 7 vitesses, déterminée en fonction du couple moteur. Ce principe de boîte automatique fait l'unanimité et la faculté de passer en mode manuel rend la conduite sportive plus sécurisante. Mais les palettes de commandes solidaires du volant n'incitent pas à les utiliser en virages.
Un excellent comportement routier
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| 27.930 € pour la Beetle de 200 ch, une bonne affaire |
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Sur la route, la Beetle montre un équilibre tout à fait serein, correspondant bien à un tempérament jeune et sportif, mais la comparaison avec une Porsche que certains ont évoqué est un peu osée, même si sa ligne s'apparente (de loin) à celle-ci. Pour autant son comportement routier se révèle très sain et le doit à un châssis emprunté à la Golf 6. Cependant, son train arrière reprend celui de la Polo, à part pour la 200 ch qui conserve l'essieu à quatre bras. Tous les modèles sont équipés du contrôle de trajectoire électronique, tandis qu'un blocage de différentiel est prévu pour les deux versions essence les plus puissantes.
Au volant de la Beetle animée par le 105 ch essence, on a pu constater une disponibilité du moteur tout à fait étonnante et des performances assez toniques comme le prouve le 0 à 100 km/h réalisé en 10''9, alors que la consommation est annoncée pour 5,9 litres et 137 g/km de CO2. Donc pas de souci de malus. Ce qui n'est pas le cas pour le 200 ch qui en prend pour 750 €, mais en contre-partie il procure un peu plus de bonheur et le 0 à 100 km/h en 7''5 ; et une vitesse limitée à 223 km/h.
Une Coccinelle à son goût
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| Un becquet pour la Beetle Sport de 200 ch |
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Pour réussir la commercialisation de sa nouvelle Coccinelle, VW la décline en trois niveaux de finition seulement mais bien différenciés pour donner satisfaction à une clientèle très large. Ainsi, la finition « Coccinelle » représente l'entrée de gamme qui offre déjà un équipement conséquent avec un système audio, un ordinateur de bord, le volant en cuir comme le pommeau de vitesse et le frein à main, les vitres et rétroviseurs électriques, le verrouillage centralisé avec télécommande, le dossier de sièges arrière repliable, un éclairage de coffre... Ensuite, il y a le choix entre les finitions « Vintage » orienté confort avec pack chrome, climatisation, régulateur de vitesse ou encore jante en alliage de 17 pouces, et « Sport » orienté comme son nom l'indique avec entre autres un spoiler sur le hayon, coque de rétroviseur laquée, pédalier aluminium et siège avant à réglage lombaire. Enfin, pas mal d'options permettent de personnaliser la Beetle comme le toit panoramique coulissant et entrebâillant, un système audio Fender et le système de démarrage sans clé. De quoi se concocter une Coccinelle sympa qui dépasse allègrement les 30.000 €.
J'ai aimé
- Le style très réussi
- Les motorisations
- L'ambiance intérieure
- Le prix de base
- Le comportement routier
Je n'ai pas aimé
- Les palettes de commandes
- Pas de vraie roue de secours
- Le prix des options
- La roue galette en option
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