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| Une calandre toujours très caractéristique |
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Monaco – Face à une concurrence exacerbée, Volvo se devait de réagir et le constructeur nordique l'a fait avec ses moyens et ses qualités propres. Résultat, une gamme de moteurs améliorée, un châssis plus affûté et un design plus affirmé pour l’élégante suédoise.
Pour le moteur, il s'agit d'un tout nouveau 5 cylindres turbo diesel de 2,4 litres, certifié Euro 5, qui gagne en efficacité par rapport aux précédentes versions et apporte une forte puissance sur une plage de régime élargie. Il en résulte une réponse instantanée du moteur à toutes les vitesses avec une excellente linéarité et une grande douceur de fonctionnement en ville comme sur route, grâce à un couple de 420 Nm. Sa réserve de puissance s’avère très utile, notamment lors des dépassements sur voies rapides. En conduite urbaine, sa souplesse ravira les pères de famille.
Les ingénieurs et techniciens Volvo ont réussi à réduire sensiblement la consommation de la S80 D5, celle-ci battant même des records de sobriété pour une voiture de cette catégorie avec 6,2 litres/100 km (164 g/km de CO2 émis en boite mécanique 6 rapports, soit un malus de 200 € au lieu de 750 précédemment, et 178 g/km de CO2 en boîte automatique). En boîte automatique, Volvo a également réussi à diminuer la consommation de plus de 8 %, passant de 7,3 à 6,7 l/100 km.
Châssis : Confort ou Sport ?
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| Des feux arrière très personnels |
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Volvo a mis au point deux réglages de suspension, le châssis Confort, de série, ou les suspensions Sport en option (300 €). Le châssis standard a été légèrement amélioré, offrant un confort un peu plus grand sur les grandes distances.
La version Sport se dote de suspensions plus basses et plus rigides. La carrosserie a été abaissée de 20 mm à l’avant et de 15 mm à l’arrière, ce qui rend la S80 plus stable et lui confère un look plus incisif. Afin de rendre la voiture plus stable en courbes, les barres antiroulis ont également été affermies. Il en résulte une direction plus ferme, plus précise particulièrement en conduite sportive.
Mais même si les intentions de Volvo d’offrir un choix plus large à ses clients semblent louables, la différence entre les deux châssis ne sautera pas aux yeux d’un conducteur non averti.
Design : un look (légèrement) plus affirmé
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| Un tableau de bord fonctionnel et bien présenté |
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Même si côté design, ce n’est pas la grande révolution, rares sont les aspects du véhicule à ne pas avoir été redessinés ou retravaillés. A l’extérieur, de nombreuses retouches font paraître la voiture plus basse, plus longue et plus large. La face avant est désormais plus élancée avec une nouvelle calandre plus marquée. De même, les entrées d’air, le bas des portes et la partie inférieure des feux arrière sont désormais soulignés de motifs brillants.
Coté ambiance intérieure, nous retrouvons le style épuré tout en sobriété et en élégance de la marque suédoise. L’intérieur gagne en confort, le volant et les instruments de bord ont été redessinés. Les sièges revêtus de cuir souple surpiqué sont accompagnés de panneaux de contreportes assortis.
La console centrale ultra-mince, redessinée, est surmontée d’un cadre en métal satiné qui met en valeur un design propre et soigné.
Seul bémol, le GPS dont l’intégration, notamment lorsqu’il est éteint, n’est pas particulièrement réussi. S’ajoute à cela, une certaine difficulté d’utilisation avec la télécommande.
Un très bon rapport qualité/prix
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| Un habitacle vaste et de qualité |
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Pour combler son déficit de notoriété, Volvo a fait des efforts à tous les niveaux et cela se voit. Tous les secteurs du véhicule ont subi des modifications plutôt réussies visant à accroître la compétitivité de la S80 face à ses concurrentes. Les tarifs du milieu de gamme diesel (finition Mementum) s’étendent de 35.700 € pour la 2 litres 136 ch à 43.800 € pour la D5 AWD boite automatique 205 ch.
Le rapport prix/équipement comme les performances en matière de consommation et d’émissions de CO2 font de la S80 nouvelle génération, un véhicule incontournable de sa catégorie. Reste maintenant à savoir si, à l’instar du succès rencontrée en Russie, ces améliorations suffiront à convaincre une clientèle française plutôt habituée aux berlines allemandes.
J'ai aimé
- L’harmonie intérieure
- Les rangements
- L’agrément de conduite (notamment en BA)
Je n'ai pas aimé
- L'intégration du GPSau tableau de bord
- La télécommande du GPS
- Un châssis sport un peu tendre
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